HBO a désormais officialisé le nouveau trio de sa série Harry Potter. Arabella Stanton sera Hermione Granger, Alastair Stout jouera Ron Weasley, et Dominic McLaughlin incarnera Harry Potter, le personnage que Daniel Radcliffe avait rendu indissociable des films. La chaîne adapte les sept romans de J.K. Rowling et poursuit ce pari très ambitieux, malgré les polémiques qui continuent d’entourer l’autrice.
L’attente autour du projet se mesure déjà assez facilement. D’après HBO, le premier trailer aurait cumulé 277 millions de vues non payées en 48 heures, un record pour la chaîne.
Le casting, forcément, reste le point le plus surveillé. Et pas seulement pour le trio principal. HBO a déjà confirmé plusieurs noms importants pour entourer cette nouvelle génération de sorciers : Paapa Essiedu jouera Severus Rogue, Janet McTeer prendra le rôle de Minerva McGonagall, Nick Frost celui de Rubeus Hagrid, et John Lithgow campera Albus Dumbledore.
C’est sans doute là qu’une bonne partie de la série va se jouer. Il faut convaincre un public partagé entre curiosité, nostalgie, et une vraie lassitude face aux reboots. HBO vise visiblement une relance durable de la franchise, avec une adaptation plus ample des livres que ce que les films avaient pu faire.
En attendant de voir cette nouvelle série, Horns peut faire office de contre-programmation pour celles et ceux qui ont envie de revoir Daniel Radcliffe ailleurs que dans l’univers du jeune sorcier. Le film est en ce moment disponible gratuitement sur Tubi aux États-Unis, d’après Tubi.
Et ce n’est pas tout. Si l’on se fie aux disponibilités relevées en ligne, Horns figure aussi sur plusieurs plateformes gratuites avec publicité, parmi lesquelles Freevee, Plex, Pluto TV et The Roku Channel.
Réalisé par Alexandre Aja et tiré du roman de Joe Hill, paru en 2010, Horns a d’abord été présenté en 2013 avant de connaître une sortie en salles plus large en 2014. Daniel Radcliffe y incarne Ig Perrish, un jeune homme soupçonné du viol et du meurtre de sa petite amie. Puis sa vie déraille encore un peu plus : il se réveille avec des cornes sur la tête, lesquelles amènent les gens autour de lui à laisser sortir leurs pulsions les plus sombres et leurs vérités les moins avouables.
À sa sortie, Horns n’a pas vraiment réussi à embarquer la critique. Le film affiche 41 % sur Rotten Tomatoes, selon Rotten Tomatoes, et 46/100 sur Metacritic, selon Metacritic. Beaucoup lui reprochaient ce mélange de tons un peu bancal entre romance noire, fantastique et horreur. En revanche, Daniel Radcliffe revenait souvent dans les rares consensus positifs : plusieurs critiques ont salué son engagement et sa vulnérabilité, et Joe Hill lui-même avait apprécié son interprétation.
Le film n’a pas davantage marqué le box-office, avec environ 3,9 millions de dollars de recettes mondiales, d’après les chiffres disponibles en ligne. Son casting garde pourtant un certain intérêt avec le recul : on y retrouve Juno Temple, Max Minghella, Joe Anderson, et même une très jeune Sabrina Carpenter dans un petit rôle.
Revu aujourd’hui, Horns s’intègre assez bien dans la trajectoire post-Harry Potter de Daniel Radcliffe, celle d’un acteur qui a manifestement choisi d’éviter les options les plus faciles. Depuis, il a multiplié les projets inattendus, de Weird: The Al Yankovic Story, qui lui a valu des nominations aux Emmy et aux BAFTA, à Merrily We Roll Along sur Broadway, performance récompensée par un Tony Award. En clair, si HBO cherche un nouveau Harry, Daniel Radcliffe, lui, n’a plus rien à démontrer.