Les Shadoks contre Netflix : L’INA se lance dans la SVoD

L’INA veut lancer en mars 2015 son propre service de SVoD pour dynamiser son incroyable catalogue de documentaires et de fictions. Oubliez Orange is the New Black et découvrez les Shadoks ou Thierry La Fronde.

L’arrivée de Netflix a au moins le mérite de faire bouger les acteurs français de l’audiovisuel. Après une refonte de CanalPlay en septembre, c’est l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) qui se lance dans la SVoD (Subscription video on demand) ou Vidéo à la demande avec abonnement.

Selon ses dirigeants, l’INA proposera une offre comportant plus de 25 000 programmes dont certaines séries encore très populaires et qui ont fait les beaux jours de la télévision française dans les années 60 et 70 comme Thierry la Fronde, Belphegor ou les Shadoks.

L’INA proposera ce nouveau service pour moins de 8 euros par mois et sera disponible via le site Internet en passant par un navigateur web, mais probablement aussi sur ses applications existantes Android et iOS, ainsi que sur certaines box ADSL.

INA.fr appliL’application actuelle de l’INA.fr

L’INA propose uniquement pour l’instant un service de Vidéo à la Demande qui fonctionne très bien avec plus de 350 000 contenus gratuits et d’autres payants.

Avec ce nouveau service, l’INA fait le pari de la nostalgie pour une offre qui sera forcément décalée. Netflix n’a qu’à bien se tenir, les Shadoks sont de retour!

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Après Bouygues et Orange, SFR accueille aussi Netflix

Personne n’en voulait et tout le monde l’aura. Netflix sera disponible dès demain sur la Box TV Google Play de SFR.

Je t’aime moi non plus. C’est en substance l’état de la relation entre Netflix et les fournisseurs d’accès à Internet français. De longs débats houleux auront finalement fait naitre des relations multiples entre le service de vidéos américain et nos FAI. Embrasser la tendance n’est vraisemblablement pas tromper.

Jusqu’à présent, plus de 100.000 comptes ont été activés, permettant aux utilisateurs de découvrir Netflix gratuitement pendant un mois. D’ici quelques jours, combien d’utilisateurs paieront leur abonnement ou abandonneront le service ?

Selon les dernières rumeurs, une solution aurait été trouvée à l’un des conflits relatifs à la rémunération perçue par les fournisseurs d’accès. D’ordinaire aux alentours de 30%, Netflix aurait fait casser la marge à 10%. Mais personne n’ose démentir ou confirmer.

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Un Netflix à la française ? C’est faisable selon le patron d’Orange

On n’aura jamais autant parlé de SVOD que depuis septembre. Avec l’arrivée de Netflix en France, tout le monde est obnubilé par la vidéo à la demande. Même Orange rêve de créer une offre qui lui soit propre.

En début de semaine, Stéphane Richard, le PDG d’Orange annonçait lors de la grande conférence de rentrée que, tout comme chez Bouygues, Netflix serait disponible sur sa box.

Une bonne nouvelle pour les amateurs de vidéos à la demande qui après OCS, Canal Play, Netflix et depuis peu Waiku sont finalement noyés par les services d’abonnement pour regarder films et séries.

Malgré cette concurrence qui s’annonce désormais acharnée au vu du nombre d’acteurs, le PDG d’Orange estime qu’il y a tout de même de la place pour en nouvel acteur… en la personne d’Orange !

Dans une interview accordée à Europe 1, il a confié que c’était tout à fait faisable à court terme, « on a de très bons contenus qu’on peut verser sur une plateforme comme celle-là, il y a des partenaires qui sont disponibles pour le faire aussi et apporter leur contenu. Je pense qu’on peut faire un très joli produit qui sera simplement en concurrence avec Netflix », a déclaré Stéphane Richard.

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Netflix bientôt aussi sur Orange?

Selon les dernières rumeurs, Bouygues Télécom ne serait pas le seul fournisseur d’accès à Internet à proposer Netflix sur sa Box. Orange devrait confirmer l’information lors de sa conférence de presse #ShowHello, ce jeudi matin à Paris.

Personne n’en voulait et tout le monde aura bientôt Netflix. Grand revirement de situation chez les opérateurs de télécom français. Après des mois de négociation à couteaux tirés, ils sembleraient que nos FAI nationaux aient finalement succombé aux charmes du géant américain de la vidéo à la demande.

Bouygues a ouvert la porte en septembre dernier lors du lancement du service en France en annonçant que l’appli serait disponible sur sa nouvelle box fin de cette année. Orange ne ferait donc qu’entrer dans la danse, après le quart d’heure américain. D’autres fournisseurs d’accès à Internet vont-ils suivre la tendance ?

Les prochaines semaines s’annoncent cruciales et riches en révélations.

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Lancement réussi : Netflix dépasse les 100.000 abonnés mais vont-ils rester ?

Le premier mois de Netflix en France se passe plutôt bien. Plus de 100.000 Français ont créé un compte pour découvrir gratuitement pendant 30 jours toute l’offre du géant américain de la SVOD. Le challenge pour Netflix est désormais de garder précieusement ces clients lorsqu’ils devront réellement mettre la main au portefeuille.

Atterrissage réussi pour Netflix. Le service de vidéo à la demande semble séduire de nombreux Français depuis son arrivée il y a 15 jours sur le marché français. S’il est extrêmement loin des plus de 500.000 abonnés payants de Canal Play, Netflix a le mérite de faire une entrée fracassante sur ce marché extrêmement concurrentiel. Face à lui, on trouve donc OCS, Wuaki (depuis une semaine) et Canal Play. Pour obtenir ces plus de 520.000 abonnés, la filière de Canal Plus a travaillé intensément pendant 3 ans, rappelle le Figaro. Combien seront-ils dans trois ans chez Netflix ? Le mystère reste entier.

Le chiffre de 100.000 est certes impressionnant, mais il faut aussi rappeler plusieurs choses. Tout d’abord, Netflix a réalisé une impressionnante campagne de communication autour de son arrivée en France. Le tout sur fond de conflit avec les principaux fournisseurs d’accès à Internet, avant que Bouygues ne signe la fin de la partie en scellant un partenariat avec le service de SVOD. Enfin, le tout premier mois d’abonnement à Netflix est gratuit. L’affiliation est ensuite automatiquement reconduite, sauf si vous souhaitez vous désabonner (Softonic vous explique comment faire ici).

Le gros travail pour la société américaine est donc désormais de convaincre les utilisateurs de la première heure à débourser 7,99€ ou 11,99€ par mois pour continuer à accéder à l’intégralité du catalogue de films et séries. L’objectif de Netflix est de séduire un tiers des foyers français d’ici 5 à 10 ans. Y parviendra-t-il ?

La bataille s’annonce rude.

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Belgique : Netflix arrivera sur Proximus TV (ex-Belgacom TV) en fin d’année

Tout comme en France, la négociation a été tendue entre le service américain de SVOD et les fournisseurs d’accès à Internet belges. Proximus suit le chemin de Bouygues et proposera lui aussi Netflix sur sa Box dès la fin de l’année.

Après Bouygues en France, Belgacom/Proximus rentre dans la danse avec Netflix. Le FAI belge a finalement signé un accord avec la société américaine pour héberger la plateforme au cœur de sa box.

Ce n’est pas une surprise au pays de Jacques Brel, Proximus TV (le nouveau nom de Belgacom TV depuis 3 jours) est le seul opérateur national. Des promotions spécifiques à Netflix seront proposées pas le FAI belge, mais ce dernier n’a encore rien révélé.

Néanmoins pour obtenir Netflix sur sa télé via la box, il faudra encore un petit peu patienter. Comme pour Bouygues, l’arrivée est prévue en fin d’année.

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    Wuaki, un nouveau concurrent à Netflix, débarque aujourd’hui en France

    La guerre des services de vidéos à la demande bat son plein ces derniers jours dans l’Hexagone. Après Netflix, OCS et Canal Play doivent désormais jouer des coudes avec le géant japonais de la VOD, Wuaki.

    Vous hésitiez déjà entre Netflix, Canal Play et OCS ? Cela ne va pas s’arranger avec l’arrivée ce matin en France de Wuaki. Ce nouveau service de vidéos à la demande a de nombreux atouts. Et le premier est sans le moindre doute son catalogue. A l’opposé de Netflix notamment, on peut trouver sur Wuaki des films qui sont sortis il y a à peine 4 mois. Son offre (actuellement 2.000 titres et plus de 5.000 pour ce Noël) compte les dernières créations françaises et hollywoodiennes grâce aux partenariats signés avec les principaux distributeurs dont SND, TF1, Pathé, Gaumont, France Télévisions, Wildside ainsi que plusieurs grands studios américains. C’est ainsi qu’il sera possible de visionner Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu ou encore Guillaume et les Garçons à table!

    « Wuaki.tv souhaite avant tout répondre à tous les fans de séries et de cinéma en proposant une offre premium parmi les plus qualitatives du marché, » explique Jacinto Roca, président et fondateur de Wuaki.tv. « Notre objectif est double, d’une part, satisfaire l’exigence des utilisateurs qui demandent les meilleurs programmes, les plus récents et sur tous les écrans et, d’autre part, accompagner l’industrie dans sa mutation numérique et devenir un partenaire incontournable de son développement en Europe ».

    En France, le service est accessible depuis aujourd’hui sur le web, smartphones, tablettes, Chromecast, Xbox 360, Smart TV (Samsung, LG) et dans les jours qui viennent sur Xbox One et les Smart TV Panasonic et Philips.

    Petite différence par rapport aux autres services, il n’est pas question ici d’abonnement mensuel. Les films sont loués à l’unité. Les nouveautés sont proposées à partir de 3,99 € en location.

    La société espagnole Wuaki.tv a été acquise en 2012 par le géant japonais de l’e-commerce Rakuten. En France, il est plus connu pour être le propriétaire de PriceMinister. Après l’Espagne et le Royaume-Uni en 2010 et en 2013, la France est le troisième pays désormais à bénéficier de Wuaki.tv. Actuellement, le service a séduit plus de 1,5 million d’utilisateurs. D’autres développements européens sont prévus, notamment en Allemagne et en Italie d’ici à la fin 2015.

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    Netflix snobe l’Afrique ? Peu importe, Afrostream arrive

    Cela fait maintenant une semaine que les Français et d’autres Européens peuvent découvrir Netflix. Par contre, les Africains n’intéressent pas du tout la société américaine. Tant pis, en Afrique, on trouve parfois mieux.

    Ce n’est pas demain la veille que Netflix sera disponible sur le continent Africain. La société américaine a d’autres ambitions pour le futur. Face à cet oubli volontaire, d’autres sociétés et sites de streaming légaux ont occupé le marché. C’est le cas de BuniTV, NextSpeel, IROKOtv ou encore prochainement d’Afrostream.

    Toujours à l’état de projet mais plutôt en bonne voie, le site de streaming légal devrait être lancé au début de l’année prochaine. L’idée est que pour moins de 10 euros, des films et des séries afro-américaines soient disponibles en streaming en Afrique et en Europe. La plateforme caresse également l’espoir de réaliser sa propre création audiovisuelle.

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    Le streaming ne séduit pas 9 Français sur 10 : Netflix, OCS et Canal Play en danger ?

    A l’occasion du lancement de Netflix lundi dernier, l’Institut de sondage Ipsos a interrogé les Français sur leurs attentes en termes de vidéos à la demande. Les résultats sont loin d’être une bonne nouvelle pour les services de SVOD.

    Les chiffres interpellent. Quatre jours après le lancement de Netflix en France, l’Ipsos a sorti les résultats d’un rapide sondage effectué auprès de 1000 personnes. Si le groupe américain a bien marqué les esprits en bénéficiant, de la part de la presse, d’une importante campagne de publicité, les Français ne sont pas séduits pour autant. Seul 11% des personnes interrogées ont l’intention de s’abonner. Les plus motivés sont les hommes (15%) et les 25-34 ans (20%).

    Combien ?!

    Aussi, plus de 50% d’entre eux déclarent ne pas savoir le prix mensuel de l’abonnement. Et, si 20% connaissent le bon montant (entre 8 et 12 euros par mois selon les options), ils sont 25% à s’attendre à un prix inférieur.

    « L’enjeu majeur pour le nouvel opérateur est donc de poursuivre la communication sur la spécificité et la valeur de son catalogue, dans un marché déjà caractérisé par une profusion de contenus, souvent gratuits : chaines, télévision de rattrapage et sites de partage », déclare l’Ipsos.

    D’ailleurs, en ce qui concerne les attentes, 72 % des personnes qui considèrent Netflix comme un service de VOD pensent qu’ils pourront accéder, via la plateforme américaine, à des films « récents sortis au cinéma il y a moins de trois ans », rapporte Presse Citron. Ce qui n’est évidemment pas le cas.

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    Netflix maintenant disponible en Belgique et au Luxembourg, mais…

    La semaine se termine plutôt bien pour Netflix. Depuis lundi, l’entreprise californienne a envahi le marché européen. Après la Suisse, l’Allemagne, la France et l’Autriche, les deux plus petits pays d’Europe rejoignent le marché de la vidéo en streaming payante.

    La boucle est quasi bouclée pour Netflix. L’entreprise californienne termine une semaine marathon de lancements dans divers pays ce vendredi. Lundi, c’était la France nous avons d’ailleurs consacré un impressionnant dossier à ce sujet – aujourd’hui, c’est au tour de la Belgique et du Luxembourg.

    Un accueil chaleureux

    Du côté des nouveaux utilisateurs, la nouvelle fait grand bruit. Depuis ce matin sur les réseaux sociaux, il est difficile de trouver des commentaires négatifs sur la sortie de Netflix.

    BeTV ne se laissera pas faire

    Si le principal concurrent, BeTV (ex-Canal+) a mené une campagne agressive et intéressante à l’encontre de Netflix, son système se heurte encore à quelques problèmes. Dans le Vif l’Express, Christian Loiseau, deputy general manager de BeTV insiste sur la “chronologie” des médias dans l’univers des films. « L’exploitation des films reste, en effet, scandée par un rythme bien défini. Ils passent d’abord en salle avant d’être proposés en vidéo à la demande (VOD) à l’unité auprès des opérateurs (VOO, Telenet, Belgacom, par exemple) dans les quatre à six mois après la diffusion au cinéma. Et cela, à un prix “premium”. Viennent ensuite les chaînes à péage (type BeTv et Canal +), et enfin, la diffusion sur les chaînes de télé en clair (RTL TVi, etc.). Ce n’est en général qu’après que les films reviennent en VOD à meilleur prix », confie-t-il. Un problème semblable à ce que connait la France.

    Du coup, des deux côtés de la frontière franco-belge, on retrouve des films et des séries qui ont déjà été diffusés en télé. Rien de neuf sous le soleil, si ce ne sont les très rares productions maison de Netflix.

    La presse reste sceptique

    Après l’excitation des premiers jours, c’est gueule de bois dans toute la presse francophone belge.

    Après l’essai gratuit, qui continuera à payer son abonnement ? Softonic fera le point mi-octobre.

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