Stuntman: Hollywood, le nouveau jeu de Saber Interactive qui remet en piste la série de cascades automobiles Stuntman, née en 2002, a été dévoilé pendant le State of Play de Sony de juin 2026. D’après ce qui a été montré, le jeu sortira sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC. Pour la date, en revanche, il faudra encore attendre.
Ce retour n’a rien d’un simple clin d’œil nostalgique. Le premier Stuntman était arrivé en 2002, puis la série avait eu une suite avec Stuntman: Ignition en 2007, avant de s’éteindre complètement.
Après un échange avec Saber Interactive, une idée s’impose assez vite: relancer cette franchise aujourd’hui a tout d’un très bon coup, surtout quand on voit la façon dont le concept a été remis au goût du jour.
Le changement le plus visible concerne les films eux-mêmes. D’après Saber Interactive, Stuntman: Hollywood laisse de côté les faux longs-métrages et les parodies qui faisaient l’identité des anciens épisodes pour s’appuyer cette fois sur de vraies licences, via un partenariat avec Universal Products & Experiences.
Parmi les franchises déjà aperçues pendant la présentation, il y a Fast & Furious, Back to the Future, Knight Rider, Miami Vice et Earthquake.
Et une fois l’annonce faite, ce virage paraît presque naturel. Depuis le début, Stuntman repose sur un fantasme très hollywoodien: aligner les cascades spectaculaires au volant pour les besoins d’un tournage.
Rattacher cette structure à des univers déjà cultes donne tout de suite plus d’allure à l’ensemble. Et, forcément, l’argument marketing est bien plus fort que du temps des films fictifs.
Sur le fond, Stuntman: Hollywood reste très proche de l’ADN de la licence. Le joueur incarne une doublure cascadeuse et doit réussir des séquences extrêmement précises, entre sauts au millimètre, dérapages, enchaînements serrés, quasi-collisions et autres manœuvres, le tout sous le regard d’un réalisateur qu’il faut impressionner.
Tout repose sur un système de score et d’évaluation par étoiles, avec des niveaux courts qui donnent naturellement envie de recommencer pour améliorer son run. C’est là que le projet paraît tenir debout: la boucle de gameplay semble facile à lire, immédiate dans son principe, mais assez exigeante pour donner envie d’y revenir encore et encore.
Les premiers essais vont d’ailleurs dans cette direction. D’après les premiers retours, la conduite arcade nerveuse, le format resserré des missions et la mise en scène autour de licences connues sont plutôt bien accueillis.
Il y a quand même quelques réserves. Certains observateurs se demandent si la physique des véhicules a assez de poids à l’écran. D’autres s’interrogent sur la vraie part de nouveauté dans la formule.
Un autre point reste en suspens pour la série. Le Stuntman original a gardé la réputation d’un jeu aussi inventif que terriblement difficile, parfois au point de décourager.
Saber Interactive dit vouloir trouver un meilleur dosage entre une prise en main immédiate et une vraie marge de progression. En clair, le studio veut garder le plaisir lié à l’exécution parfaite sans faire fuir trop vite les nouveaux venus.
Si ce dosage fonctionne, Stuntman: Hollywood pourrait réussir quelque chose d’assez rare: faire revivre une vieille idée, la rendre plus séduisante grâce à des licences prestigieuses, puis lui offrir une seconde vie taillée pour le marché actuel.