Netflix maintenant disponible en Belgique et au Luxembourg, mais…

La semaine se termine plutôt bien pour Netflix. Depuis lundi, l’entreprise californienne a envahi le marché européen. Après la Suisse, l’Allemagne, la France et l’Autriche, les deux plus petits pays d’Europe rejoignent le marché de la vidéo en streaming payante.

La boucle est quasi bouclée pour Netflix. L’entreprise californienne termine une semaine marathon de lancements dans divers pays ce vendredi. Lundi, c’était la France nous avons d’ailleurs consacré un impressionnant dossier à ce sujet – aujourd’hui, c’est au tour de la Belgique et du Luxembourg.

Un accueil chaleureux

Du côté des nouveaux utilisateurs, la nouvelle fait grand bruit. Depuis ce matin sur les réseaux sociaux, il est difficile de trouver des commentaires négatifs sur la sortie de Netflix.

BeTV ne se laissera pas faire

Si le principal concurrent, BeTV (ex-Canal+) a mené une campagne agressive et intéressante à l’encontre de Netflix, son système se heurte encore à quelques problèmes. Dans le Vif l’Express, Christian Loiseau, deputy general manager de BeTV insiste sur la “chronologie” des médias dans l’univers des films. « L’exploitation des films reste, en effet, scandée par un rythme bien défini. Ils passent d’abord en salle avant d’être proposés en vidéo à la demande (VOD) à l’unité auprès des opérateurs (VOO, Telenet, Belgacom, par exemple) dans les quatre à six mois après la diffusion au cinéma. Et cela, à un prix “premium”. Viennent ensuite les chaînes à péage (type BeTv et Canal +), et enfin, la diffusion sur les chaînes de télé en clair (RTL TVi, etc.). Ce n’est en général qu’après que les films reviennent en VOD à meilleur prix », confie-t-il. Un problème semblable à ce que connait la France.

Du coup, des deux côtés de la frontière franco-belge, on retrouve des films et des séries qui ont déjà été diffusés en télé. Rien de neuf sous le soleil, si ce ne sont les très rares productions maison de Netflix.

La presse reste sceptique

Après l’excitation des premiers jours, c’est gueule de bois dans toute la presse francophone belge.

Après l’essai gratuit, qui continuera à payer son abonnement ? Softonic fera le point mi-octobre.

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Postez votre courrier en payant par SMS: la France à la traine

Depuis le 1er septembre, les Suisses peuvent acheter leur timbre-poste par texto. Une solution innovante pour couper les longues files d’attente et reconquérir des clients. Et si la Poste française, en perte de vitesse, s’en inspirait ?

Pour conquérir de nouvelles bourses et faire face à la crise, certaines entreprises postales dans le monde, innovent. En France, la dernière mesure en date et qui entrera en application le 1er janvier prochain concerne plutôt l’augmentation des tarifs postaux.

Une bonne idée venue de Suisse

De nombreuses Postes à travers le monde subissent également de lourdes pertes financières imputables à Internet notamment, et à la diminution d’envois postaux. Pour éviter d’éventuelles restructurations supplémentaires, la tendance générale est l’augmentation du prix des timbres et des services offerts.

Chez nos voisins helvétiques, on a préféré tester un nouveau service : l’achat de timbres par texto.

Un sms, un code et c’est parti

L’opération est aussi simple qu’un jeu d’enfant. Il suffit d’envoyer par texto « TIMBRE » et pour l’équivalent de 0.99€ vous recevez un code valable 10 jours à noter à la main en lieu et place du traditionnel rectangle autocollant (ou à lécher pour les plus nostalgiques). Disponible à toute heure du jour ou de la nuit, utilisable à n’importe quel moment de la semaine, le prix de ce timbre électronique est directement prélevé sur la facture téléphonique de l’acheteur.

Une solution simple, claire et facile. De plus, vous évitez les (trop) longues files d’attente au guichet.

«Ce système n’a pas pour objectif de remplacer les timbres physiques », souligne Nathalie Dérobert-Feullay, porte-parole de La Poste suisse au Figaro. « Ce sont deux produits complémentaires, qui répondent à des besoins différents du public. Le timbre-SMS est notamment destiné aux personnes très mobiles qui n’ont pas toujours la possibilité de trouver un guichet à proximité.»

Il n’est plus possible de frauder

Testé pendant un an auprès de deux opérateurs téléphoniques, le dispositif accusait initialement quelques problèmes de sécurité qui ont depuis été corrigés. Certains avaient carrément inventé des codes pour ne pas payer. Aujourd’hui, le scannage de la validité des codes a été renforcé. Et sur une année de test, ce sont plus de 100.000 courriers qui ont été oblitéré par sms. Une belle réussite qui devrait être étendue prochainement à d’autres types d’envois tels que les courriers prioritaires. En France, La Poste a confié à Challenges qu’elle « étudie l’opportunité de lancer un service similaire ».

Tout n’est pas perdu !

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