Le scénariste de jeux vidéo reconnu, David Gaider, a fait des comparaisons entre le jeu Clair Obscur : Expedition 33 et Baldur’s Gate 3, les décrivant comme des « lettres d’amour » à leurs genres respectifs. Gaider a souligné comment les deux titres ont réussi à attirer des audiences plus larges, défiant la croyance selon laquelle le marché des jeux de rôle a une limite en termes de nombre de joueurs. Selon lui, la qualité d’un jeu peut considérablement élargir ce public.
Les RPGs sont loin d’être des jeux vidéo de niche
Gaider a observé l’impact que Baldur’s Gate 3 a eu sur la communauté des gamers, devenant un phénomène qui a même attiré l’attention de ceux qui ne jouent normalement pas à des titres RPG denses. Dans une veine similaire, Expedition 33 se présente comme un jeu supérieur dans le domaine des JRPG, accessible aux joueurs qui ne sont normalement pas attirés par ce style. Cette capacité à résonner sur un spectre plus large est due à la qualité de ses présentations et de sa jouabilité.
Un des points les plus pertinents de la conversation a été l’importance de permettre un développement prolongé pour les jeux. Gaider a mentionné que la durée de l’accès anticipé de Baldur’s Gate 3 a permis à l’équipe de répondre aux retours des joueurs, un luxe que les éditeurs ont souvent tendance à limiter en raison de pressions financières. Souvent, ces pressions poussent les développeurs à diluer les caractéristiques uniques de leurs jeux à la recherche d’un attrait massif.
Enfin, bien que Gaider ait exprimé son désir de créer un RPG dans sa nouvelle société, Summerfall, il a souligné qu’il se concentre d’abord sur un roguelike prometteur, qui sert de « notre dernier espoir pour maintenir le studio en vie ». Cette approche met en lumière les décisions difficiles auxquelles sont confrontés les développeurs dans l’environnement compétitif de l’industrie du jeu vidéo.