Brad Bird a coupé court aux spéculations sur une éventuelle suite de Ray Gunn, son film d’animation produit par Skydance Animation pour Netflix, attendu partout dans le monde sur la plateforme le 18 décembre 2026, d’après Netflix. Interrogé sur cette possibilité, le réalisateur a expliqué qu’il ne conçoit jamais un film en se disant d’avance que le public en réclamera plus. Son attention, dit-il, va d’abord et entièrement au film qu’il est en train de faire.
Pour autant, il n’exclut rien. Brad Bird précise même qu’il aime bâtir ses univers et ses personnages avec assez d’épaisseur pour que lui, ou peut-être un autre cinéaste plus tard, puisse raconter d’autres histoires dans le monde de Ray Gunn. La réponse, pour l’instant, tient donc en peu de mots : pas maintenant.
C’est une ligne de conduite qu’il suit depuis longtemps. Le réalisateur de Le Géant de fer, Les Indestructibles et Ratatouille n’a presque jamais couru après les suites, à une exception près, Les Indestructibles 2.
Brad Bird, d’ailleurs, a souvent refroidi par le passé les espoirs de voir certains de ses films cultes se prolonger. Ce qui est assez frappant ici, c’est que Ray Gunn n’est même pas encore sorti et que, malgré ça, ses propos laissent entendre qu’il ne verrouille pas complètement la porte, surtout si le public accroche à l’univers rétro-futuriste du film.
Il faut dire que Ray Gunn est un projet qu’il porte depuis très longtemps, plus de 30 ans selon Netflix. Brad Bird le présente comme quelque chose de plus proche de « Le Faucon maltais rencontre Buck Rogers » que d’une simple imitation de Blade Runner.
Le film se déroule à Metropia, une ville rétro-futuriste pensée comme si on l’avait imaginée en 1939, et suit le détective privé Raymond Gunn dans une affaire où se croisent un meurtre, des extraterrestres et une immense star multimédia appelée Venus Nova, toujours selon Netflix. Cette base très noire fait penser à Chinatown, The Big Sleep ou The Spirit. Ce sont des références qui suffisent largement à nourrir un film autonome, mais qui peuvent aussi servir de fondation solide si cet univers devait un jour se prolonger en série ou en spin-off.
Côté voix, Sam Rockwell interprète Raymond Gunn et Scarlett Johansson prête la sienne à Venus Nova, d’après Netflix. Le casting vocal comprend aussi Tom Waits, Matt Berry, Bobby Cannavale, Michelle Rodriguez et Alan Tudyk. Produit par Skydance Animation pour Netflix, le film s’impose déjà comme l’une des grosses sorties animation de la fin d’année pour la plateforme.
Ray Gunn sortira d’abord au cinéma de façon limitée le 4 décembre 2026, puis sera mis en ligne partout dans le monde sur Netflix le 18 décembre 2026, selon Netflix. Le film a déjà été montré au 70e BFI London Film Festival, où il a reçu un accueil critique très encourageant, toujours d’après Netflix.
Les premiers retours sont d’ailleurs solides : Ray Gunn affiche 92 % sur Rotten Tomatoes, selon Rotten Tomatoes, avec des compliments qui reviennent souvent sur son ambition visuelle et sur son style d’animation. Brad Bird ne veut peut-être pas penser en termes de franchise avant l’heure. Reste que Ray Gunn semble déjà avoir deux atouts qui comptent vraiment s’il veut durer : un univers dense, et un départ critique plus que prometteur.