Supergirl : la fin de *Woman of Tomorrow* divise déjà les fans de DC

Depuis sa sortie, c’est surtout la fin de Supergirl: Woman of Tomorrow, le nouveau film DC, qui concentre la polémique. Dans le climax, Kara Zor-El empêche Ruthye de tuer Krem, puis l’exécute elle-même. Pour une partie du public, le parallèle avec Superman tuant Zod dans Man of Steel saute aux yeux, et ravive presque mécaniquement cette vieille controverse.

L’accueil du film, lui, est resté partagé chez les critiques, alors que les fans se sont montrés dans l’ensemble plus réceptifs.

Et pourtant, c’est bien cette dernière scène qui a avalé presque tout le reste. Même davantage que ce moment d’avant-sortie devenu un mème sur les réseaux.

Pour beaucoup de spectateurs, le nœud du problème est moral. Si Kara Zor-El veut empêcher Ruthye de franchir une ligne sans retour, pourquoi la franchit-elle elle-même quelques secondes après ? Pour ceux qui rejettent ce choix, la scène brouille le propos et fragilise l’identité héroïque que Supergirl est censée avoir atteinte au terme du récit.

Le débat est d’autant plus sensible qu’il touche à l’œuvre d’origine.

Dans le comic Supergirl: Woman of Tomorrow de Tom King et Bilquis Evely, publié chez DC Comics, Krem ne meurt pas. Il est enfermé pendant des siècles dans la Zone Fantôme, puis Ruthye, devenue vieille, décide finalement de l’épargner. C’est là que le voyage mène: à la miséricorde. Refuser la vengeance, casser le cycle de la violence, garder une forme d’espoir malgré la perte.

En troquant cette résolution contre une exécution, le film change plus qu’un simple détail de scénario. Il déplace le sens même de l’histoire.

Le film, cela dit, n’avance pas ce choix sans raison. Krem y apparaît comme un être irrécupérable, responsable du meurtre de la famille de Ruthye et de l’empoisonnement de Krypto, et le récit laisse entendre que l’avoir laissé vivre plus tôt a déjà entraîné d’autres morts. Vu sous cet angle, Kara Zor-El ne tue pas seulement par vengeance, elle agit aussi pour éviter à Ruthye de porter ce poids toute sa vie. La logique est plus sombre. Elle dessine une Supergirl moins alignée sur la morale absolue qu’on associe d’ordinaire à Superman.

Autre point qui a jeté de l’huile sur le feu: la manière dont la scénariste Ana Nogueira aurait lu le comic.

D’après plusieurs discussions relayées en ligne, Ana Nogueira aurait compris que l’histoire se terminait avec Ruthye tuant plus tard un Krem supposé s’être amendé. Sauf que Tom King, lui, a expliqué très clairement que Krem est toujours vivant à la fin de la BD.

Forcément, ce décalage nourrit l’idée que le film ne s’est pas contenté de prendre des libertés. Il a peut-être aussi reposé sur une lecture contestée, voire erronée, de l’œuvre originale.

Et tout ça arrive au pire moment pour DC. Avec un budget estimé entre 170 et 186 millions de dollars, Supergirl: Woman of Tomorrow n’a rapporté qu’environ 126,4 millions dans le monde. Pour le nouveau DCU, le résultat ressemble à un vrai revers, et la déception est difficile à maquiller.

Ça ne veut pas dire que Kara Zor-El disparaît pour autant. Milly Alcock est déjà confirmée au casting du prochain film, Superman: Man of Tomorrow.

Au fond, la scène qui a le plus fracturé les fans pourrait aussi devenir celle qui définira la suite du personnage à l’écran.

El Camino sur Netflix : la suite idéale de Breaking Bad

Depuis le 11 octobre 2019, El Camino: A Breaking Bad Movie est visible sur Netflix. Vince Gilligan y prolonge Breaking Bad, avec en plus quelques sorties en salle en parallèle. Le film reprend l’histoire exactement là où la série s’arrêtait, à la seconde près, et remet enfin le projecteur sur celui qui en avait le plus besoin, Jesse Pinkman.

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L’intrigue commence quelques minutes après le dernier épisode. Jesse Pinkman, incarné par Aaron Paul, vient tout juste de s’extirper du complexe de la Brotherhood au volant de la Chevrolet El Camino de Todd. Il n’a plus qu’une idée en tête: quitter le Nouveau-Mexique et disparaître pour de bon. Et pour une suite arrivée aussi tard, le film garde encore aujourd’hui une vraie tenue. Bien plus qu’un simple supplément pour fans nostalgiques.

Breaking Bad racontait d’abord la chute de Walter White. El Camino se donne une autre tâche: laisser à Jesse Pinkman une chance de souffler, ou au moins d’approcher une forme d’apaisement. Vince Gilligan alterne sa cavale avec des flashbacks sur sa captivité, les humiliations qu’il a subies et les traces psychologiques que tout cela lui a laissées. Du coup, la fuite ne reste jamais une simple fuite. Elle devient un parcours de survie, puis quelque chose qui ressemble enfin à une libération.

Bien sûr, connaître Breaking Bad donne plus de poids à beaucoup de détails, à certains personnages, à plusieurs rappels visuels. Mais parler seulement de fan service serait vraiment réducteur. El Camino tient aussi comme thriller néo-western, tendu, sec, élégant, avec cette sensation très nette d’avancer vers un point final.

On retrouve toute la grammaire visuelle de la série, les grands espaces, la violence contenue, les silences qui pèsent, avec une mise en scène extrêmement sûre d’elle. À sa sortie, la critique a d’ailleurs largement salué l’écriture et la réalisation de Vince Gilligan, tout comme la performance d’Aaron Paul. Plus fatigué, plus cassé, mais aussi plus lucide, Jesse Pinkman y va jusqu’au bout de sa transformation.

L’accueil a confirmé que l’attachement du public à l’univers de Breaking Bad n’avait pas bougé. D’après Nielsen, le film a réuni en moyenne 6,5 millions de spectateurs aux États-Unis sur ses trois premiers jours. Netflix a ensuite assuré que plus de 25 millions de foyers l’avaient regardé pendant sa première semaine. Les critiques ont été très largement positives, et le long métrage a même obtenu une nomination aux Primetime Emmy Awards dans la catégorie du meilleur téléfilm.

Vince Gilligan a raconté que l’idée lui était venue pendant l’écriture du final de Breaking Bad, autour d’une question toute simple: que devient Jesse Pinkman après sa fuite? Une version plus ancienne du projet conduisait Jesse Pinkman vers une arrestation, puis la prison, avant que le créateur ne choisisse une conclusion plus lumineuse, à défaut d’être franchement heureuse.

C’est probablement ce qui rend El Camino aussi précieux. Le film n’essaie pas de relancer artificiellement une franchise; il referme une plaie laissée ouverte. Et alors qu’aucun nouveau projet officiel dans l’univers de Breaking Bad n’est annoncé à ce jour, El Camino ressemble de plus en plus à la conclusion naturelle, et sans doute définitive, de cette histoire.

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Star Wars: Unlimited: Palpatine revient dans Ashes of the Empire

Depuis le 17 juillet 2026, d’après Fantasy Flight Games, l’Empereur Palpatine fait son entrée dans Star Wars: Unlimited avec une nouvelle carte Leader incluse dans Ashes of the Empire, la prochaine extension du jeu de cartes à collectionner. Inutile de chercher du côté de Lucasfilm: aucun film ni aucune série centrés sur le personnage n’ont été annoncés. Le “retour” de Palpatine se joue ici, dans Ashes of the Empire.

Toujours d’après Fantasy Flight Games, ce huitième set de Star Wars: Unlimited ajoute plus de 260 cartes et se penche sur une période que les fans aiment particulièrement: l’après-Endor, entre la chute de l’Empire et les premiers pas de la Nouvelle République.

Et, curieusement, c’est surtout le Spotlight Deck Emperor Palpatine qui attire les regards aujourd’hui.

Fantasy Flight Games présente ce deck préconstruit de 50 cartes, prêt à jouer, comme une porte d’entrée valable aussi bien pour les nouveaux joueurs que pour ceux qui connaissent déjà les bases du jeu. Son identité tourne autour des aspects Ruse et Vilénie, avec un plan offensif qui demande quand même un peu de mise en place.

La vraie nouveauté côté mécanique, pour Palpatine, c’est le jeton Advantage. D’après Fantasy Flight Games, il sert à donner des bonus temporaires de puissance.

Concrètement, l’idée est de poser une présence solide sur le plateau, puis d’empiler ces jetons sur des unités alliées épuisées pour déclencher, au bon moment, des attaques très lourdes. Sur le papier, ça ouvre la porte à des fins de partie particulièrement explosives.

Fantasy Flight Games précise aussi que le deck ne se limite pas à une carte Leader de l’Empereur Palpatine. On y trouve également Dark Vador, Moff Gideon, Rukh, l’Executor et Moff Jerjerrod, de quoi parler directement aux amateurs de listes impériales, de synergies de contrôle du plateau, puis de grosse poussée offensive.

Ashes of the Empire arrive aussi avec un deuxième Spotlight Deck, cette fois mené par Luke Skywalker. Là où le deck Palpatine cherche la pression et les bonus temporaires, Luke Skywalker part dans une autre direction: quelque chose de plus solide, centré sur les soins et sur la capacité des unités à tenir dans la durée.

D’après Fantasy Flight Games, l’extension ajoute aussi d’autres mécaniques, notamment Support et les unités-jetons mandaloriennes. Elle sera proposée en boosters de 16 cartes, en boîtes d’avant-première avec six boosters, en Spotlight Decks, ainsi qu’en boosters premium Carbonite Edition.

Les premiers retours de la communauté vont plutôt dans le bon sens. Les discussions portent surtout sur les nouveaux leaders, parmi lesquels l’Empereur Palpatine, Ahsoka Tano et Moff Gideon, et plusieurs analyses venues de joueurs compétitifs avancent déjà que le set commence à bouger la méta.

Palpatine revient souvent dans ces échanges comme un leader redoutable en fin de partie, mais il n’est pas sans faille. Son plan de jeu a besoin d’une présence suffisante sur le plateau, et il perd une bonne partie de son impact si l’adversaire réduit trop son nombre d’unités. Ce placement semble assez assumé: l’équipe de design a cherché, toujours selon Fantasy Flight Games, à apporter plus d’options défensives pour répondre à la méta agressive du set précédent, A Lawless Time.

Ashes of the Empire ne ramène donc pas Palpatine sur Disney+, mais le set pourrait très vite relancer, de façon bien concrète, les débats chez les joueurs de Star Wars: Unlimited.

Red Dead Redemption 2 : le mod gratuit Beecher’s Hope Reunion ramène Arthur, Sadie et Charles

Le mod Beecher’s Hope Reunion peut déjà être téléchargé gratuitement sur Nexus Mods pour Red Dead Redemption 2, version PC. D’après sa fiche, il revoit Beecher’s Hope, le ranch de John Marston, pour en faire un vrai lieu de vie après le générique, avec plus de monde, plus de mouvement et bien davantage d’interactions.

Vortex: mod manager Télécharger

C’est le genre d’ajout qui parlera tout de suite aux joueurs de la première heure, ceux qui ont eu largement le temps d’explorer le contenu de base dans ses moindres recoins.

Car oui, même des années après sa sortie, Red Dead Redemption 2 reste l’un des open worlds les plus marquants signés Rockstar Games. Sur PC, la scène modding continue d’ailleurs à faire tourner la machine.

La page Nexus Mods présente Beecher’s Hope Reunion comme une relecture de l’épilogue, avec un scénario alternatif où plusieurs figures majeures de l’aventure viennent s’installer autour du ranch.

Le plus étonnant, c’est que le mod ne cherche pas du tout à masquer son côté non canonique. Sa description l’assume franchement: Arthur Morgan, Sadie Adler, Charles Smith, Lenny Summers, Sean MacGuire et Mary Linton reviennent tous. Une réunion impossible, clairement pensée sur le mode du « et si ? », qui donne aux fans un peu plus de temps avec des personnages qu’ils n’ont jamais vraiment oubliés.

Et le projet ne repose pas seulement sur l’effet nostalgie ou l’accumulation de têtes connues.

Toujours d’après la description du mod, Beecher’s Hope Reunion ajoute aussi des comportements plus crédibles: des discussions, des activités de camp, des routines quotidiennes, des moments musicaux, des déplacements en autonomie, et même de petites sorties hors du ranch.

La fiche Nexus Mods précise aussi qu’une bonne partie de ces personnages peut être recrutée comme compagnon pour suivre le joueur et lui prêter main-forte pendant les combats. De quoi changer assez nettement l’ambiance des balades comme des fusillades dans l’open world. Mary Linton reste l’exception: elle ne peut pas être enrôlée de cette façon.

Autre point sympa, le mod introduit aussi une petite conséquence sur les relations entre les personnages. Si le joueur antagonise quelqu’un, cette personne peut interagir moins souvent par la suite, voire devenir temporairement indisponible comme compagnon en cas de récidive. C’est simple, mais ça marche bien pour donner l’impression d’un groupe vivant, pas d’un décor planté là pour faire joli.

Télécharger Beecher’s Hope Reunion sur PC

Rockstar Games n’a jamais vraiment prolongé Red Dead Redemption 2 en solo avec de gros ajouts inédits, pendant que le studio concentre désormais son attention sur Grand Theft Auto VI.

Du coup, la communauté PC prend le relais avec des mods de plus en plus ambitieux, qu’il s’agisse de refontes visuelles, de gameplay, de combat ou de roleplay. Et les premiers retours sur Beecher’s Hope Reunion paraissent très bons, surtout parce que le mod apporte une forme de conclusion émotionnelle que le jeu officiel, lui, ne proposait pas.

Pour l’instant, il faut quand même garder la tête froide. Au moment où nous écrivons ces lignes, les données publiques restent limitées: il existe encore peu d’analyses techniques détaillées, la couverture en dehors des médias gaming anglophones reste mince, et aucun chiffre de téléchargement largement repris ne circule encore.

Prudence, donc.

En attendant un éventuel nouveau contenu officiel, ce mod s’est déjà fait une place parmi les créations communautaires les plus attachantes du moment sur Red Dead Redemption 2. On suivra ça de près.

Netflix officialise Below : Josh Hartnett face à une créature surgie de la mer

Netflix a officialisé Below. D’après les informations transmises par la plateforme, cette série limitée comptera six épisodes et sera mise en ligne le 8 octobre 2026 dans le monde entier. Le programme mélangera horreur surnaturelle, drame familial et menace venue des profondeurs, avec pour toile de fond un village de pêcheurs isolé de Terre-Neuve brusquement confronté à une créature mystérieuse surgie de la mer.

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Josh Hartnett y incarnera Calvin Penney, un pêcheur encore hanté par la mort inexpliquée de son père en mer. Lorsque le danger commencera à se rapprocher des côtes, c’est lui qui se retrouvera au centre de l’affrontement, toujours d’après Netflix.

Hartnett devra alors protéger sa famille, mais aussi l’ensemble de sa communauté. Avant sa mise en ligne, la série a eu droit à une première mondiale au Festival international du film de Toronto, précise Netflix. Difficile de ne pas y voir un message assez clair: la plateforme semble vouloir faire de Below l’un de ses grands rendez-vous de genre de l’automne.

Sur le papier, Below aligne plusieurs ingrédients qui marchent très bien en streaming: un cadre isolé, une communauté soudée, un secret ancien, et une menace que la promotion continue pour l’instant de garder hors champ.

Et c’est d’ailleurs ce qui intrigue. Les premières images ont déjà provoqué des réactions positives alors même que la créature n’a toujours pas été montrée frontalement. Certains parlent d’un « Jaws surnaturel », quand d’autres évoquent un croisement entre Stranger Things et Outer Banks. Netflix, de son côté, entretient le mystère avec soin.

Mackenzie Davis jouera, aux côtés de Josh Hartnett, une scientifique venue du continent, apparemment liée à l’étude du phénomène marin qui frappe la région, toujours selon Netflix.

Charlie Heaton interprétera Wade, le fils de Calvin. Le reste du casting rassemble Joshua Close, Rohan Campbell, Ruby Stokes, Natasha Henstridge et Willow Kean, d’après Netflix. De quoi donner à la série une distribution assez variée pour faire exister à la fois la cellule familiale et tout le village autour.

La série a été créée et supervisée par Jesse McKeown, connu pour son travail sur The Umbrella Academy, Letterkenny et The Sinner, indique Netflix.

Ici, Terre-Neuve ne sert pas juste de décor. La région, son histoire et sa culture participent directement au moteur du récit. Le projet s’appuie sur des thèmes comme la famille, la solidarité communautaire et la tension entre tradition et changement. Il puise aussi dans des réalités très concrètes de la province, en particulier l’effondrement de la pêche à la morue et les programmes de réinstallation qui ont marqué de nombreuses communautés côtières.

Cette recherche d’authenticité se retrouve aussi dans la production, tournée sur place à Saint-Jean et dans les environs pour capter la rudesse du littoral, la lumière si particulière de la région, et une forme de réalisme qui peut donner encore plus de poids à son versant fantastique, toujours selon Netflix.

Mieux vaut quand même attendre avant de s’emballer. Mais si Below tient ce qu’elle annonce, Netflix pourrait bien avoir entre les mains l’un de ses nouveaux thrillers de prestige: un récit de monstre marin, oui, mais aussi une histoire de deuil, de transmission et d’une communauté qui refuse de sombrer.

Below : Netflix dévoile enfin son monstre marin

Netflix a mis en ligne aujourd’hui une nouvelle bande-annonce de « Below », sa prochaine mini-série d’horreur en six épisodes située à Terre-Neuve. Pour la première fois, on distingue vraiment la créature marine qui sème la terreur dans la petite communauté au centre du récit.

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Jusqu’ici, la communication autour de « Below » restait assez avare en images nettes du monstre. Cette fois, la série en montre bien davantage, et c’est de loin l’aperçu le plus parlant qu’on ait eu.

D’après le synopsis partagé par Netflix, l’histoire suit Calvin Penney, un pêcheur obstiné toujours hanté par la mort mystérieuse de son père. Quand une créature venue de la mer commence à s’en prendre aux habitants, il doit protéger à la fois sa famille et sa ville.

Netflix précise aussi que « Below » aura droit à une première mondiale au Festival international du film de Toronto, le 10 septembre 2026, en ouverture de la section Primetime. Les six épisodes arriveront ensuite sur Netflix le 8 octobre.

Là où « Below » essaie clairement de se démarquer, c’est par son angle très lovecraftien.

La menace ne repose pas seulement sur le spectacle. Elle tient aussi à quelque chose de plus trouble, de plus difficile à cerner, presque impossible à nommer. L’horreur vient autant de la créature que de ce qu’elle réveille chez les humains, la peur de l’inconnu, la paranoïa, le déséquilibre psychologique, puis cette lente glissade vers une forme de folie collective.

Et le choix de Terre-Neuve n’a rien d’un simple habillage visuel.

La série s’ancre dans des thèmes sociaux très concrets: les difficultés économiques, le déclin de l’industrie de la pêche, la question de l’identité culturelle, l’avenir précaire des communautés isolées. En arrière-plan, « Below » renvoie aussi à des réalités bien connues dans la province, comme l’exode, les politiques de relocalisation ou encore les efforts faits pour ramener des habitants au pays.

Cette nouvelle bande-annonce, publiée avant la première mondiale, en dévoile d’ailleurs bien plus que les précédentes.

On y voit notamment un danger lié à un iceberg, des bateaux qui continuent d’approcher malgré les avertissements, ainsi qu’une scène où Wade Penney paraît sur le point d’être projeté par-dessus bord. Le montage suggère aussi plusieurs flashbacks autour de la mort du père de Calvin Penney. De quoi laisser penser que le drame familial et la créature sont peut-être liés de façon plus intime qu’on ne le croyait.

Au casting, Josh Hartnett joue Calvin Penney, Charlie Heaton incarne Wade Penney, et Mackenzie Davis prête ses traits à Fonda Howander, une chercheuse marine de passage.

Ruby Stokes, Kaleb Horn, Rohan Campbell et Willow Kean complètent la distribution. Netflix indique par ailleurs que la série a été créée, supervisée et produite par Jesse McKeown, ancien scénariste-producteur de « The Umbrella Academy ». Le tournage s’est déroulé sur place, à St. John’s, avec la participation de talents locaux à l’écriture et à la réalisation, un choix qui vise à donner plus d’ancrage et de vérité à l’univers régional.

Les premières réactions en ligne à la bande-annonce ont l’air plutôt bonnes, en particulier pour son atmosphère tendue et la promesse d’une horreur davantage psychologique que purement démonstrative.

À Terre-Neuve, on regarde aussi autre chose que le monstre. Il y a la manière dont la région est montrée, la place laissée aux artistes locaux et, déjà, une question sensible qui revient vite dans ce genre de production: est-ce que les accents sonnent juste?

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Anthony Hopkins rejoint « 2048 » : lancement cette semaine au TIFF Market

Anthony Hopkins rejoint cette semaine « 2048 », un film de science-fiction post-apocalyptique actuellement lancé au TIFF Market, la plateforme du Festival international du film de Toronto dédiée au financement et à la distribution, où le projet est en ce moment présenté aux acheteurs.

D’après le dossier du film au TIFF Market, le double oscarisé y incarnera Bryant, l’architecte aussi brillant qu’impitoyable d’un régime souterrain qui tient les derniers survivants de l’humanité sous sa coupe grâce à la surveillance, à la manipulation et à la terreur psychologique.

Le synopsis dévoilé sur place plante le décor sur une planète à l’agonie. Les derniers restes de l’humanité survivent dans une immense société enfouie sous terre, dominée par une entité autoritaire appelée le Collective. Toute mémoire du monde de la surface y aurait été effacée, au point de réduire la population à une communauté docile, maintenue sous contrôle constant.

L’histoire suit Wesley, un travailleur ordinaire dont la vie déraille lorsqu’il se retrouve lié à une résistance clandestine. Bryant apparaît comme le cerveau du système, un dirigeant qui ne règne pas seulement par la force, mais aussi en fabriquant la peur et en gardant la main sur les esprits.

Pour les admirateurs d’Anthony Hopkins, difficile de ne pas y voir une excellente nouvelle. Sur le papier, le rôle semble taillé pour exploiter à fond sa présence magnétique.

Dans des propos relayés au TIFF Market, Anthony Hopkins s’est montré très enthousiaste au sujet du scénario de Sean Ryan, qu’il décrit comme « complexe et fascinant ». À ses yeux, le script explore les contradictions de la nature humaine, entre créativité, compassion et cruauté.

Dans ces mêmes déclarations, l’acteur a aussi décrit Bryant comme un personnage intelligent, contenu, et profondément terrifiant.

« 2048 » sera mis en scène par Timothy Woodward Jr., qui retrouve Anthony Hopkins après leur récente collaboration sur le film de science-fiction horrifique « Eyes In The Trees », encore en post-production. Le projet confirme au passage l’envie du réalisateur de rester dans un registre où se croisent cinéma de genre, tension psychologique et mondes futuristes.

Toujours d’après les informations communiquées au TIFF Market, la production est menée par Natalie Burn pour Born To Burn Films et Volodymyr Artemenko pour Eastern Film Investment. Le tournage doit avoir lieu à Los Angeles, tandis que le reste du casting n’est pas encore bouclé.

À ce stade, aucun autre nom n’a été annoncé, et il n’y a toujours ni date de sortie ni calendrier de production détaillé.

Ce qui est assez curieux, c’est que cela n’empêche pas le film de déjà se placer parmi les projets de genre à surveiller. Le TIFF Market indique que Top Film Distribution Corporation s’occupe des ventes mondiales, et ce lancement à Toronto rappelle au passage une chose assez simple: la science-fiction originale et les récits post-apocalyptiques continuent d’attirer l’œil des distributeurs comme celui du public, surtout quand un nom comme Anthony Hopkins vient donner encore plus de poids à l’ensemble. Nous vous tiendrons informés.

Buffy contre les vampires : Hulu abandonne finalement sa suite

D’après plusieurs médias américains, Hulu a fini par laisser tomber le retour télé de Buffy contre les vampires, après des années de discussions autour d’un reboot ou d’une suite. La plateforme n’a jamais validé le projet, même s’il était allé jusqu’au pilote. Et ce revers rappelle au passage quelque chose qu’on oublie souvent: Buffy contre les vampires a déjà eu une suite canonique, en comics.

La nouvelle a de quoi frustrer les fans. Le projet réunissait quand même de sérieux atouts: Sarah Michelle Gellar devait revenir régulièrement dans le rôle de Buffy Summers, Ryan Kiera Armstrong avait été retenue pour jouer une nouvelle Tueuse, et Chloé Zhao devait mettre en scène le pilote.

Au fond, cette annulation remet surtout sur la table un point passé sous les radars depuis longtemps: Buffy contre les vampires a déjà eu droit à une suite officielle.

Après la fin de la série, en 2003, l’univers ne s’est pas arrêté là. Entre 2007 et 2018, il a continué chez Dark Horse Comics avec les saisons 8 à 12 en bande dessinée. Et contrairement à beaucoup de comics tirés de séries cultes, on n’était pas face à de simples récits parallèles.

Ces publications ont été vendues comme la suite canonique de la série télé. Joss Whedon y était impliqué comme scénariste et producteur exécutif, et il les a lui-même présentées publiquement comme la continuation officielle de l’histoire.

Du côté du projet Hulu, l’idée semblait moins être de relancer Buffy à l’identique que de passer le relais. Sarah Michelle Gellar ne devait pas porter le récit au premier plan, mais graviter autour d’une nouvelle héroïne dans un rôle secondaire. Sur le papier, il y avait de quoi piquer la curiosité, surtout avec une réalisatrice oscarisée comme Chloé Zhao derrière le pilote.

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Sauf que, si l’on en croit plusieurs médias américains, Hulu n’a pas été convaincue par ce qu’elle a vu. Parmi les raisons avancées, il y aurait un pilote jugé en dessous des attentes, ainsi que de possibles désaccords créatifs ou un problème de tonalité.

Détail assez étonnant: Sarah Michelle Gellar a aussi expliqué qu’au moins un dirigeant de Hulu n’était pas fan de la série originale.

Les comics, eux, ont emmené Buffy contre les vampires bien plus loin que ce que la télévision du début des années 2000 pouvait se permettre.

Libérés des contraintes budgétaires d’une série en prises de vues réelles, ils ont étendu le Buffyverse avec des intrigues plus larges, plus sombres, et une mythologie nettement plus fournie. L’exemple qui revient le plus souvent, c’est Buffy à la tête d’une armée de Tueuses, un virage presque impossible à montrer à l’écran à l’époque.

Cette liberté a aussi rendu la suite plus divisive. Beaucoup de lecteurs ont salué l’ambition du projet et le retour de la Scooby Gang après le final de 2003. D’autres, en revanche, ont trouvé certains arcs trop extravagants, parfois même trop éloignés du ton et des personnages qui avaient fait la force de la série.

Diffusée de 1997 à 2003 sur The WB puis UPN, Buffy contre les vampires reste l’une des séries les plus marquantes et influentes de la pop culture moderne.

Une fois le cycle canonique chez Dark Horse Comics terminé, BOOM! Studios a ensuite lancé, entre 2019 et 2024, un reboot situé dans un univers alternatif. En clair, même sans nouvelle série sur Hulu, Buffy contre les vampires n’a jamais vraiment quitté la scène. Et pour les fans qui cherchaient déjà une suite, elle existe depuis longtemps, simplement ailleurs que sur le petit écran.

Alan Ritchson : War Machine divise déjà la critique après Reacher saison 4

War Machine divise déjà, à en croire les premières réactions de la presse spécialisée publiées autour du film, et place Alan Ritchson devant un vrai test loin de l’ombre protectrice de Reacher.

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Une partie des critiques salue sa présence à l’écran. D’autres voient un film beaucoup plus bancal, avec de l’ambition dans le spectacle, une écriture qui part dans plusieurs directions et un ton qui ne tient pas toujours parfaitement ensemble.

Présenté comme l’un des projets les plus imposants de l’acteur depuis l’annonce de la saison 4 de Reacher, le long-métrage n’a jamais caché ce qu’il voulait être : un mélange de science-fiction, d’action militaire et de gros divertissement.

Les premiers retours dessinent donc un film nerveux, parfois impressionnant, souvent énergique, mais loin de faire l’unanimité dès qu’on regarde ce qu’il raconte vraiment. Pour Ritchson, dont le statut de star d’action continue de grandir bien au-delà de la série à succès de Prime Video, ce n’est pas un détail.

Plusieurs critiques reviennent d’ailleurs sur le même point : le charisme physique de l’acteur. Depuis sa percée avec Reacher, c’est devenu l’un des axes centraux de sa carrière.

Et c’est là que ça devient intéressant. Même chez les observateurs les plus réservés, cette qualité revient sans cesse. Sauf que, selon eux, War Machine n’arrive pas toujours à transformer cette présence en véritable moteur dramatique, surtout quand le scénario essaie d’ouvrir son univers ou d’ajouter une charge émotionnelle plus lourde à l’intrigue.

Au fond, le film a l’air de parler directement à ceux qui aiment l’action frontale, sèche, immédiate, tout en laissant sur le bord de la route une partie des spectateurs qui espéraient quelque chose de plus solide sur le fond.

Ce projet compte aussi énormément pour Ritchson pour une autre raison : il doit confirmer qu’il peut s’imposer un peu plus comme tête d’affiche capable de porter à lui seul un film de studio, ou de plateforme, sans dépendre uniquement d’une franchise déjà bien installée.

Il y a aussi ce que le film raconte, en creux, sur l’état du marché. Depuis des mois, Hollywood cherche de nouveaux visages de l’action capables d’attirer le grand public aussi bien en streaming qu’en salles. Et Ritchson revient souvent dans cette discussion, grâce à un capital sympathie réel, un physique immédiatement reconnaissable et une popularité qui continue de monter à l’international.

Mieux vaut quand même garder un peu de recul. Une réception critique partagée ne veut pas automatiquement dire échec pour ce genre de production, surtout quand on parle d’action et de science-fiction, deux terrains où le bouche-à-oreille du public ne ressemble pas toujours à celui de la presse.

War Machine peut encore trouver sa place s’il accroche les fans de Ritchson et ceux qui viennent avant tout chercher de l’action pure et dure.

Pour les spectateurs qui le suivent depuis Reacher, la lecture est assez simple : on n’est pas devant un nouveau consensus critique, mais devant un pari plus risqué, un film qui met bien en lumière ses qualités habituelles tout en exposant assez clairement ce qui lui manque encore hors de sa série la plus populaire.

Si vous avez surtout envie de voir Ritchson dans un nouveau rôle physique, taillé pour le grand spectacle, il y a de bonnes chances que le film vous donne ce que vous êtes venu chercher. Si vous attendiez le moment où il bascule vers un blockbuster applaudi de tous côtés, il faudra sans doute patienter encore un peu.

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