Il y a quelques mois, la Chine est entrée dans l’histoire du secteur aérospatial en réussissant à envoyer une sonde sur la face cachée de la Lune et à rapporter des échantillons de roches et d’autres éléments chimiques. À ce moment-là, la Chine a fait un pas de géant dans le secteur et a démontré qu’elle était beaucoup plus avancée que nous ne l’avions toujours cru.
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Abonnez-vous (c'est GRATUIT) ►Si le fait d’atteindre un endroit jamais exploré auparavant n’était pas suffisant, les scientifiques chinois pensent désormais qu’il est temps de réécrire l’histoire de la Lune après avoir analysé les échantillons rapportés sur Terre par la mission Chang’e 6.
Leur avis apparaît dans un article « A reinforced lunar dynamo recorded by Chang’e 6 farside basalt », publié jeudi dans la revue Nature.
Une nouvelle histoire qui commence avec du basalte vieux de 2,8 milliards d’années
Rédigé par 18 chercheurs de l’Académie chinoise des Sciences, l’article évalue la paléointensité – une mesure de la force historique du champ magnétique – que révèlent les échantillons que Chang’e 6 a rapportés sur Terre en juin après avoir réalisé le premier atterrissage en toute sécurité sur la face cachée de la Lune.
Ces échantillons contenaient du basalte datant de 2,8 milliards d’années. Leur analyse suggère que le champ magnétique de la Lune a augmenté en intensité, en comparaison avec les mesures d’échantillons plus anciens provenant d’autres sources.
Cette découverte est importante, car on pense que la Lune possédait autrefois une puissante dynamo (terme qui désigne les forces créant les champs magnétiques des corps célestes), mais que celle-ci s’est considérablement affaiblie il y a environ 3,1 milliards d’années avant de s’éteindre il y a environ 1 milliard d’années.
L’article suggère que les échantillons de Chang’e 6 représentent un indice d’une résurgence jusqu’alors insoupçonnée de la puissance de la dynamo, et émet l’hypothèse que la Lune aurait trouvé d’une certaine manière une énergie supplémentaire. Cette hypothèse remet en question la vision dominante d’un long déclin jusqu’à l’état actuel de sénescence de l’unique satellite naturel permanent de la Terre.
Les échantillons récupérés par Chang’e 6 ont été les premiers de la face cachée de la Lune, mais la sonde n’a rapporté qu’un peu moins de 2 kg de matériau. Sans aucun doute, il reste encore beaucoup à apprendre avant que nous ne refermions le livre de l’histoire lunaire.
Le programme américain Artemis prévoit d’ajouter quelques chapitres, et sa capacité à le faire a progressé cette semaine avec l’annonce que le logiciel de contrôle de lancement mis à jour pour la fusée Space Launch System et le vaisseau spatial Orion a passé avec succès un test. Tout s’est bien déroulé, ce qui signifie que la mission Artemis II a déjà validé six des huit tests au sol prévus.