Avec des outils comme le nouveau Muse Code de Meta, la programmation avec intelligence artificielle est en train de passer du simple fait de suggérer des fragments, des solutions ou d’aider le développeur à donner forme à des projets entiers. Le changement est énorme, mais pas seulement à cause de la manière différente de travailler, mais aussi à cause de la manière de protéger les résultats. Le code généré intégralement par une IA n’est pas couvert par le copyright aux États-Unis, ce qui vaut aussi pour d’autres œuvres générées par l’IA et qui soulève une question : comment une entreprise peut-elle protéger sa PI dans le code si ce ne sont pas ses ingénieurs qui l’ont écrit ?
La clé réside dans notre apport créatif
Un prompt peut orienter le résultat, mais l’enregistrement d’un copyright et la protection qu’il apporte ne sont possibles que lorsque nous sélectionnons, structurons, réécrivons ou transformons le code au moyen de nos propres décisions créatives. Plus nous pouvons démontrer l’intervention humaine, plus notre position sera solide, et ici les commits, les révisions et les documents de conception sont très parlants.
Il y a plusieurs mois, nous l’avons vu avec Zarya of the Dawn, une BD créée par IA, qui a perdu sa protection au titre du copyright. La jurisprudence se consolide : notre apport créatif humain peut être protégé et rien d’autre. Et cela vaut aussi pour le logiciel.
Le « vibe coding » change la valeur d’une entreprise
Dans beaucoup d’entreprises, une grande partie de la valeur réside dans la propriété intellectuelle qu’elles produisent dans leur code. Dans ce contexte, le vibe coding change la donne. Il peut énormément accélérer le développement, mais une entreprise peut-elle empêcher que son code, créé par une IA, soit réutilisé s’il est divulgué ?
Pour une startup, cela affecte directement les licences, la planification des investissements et la valeur potentielle de futures acquisitions. L’IA peut être un outil extraordinaire, mais si c’est elle qui détient les droits sur le code que nous utilisons, attention…