Annoncé aux Game Awards de décembre 2023, Jurassic Park: Survival s’inscrit, d’après ses premières infos officielles, comme une suite directe au Jurassic Park de Steven Spielberg sorti en 1993. Et au passage, le jeu glisse un élément inédit dans la continuité officielle.
Le synopsis publié autour du projet situe l’action juste après la catastrophe d’Isla Nublar. Il ajoute qu’une employée d’InGen n’a pas quitté l’île avec les survivants que l’on voit à la fin de Jurassic Park, au moment où le groupe principal embarque dans l’hélicoptère.
Cette survivante, c’est la docteure Maya Joshi. Une scientifique qu’on aurait, en quelque sorte, perdue dans le chaos. Toujours selon cette présentation, elle se retrouve seule sur une île dévastée, cernée par les dinosaures, sans aide immédiate à espérer.
C’est là que le projet devient vraiment intéressant pour les fans. Les suites au cinéma se sont surtout penchées sur les conséquences à long terme du désastre de Nublar. Jurassic Park: Survival, lui, revient au plus près du traumatisme initial, presque au ras des événements du premier film.
Le plus curieux, c’est que le jeu ne cherche pas à réécrire la fin du film. Il l’élargit. Ce que le public a vu à l’écran reste vrai, simplement pas complet.
On peut donc parler d’un « soft retcon ». Jurassic Park: Survival ne contredit pas frontalement la scène finale de Jurassic Park. Il suggère plutôt qu’en dehors du groupe principal, une autre employée d’InGen est restée sur place. La nuance compte, parce qu’elle permet au projet de s’installer dans le canon sans abîmer l’héritage du film.
Jusqu’à présent, ni Le Monde perdu: Jurassic Park, ni Jurassic Park III, ni même la trilogie Jurassic World n’avaient laissé entendre à l’écran qu’une autre survivante errait encore sur l’île après 1993. Et c’est justement ce silence qui ouvre un espace narratif assez riche. Les films parlaient bien de la tragédie, pas forcément de chaque personne emportée dans l’effondrement du parc.
Pour ceux qui aiment le lore, on est donc plus du côté de l’extension que du grand bouleversement. Universal et le studio Saber Interactive semblent partir sur une lecture prudente, respectueuse de l’œuvre d’origine, sans gros coup de volant dans la continuité.
Côté gameplay, la communication officielle décrit Jurassic Park: Survival comme une aventure solo à la première personne, tournée vers l’infiltration, la survie et l’évasion. Le cœur de l’expérience ne serait pas l’affrontement direct, mais le fait de contourner le danger, de se cacher, de déjouer des prédateurs bien plus puissants que le joueur.
Ça colle assez naturellement à l’ADN du premier film, où la tension venait surtout de la fragilité humaine, pas d’un arsenal spectaculaire. Les bandes-annonces promettent aussi de recréer plusieurs lieux emblématiques d’Isla Nublar, tout en passant par des zones à peine entrevues au cinéma.
Pour l’instant, le jeu, annoncé en décembre 2023 pendant les Game Awards, n’a toujours pas de date de sortie précise. Les bandes-annonces et les vidéos de making-of mises en ligne depuis par Universal et Saber Interactive ont maintenu l’attente, avec un accueil qui semble globalement bon, surtout chez les joueurs attirés par un Jurassic Park plus proche du survival-horror.
Reste à voir si ce retour sur Isla Nublar tiendra sa promesse la plus forte: nous faire revivre le cauchemar du film, mais cette fois de l’intérieur.
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