Diablo 4 est gratuit sur Steam jusqu’au 21 septembre : Blizzard lance un essai temporaire

Blizzard laisse jouer à Diablo 4 gratuitement sur Steam jusqu’au 21 septembre, comme l’indique la page Steam du jeu. Ce n’est pas un jeu offert à garder définitivement, mais bien un accès temporaire à la version de base. Une fois l’opération terminée, l’accès saute, sauf si vous achetez le jeu.

Cette offre porte sur la version standard de Diablo 4 sur Steam. N’importe quel joueur peut la télécharger puis lancer le jeu librement pendant toute la durée de la promotion, d’après les informations affichées sur Steam. Pour ceux qui regardaient le jeu de loin sans oser s’y mettre, presque un an après sa sortie, c’est plutôt une bonne occasion de voir ce qu’il a vraiment dans le ventre. Télécharger Diablo 4 sur PC

Blizzard ne s’est pas arrêté là et accompagne cet essai d’une grosse baisse de prix sur l’édition Standard, affichée à 12,49 € au lieu de 49,99 € sur Steam, soit 75 % de réduction. Détail assez curieux, la promo continue jusqu’au 24 septembre sur Steam. Ça laisse donc quelques jours de plus pour trancher une fois l’essai gratuit terminé.

Blizzard précise que cet essai ouvre l’accès au jeu de base avec toutes les classes jouables. De quoi tester plusieurs approches avant de sortir la carte bancaire. En revanche, l’accès n’est pas total : la progression s’arrête au niveau 30, ce qui ferme une bonne partie du contenu sur la durée, et la saison en cours, y compris la Saison 15 : Hell’s Legacy, n’est pas comprise.

Dans les faits, les nouveaux joueurs pourront surtout prendre la mesure de ce qui fait le cœur de Diablo 4 : la sensation des combats, les premières compétences, l’exploration, les donjons, le loot, et ce rythme de progression qui fait qu’on enchaîne les sessions sans trop voir l’heure passer. Pour pas mal de monde, ça suffit largement pour sentir si la boucle de gameplay prend ou non.

Le timing n’a rien d’innocent.

Cette période gratuite tombe juste après le lancement de la Saison 15 : Hell’s Legacy, mise en ligne le 15 septembre selon Blizzard. Son arrivée aurait été accompagnée, d’après une partie de la communauté, de plusieurs soucis : problèmes de connexion, bugs, retard temporaire au lancement. Vu sous cet angle, difficile de ne pas y voir une tentative assez nette de ramener de nouveaux joueurs, de refaire parler du jeu dans de meilleures conditions et de redonner un peu d’élan à la communauté après un démarrage de saison que certains fans ont jugé franchement chaotique.

Si vous n’avez encore jamais touché à Diablo 4, la réponse est assez simple : oui, ça vaut le coup, au moins pour vous faire un avis à vous. L’essai permet de tester le début de la campagne, l’ambiance, la nervosité des combats et le niveau de finition général. Ce sont d’ailleurs des points souvent mis en avant par une partie des joueurs, y compris chez ceux qui sont restés sur le jeu dans la durée.

L’accueil du jeu reste pourtant partagé. Les nouveaux venus apprécient souvent la campagne et trouvent que 12,49 € est un tarif franchement séduisant. Les vétérans, eux, continuent de pointer du doigt certains problèmes liés à l’endgame et à la monétisation. Sur le plus long terme, Blizzard semble d’ailleurs compter davantage sur le système des saisons pour faire évoluer Diablo 4 que sur une série de grosses extensions majeures.

Si le jeu vous faisait de l’œil, c’est sans doute le bon moment pour aller faire un tour en Sanctuaire, sans prendre de risque.

Wildwood: LAIKA dévoile une nouvelle bande-annonce de son film le plus ambitieux

LAIKA, le studio d’animation en stop-motion, a dévoilé aujourd’hui une nouvelle bande-annonce de Wildwood, son prochain long-métrage fantastique, attendu en salles le 23 octobre 2026.

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Pour le studio de Coraline et Kubo et l’Armure magique, ce sera un retour au cinéma après sept ans sans sortie en salles.

Et les premières images donnent la mesure du chantier.

Présenté par LAIKA comme le projet le plus ambitieux de toute son histoire, Wildwood affiche à l’écran une esthétique artisanale d’une grande densité, un ton plus sombre, que ce à quoi le studio nous a habitués, et un souffle épique qu’on voit rarement dans l’animation en volume.

Pour le studio installé dans l’Oregon, l’enjeu est réel.

Wildwood sera son premier film distribué en salles depuis 2019. C’est aussi un projet que LAIKA porte depuis très longtemps en interne : le studio avait acquis les droits du roman peu après sa parution en 2011, ce qui veut dire que cette adaptation mûrit depuis près de quinze ans.

Le film adapte le roman fantastique Wildwood de Colin Meloy, illustré par Carson Ellis.

L’histoire suit Prue McKeel, une jeune fille qui s’aventure dans une forêt interdite et enchantée après l’enlèvement de son petit frère par des corbeaux. Sa tentative de sauvetage l’entraîne dans un monde caché, peuplé d’alliés, de créatures inquiétantes et d’ennemis redoutables.

LAIKA insiste aussi sur l’ampleur de la fabrication.

D’après le studio, Wildwood a nécessité 136 décors et 231 marionnettes, des chiffres impressionnants même pour une maison déjà connue pour son obsession du détail. Et avec une durée annoncée de 132 minutes, toujours selon LAIKA, le film pourrait aussi devenir le plus long long-métrage d’animation en stop-motion jamais produit.

La mise en scène est signée Travis Knight. Le PDG de LAIKA retrouve ici le cinéma d’animation après Kubo.

Côté casting vocal, le studio réunit Peyton Elizabeth Lee, Jacob Tremblay, Carey Mulligan, Mahershala Ali et Angela Bassett.

Autre élément marquant, Wildwood sera le premier film PG-13 de LAIKA.

Les avertissements mentionnent une violence fantastique appuyée, des images sanglantes, des thèmes sombres, une évocation du suicide, une brève nudité partielle et un langage grossier. De quoi annoncer un film plus mature que la moyenne des productions animées familiales.

la nouvelle bande-annonce a déjà provoqué de nombreux commentaires enthousiastes, en particulier pour la richesse des décors, la minutie de l’animation et la charge émotionnelle qui s’en dégage.

Plusieurs observateurs y voient déjà un candidat très sérieux pour la prochaine saison des récompenses dans l’animation.

Avant sa sortie mondiale, Wildwood doit être présenté en avant-première au BFI London Film Festival le 11 octobre 2026.

LAIKA accompagne aussi ce lancement avec une vraie stratégie d’exposition : après un passage à Annecy, une grande exposition Wildwood ouvrira au Design Museum de Londres le 15 octobre 2026. Vu le dispositif, le studio mise clairement sur un retour en très grand format.

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The Last Samurai revient sur HBO Max : l’effet Shōgun

En ce moment, The Last Samurai, le film d’Edward Zwick sorti en 2003 avec Tom Cruise et Hiroyuki Sanada, remonte parmi les films les plus vus sur HBO Max aux États-Unis, d’après HBO Max. On peut aussi le voir sur MGM Plus, signe qu’un blockbuster de 2003 peut encore retrouver un vrai public à l’ère du streaming. Et difficile de ne pas y voir un effet indirect du carton de Shōgun en 2024.

Mis en scène par Edward Zwick, le film suit Nathan Algren, vétéran de la guerre de Sécession joué par Tom Cruise. Recruté pour former l’armée moderne de l’empereur du Japon, Algren se retrouve pris dans l’affrontement entre la modernisation menée tambour battant et l’héritage des samouraïs pendant l’ère Meiji.

La raison de ce retour n’a rien de très mystérieux. Le succès de Shōgun en 2024 a clairement remis en circulation l’intérêt du public pour les récits historiques japonais passés par le filtre d’Hollywood, et The Last Samurai fait partie des premiers films à profiter de ce nouvel élan.

Il y a aussi un lien très concret entre les deux œuvres : Hiroyuki Sanada. Déjà au casting de The Last Samurai, l’acteur est devenu l’un des grands visages de Shōgun. Sa performance, saluée par la critique puis récompensée aux Emmy Awards, a donné à beaucoup de spectateurs l’envie de replonger dans sa filmographie.

À sa sortie, The Last Samurai avait marqué les esprits par son ampleur. Le film a dépassé les 450 millions de dollars au box-office mondial et s’était imposé comme une grande fresque hollywoodienne ambitieuse, avec une mise en scène spectaculaire, des costumes d’une précision remarquable et une photographie particulièrement soignée.

Tom Cruise y propose un jeu plus intériorisé qu’à l’accoutumée, tout en restant très engagé physiquement. De son côté, Ken Watanabe est encore souvent perçu comme l’âme du film, un rôle qui lui avait valu une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle. Hiroyuki Sanada complète l’ensemble avec une présence qui, aujourd’hui, résonne peut-être encore plus fort auprès du public international.

Si le film revient ainsi, c’est aussi parce qu’il a toujours gardé un public fidèle. Sur Rotten Tomatoes, The Last Samurai affiche 65 % du côté des critiques, contre 83 % chez les spectateurs, selon Rotten Tomatoes. Le décalage dit assez bien l’histoire du film : la critique est restée mesurée, alors que le public s’est plus volontiers laissé emporter par sa dimension épique et émotionnelle.

Reste un point qui n’a jamais vraiment disparu du débat : la représentation du Japon. The Last Samurai a été salué pour son ambition visuelle et pour les efforts faits en matière de respect culturel, mais il a aussi été critiqué pour ses inexactitudes historiques et pour son schéma de « white savior », avec un héros occidental placé au centre d’un récit profondément japonais.

La comparaison avec Shōgun vient donc presque toute seule. Là où la série récente met les personnages japonais au premier plan, The Last Samurai apparaît davantage comme un film typique de son époque.

C’est aussi ce qui rend le parcours de Hiroyuki Sanada particulièrement parlant. Consultant culturel sur The Last Samurai, il a ensuite occupé une place créative bien plus importante en tant que producteur sur Shōgun, avec l’objectif de renforcer l’authenticité culturelle et historique du projet. Au fond, ce regain de popularité raconte autant la force de la nostalgie qu’un changement plus large dans le regard du public sur la représentation à l’écran.

Pokémon Winds & Waves : la rumeur du type « Seed » finalement démentie

Annoncé le 27 février 2026 par The Pokémon Company, Pokémon Winds & Waves n’ajoutera finalement pas de type « Seed ». La rumeur, relayée un peu partout juste après la présentation du jeu, a depuis été démentie officiellement. En cause, une erreur de traduction liée au Jeu de Cartes à Collectionner Pokémon, et non un indice sur l’arrivée d’un nouveau type dans les jeux principaux.

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The Pokémon Company a présenté Pokémon Winds & Waves le 27 février 2026 pendant le Pokémon Presents du Pokémon Day, organisé pour fêter les 30 ans de la franchise. Le jeu est prévu en exclusivité sur Nintendo Switch 2, avec une sortie mondiale annoncée pour 2027.

Dans le premier trailer de Pokémon Winds & Waves, on découvre une nouvelle région en monde ouvert, formée d’îles battues par les vents, avec une ambiance très tropicale et maritime. On y voit les deux protagonistes jouables, un Pikachu au design retravaillé, ainsi que les trois starters : Browt, de type Plante, Pombon, de type Feu, et Gecqua, de type Eau.

Et ça ne s’arrête pas là. D’autres rumeurs circulent déjà autour de cette dixième génération, notamment sur un Pokédex particulièrement dense, avec potentiellement plus de 300 créatures et formes confondues d’après ces bruits de couloir, mais aussi sur une nouvelle mécanique de combat qui pourrait tourner autour de la météo. Pour l’instant, mieux vaut quand même rester prudent.

Le fameux type « Seed » ne correspondait donc pas à un nouveau type, du même ordre que les types Fée, Ténèbres ou Acier. La confusion vient d’un terme japonais employé dans le Jeu de Cartes à Collectionner Pokémon pour parler des « Pokémon de base », parfois rendu par « Seed Pokémon » selon les contextes de traduction.

À ce stade, rien ne permet donc de penser que Pokémon Winds & Waves ajoutera un vingtième type dans les jeux principaux. Pour rappel, le dernier vrai nouveau type introduit dans Pokémon reste le type Fée, apparu en 2013.

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Ce qui frappe, c’est que ce démenti n’a pas empêché l’idée de prendre une ampleur énorme. L’hypothèse d’un Pokémon capable d’évoluer différemment selon les choix du joueur, l’entraînement, l’environnement ou certains moments du scénario touchait à un vieux fantasme de la communauté : voir Pokémon s’éloigner enfin de ses lignées d’évolution très rigides.

Sur le papier, une mécanique comme celle-là ouvrait la porte à des parcours bien plus personnalisés, à davantage de rejouabilité, et à de nouvelles questions d’équilibrage en compétitif.

En face, beaucoup de joueurs restaient sceptiques. Une mécanique fondée sur des variations presque infinies, ou sur des évolutions générées de façon procédurale, poserait des défis énormes en matière de lisibilité, de développement technique et d’équilibrage pour un jeu Pokémon principal.

Même démentie, cette rumeur autour du type « Seed » dit quand même quelque chose. Certains y voyaient enfin la grande nouveauté que la série se fait attendre depuis des années. D’autres jugeaient qu’un changement pareil collerait mal à l’identité de Pokémon. L’erreur de traduction montre surtout à quel point une partie du public espère des changements mécaniques profonds pour la génération 10. Pokémon Winds & Waves n’a peut-être pas de nouveau type à offrir, mais le jeu arrive déjà avec une attente très forte : prouver que Pokémon peut encore surprendre.

300 cartonne à nouveau sur Paramount+ : le film de Zack Snyder revient en grâce

D’après Paramount+, 300, le film de Zack Snyder sorti en 2007, figure de nouveau parmi les titres qui captent en ce moment l’attention des abonnés de la plateforme.

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Presque vingt ans après son arrivée au cinéma, le film de Zack Snyder retrouve les faveurs du public amateur d’épopées guerrières et de grand spectacle. C’est aussi une façon de patienter avant l’arrivée en streaming d’autres fresques mythologiques très attendues, à commencer par The Odyssey de Christopher Nolan.

Sorti en 2007, 300 adaptait le roman graphique de Frank Miller en rejouant la bataille des Thermopyles comme une histoire de résistance héroïque, poussée vers l’excès et la mythologie assumée. Ce regain d’intérêt n’a rien d’un simple hasard : le blockbuster reste identifiable en quelques secondes, avec une signature visuelle que très peu de films ont su reprendre avec la même puissance.

À la maison, 300 garde en plus un format idéal pour une redécouverte : c’est intense, limpide, et le côté spectaculaire saute aux yeux presque instantanément.

Sa longévité s’explique aussi par son triomphe initial. 300 avait engrangé autour de 456 millions de dollars au box-office mondial, pour un budget estimé entre 60 et 65 millions. Plus surprenant encore, son tout premier week-end avait franchi la barre des 70 millions, ce qui constituait alors un record pour un mois de mars, malgré une classification restrictive et un casting qui ne reposait pas encore sur de très grandes vedettes installées.

Si 300 reste aussi présent dans les mémoires, c’est d’abord pour sa forme. Zack Snyder poussait très loin l’esthétique du roman graphique, avec un tournage largement réalisé sur fond vert, des décors numériques, des ralentis, des accélérations soudaines, et des cadrages directement calqués sur le storyboard comme sur les planches de Frank Miller.

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Au final, le film s’est imposé comme un repère dans l’évolution du cinéma d’action numérique moderne, tout en renforçant la place de Zack Snyder après L’Armée des morts. Même chose pour le directeur de la photographie Larry Fong, qu’on retrouvera ensuite sur d’autres productions comme Kong: Skull Island ou The Tomorrow War.

Le film a aussi servi de vrai tremplin à Gerard Butler dans le rôle de Leonidas, avant Gamer, La Loi et l’ordre, La Chute de la Maison-Blanche ou, plus récemment, Plane. Aujourd’hui, le casting a presque des allures de capsule temporelle, avec Michael Fassbender dans l’un de ses premiers rôles vraiment marquants et Lena Headey avant Game of Thrones.

Son empreinte se voit encore dans le cinéma d’action contemporain, jusque du côté de John Wick, même si ces franchises ont par la suite choisi une voie plus physique et moins dépendante du numérique.

Autour de 300, pourtant, l’unanimité n’a jamais existé. Encensé pour son énergie visuelle et pour des répliques devenues cultes, le film a aussi essuyé des critiques sur ses libertés avec l’Histoire et sur sa représentation des Perses, que certains observateurs ont jugée orientaliste, voire xénophobe.

Ça ne l’a pas empêché de donner naissance à 300 : La Naissance d’un empire en 2014, coécrit et produit par Zack Snyder, ni de rester un objet pop majeur de l’époque du blockbuster numérique.

DC dévoilait The Writer il y a 36 ans : peut-être son personnage le plus puissant

En 1990, dans Animal Man #26 chez DC Comics, Grant Morrison a proposé sa réponse la plus radicale à la vieille question du personnage de comics le plus puissant. Cette réponse s’appelait The Writer : une version fictionnalisée de Morrison lui-même, assise au-dessus du récit, libre de décider de tout ce qui arrive à Buddy Baker.

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Si cette figure continue de fasciner, c’est pour cette raison-là. The Writer n’est pas juste une entité cosmique démesurée dans l’univers DC. Il se tient ailleurs, au-delà, à l’endroit même où l’histoire s’invente, se corrige et parfois se pulvérise.

La plupart des personnages qu’on présente comme invincibles dans les comics restent enfermés dans leur continuité. Ils tordent la matière, traversent le temps, déplacent l’espace, jouent avec les dimensions, mais ils obéissent encore aux règles de leur propre fiction. The Writer agit sur un tout autre plan, celui de l’auteur. Il peut faire surgir un événement, réécrire la personnalité d’un héros, ajouter une tragédie, modifier l’apparence d’un personnage, simplement parce qu’il le décide en l’écrivant.

Dans Animal Man, Grant Morrison met cette idée noir sur blanc à travers Buddy Baker, qui finit par se retrouver face à l’être responsable de sa vie, de ses souffrances, et même de son existence en tant que personnage. Ça reste l’un des grands chocs méta de l’histoire des comics.

Ce qui donne au numéro sa vraie charge émotionnelle, c’est que Buddy Baker n’affronte pas un super-vilain au sens classique. Il rencontre littéralement son créateur. Plus étrange encore, The Writer apparaît comme la force à l’origine de plusieurs tournants majeurs de sa vie, depuis les drames qui frappent la famille Baker jusqu’au virage végétarien d’Animal Man, en passant par des détails beaucoup plus triviaux, comme sa veste.

Avec ce dispositif, Grant Morrison s’attaque de front à plusieurs idées : la responsabilité du créateur envers ses personnages, l’illusion du libre arbitre, et cette frontière floue entre fiction et réalité. Pour Buddy Baker, découvrir The Writer, c’est comprendre que ses croyances, ses choix et son destin ont toujours dépendu de quelqu’un d’autre.

Doctor Manhattan revient presque toujours comme référence suprême quand on parle des personnages les plus puissants. Ce n’est pas un hasard : dans Watchmen, publié lui aussi par DC Comics, Doctor Manhattan manipule la matière, perçoit le temps de façon non linéaire, se téléporte, et donne l’impression qu’on ne peut à peu près rien contre lui.

Mais The Writer appartient à une autre famille de puissance. Là où Doctor Manhattan reste un être extraordinairement fort à l’intérieur d’un récit, The Writer tient le récit lui-même entre ses mains. En théorie, il peut décider qu’un être omnipotent perde, gagne, change, ou n’ait jamais existé. C’est exactement cet écart entre puissance cosmique et puissance narrative qui lui donne ce statut à part.

L’apparition de The Writer n’a pas surgi de nulle part. D’après DC Comics, Grant Morrison en avait déjà posé les premiers jalons dans Animal Man #14, avant de pousser l’idée jusqu’à ce final marquant pour son run de 1988 à 1990. L’ensemble de la série reste d’ailleurs salué pour ce mélange très particulier d’activisme animalier, de méchants obscurs et d’expérimentations formelles.

Le personnage a même connu une postérité assez inattendue. Selon DC Comics, John Ostrander le fera tuer plus tard dans Suicide Squad #58, au détour d’une blague méta sur le syndrome de la page blanche et l’incapacité d’écrire sa propre survie. Plus de trois décennies après, Animal Man reste pourtant la vraie empreinte laissée par cette idée vertigineuse : dans les comics, le plus puissant n’est pas forcément celui qui détruit des mondes, c’est celui qui tient le stylo.

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Foundation: Galactic Frontier annonce Shared Moonlight en septembre : pas pour le Foundation attendu

Shared Moonlight n’a rien à voir avec Foundation, le city-builder médiéval de Polymorph Games. Les annonces officielles placent bien l’événement du 15 au 27 septembre dans Foundation: Galactic Frontier, le jeu de science-fiction. Son déploiement se fera en deux temps: d’abord sur les serveurs 1001 à 1016 du 15 au 21 septembre, puis sur les serveurs 1017 à 1247 du 21 au 27 septembre.

C’est d’ailleurs ce qui a pu prêter à confusion. Avec un nom comme Shared Moonlight, on pouvait facilement croire à un lien avec le Foundation de Polymorph Games.

Pour suivre cette annonce, il faut regarder du côté de Foundation: Galactic Frontier. Les informations officielles évoquent un programme assez chargé: des bonus de connexion, les tableaux d’objectifs Bingo Bash, un Moonlight Battlepass avec des quêtes quotidiennes et des objectifs spécifiques, ainsi que Lunar Soil Prospecting, un mode qui promet jusqu’à 100 niveaux d’excavation.

À cela s’ajoutent Moonlit Treasures, qui sert à échanger la monnaie de l’événement, et Full Moon Charge-Up, une mécanique de tirages liée aux achats effectués en jeu, toujours d’après les annonces officielles de Foundation: Galactic Frontier.

Côté récompenses, on trouve plusieurs cosmétiques à durée limitée, parmi lesquels un skin de vaisseau, un cadre de pseudo, un cadre d’avatar et un effet d’élimination. Le jeu mentionne aussi un membre d’équipage spécial festival, à choisir entre Holly Nico, Murphy Riley et Boka Lape.

Shared Moonlight s’inscrit dans une mise à jour de septembre plus large. Foundation: Galactic Frontier y associe aussi des tests de la saison 2 et l’arrivée du mode Combat Lab sur une sélection de serveurs.

Mieux vaut donc séparer clairement les deux jeux. Foundation, chez Polymorph Games, n’a annoncé aucun événement Shared Moonlight. Son calendrier n’a rien à voir: la sortie complète est fixée au 31 janvier 2025, le premier DLC Harvest Festival arrivera le même jour, et le prix du jeu de base doit augmenter le 18 décembre 2024.

Polymorph Games précise que Harvest Festival ajoutera un système d’événements centré sur les fêtes saisonnières, avec en plus des événements perturbateurs pensés pour secouer un peu la vie de la colonie. En parallèle, une mise à jour gratuite pour tous les joueurs remettra en jeu un ensemble de bâtiments très apprécié par la communauté, avec plusieurs améliorations de confort: un Royal Book repensé, un meilleur filtrage des ressources et l’ajout du système d’aide Compendium.

Les premiers retours des joueurs vont plutôt dans le bon sens, surtout sur la profondeur apportée par les événements et par les nouvelles chaînes de production.

Tout n’est pas réglé pour autant. Certains joueurs signalent encore des bugs persistants et aimeraient voir davantage d’ambition dans le système de construction modulaire.

Pour l’instant, plusieurs points restent flous chez Polymorph Games, notamment sur le fonctionnement précis des nouveaux événements et sur l’ensemble de bâtiments qui doit revenir. On vous tiendra au courant.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, Foundation continue aussi sa route à la télévision. Sur Apple TV+, la série Foundation semble se diriger vers une saison 4 qui pourrait compter parmi les plus importantes, au vu des éléments mis en avant par la plateforme: des menaces qui montent autour de la psychohistoire, et une place encore plus grande donnée à des piliers de l’œuvre d’Isaac Asimov, en particulier le Mulet et la Seconde Fondation.

Neagley : la saison 2 est déjà en place, sans feu vert de Prime Video

Ce 16 septembre 2026, Nicholas Wootton, le showrunner de Neagley, a expliqué que l’équipe créative savait déjà ce qu’elle voudrait raconter dans une saison 2, même si Prime Video ne l’a toujours pas annoncée. Mise en ligne ce même 16 septembre 2026 avec ses huit épisodes disponibles d’un bloc sur Prime Video, la série suit Frances Neagley, jouée par Maria Sten, ex-alliée de Jack Reacher devenue détective privée à Chicago, pendant qu’elle cherche à comprendre la mort suspecte d’un ami lié à son passé.

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Neagley saison 2 : ce que le showrunner a déjà prévu

Même sans validation officielle de Prime Video, les bases d’une éventuelle saison 2 sont donc déjà posées, si l’on en croit Nicholas Wootton. Le plus frappant, c’est que ce travail a commencé alors que le renouvellement n’est toujours pas signé. Ça dit surtout une chose : Neagley sait déjà dans quelle direction elle veut partir si Prime Video donne le feu vert.

Au cœur de cette suite possible, il y aurait l’évolution de la famille de cœur que Neagley s’est construite. La saison 1 a peu à peu installé autour d’elle une nouvelle équipe, avec Hudson Riley, Renee Birdwhistle et Keno. Pour Nicholas Wootton, cette dynamique fait déjà partie des fondations de la série : voir ces personnages parvenir, petit à petit, à fissurer l’armure de Neagley.

Une série plus intime que Reacher

Là où Reacher repose d’abord sur la force de son héros et sur son efficacité très frontale, Neagley prend une voie plus intérieure. La série regarde de plus près les blessures de son personnage principal, en particulier sa haphephobie, c’est-à-dire sa peur du contact physique.

Tout ça culmine dans le final avec une scène très simple, mais qui pèse lourd : la poignée de main hésitante entre Frances Neagley et Jack Reacher. Le geste est minuscule en apparence, pourtant la série le traite comme une vraie étape dans son parcours émotionnel. Si la saison 2 se fait, cette dimension du personnage devrait encore gagner en importance, à en croire ce qu’a laissé entendre Nicholas Wootton.

Le final ouvre déjà plusieurs pistes

La fin de la première saison ne se contente pas de boucler son intrigue principale. Elle met aussi en place plusieurs suites possibles. La plus visible touche Renee Birdwhistle et Keno, dont la relation se complique d’un coup après leur baiser dans le final.

Nicholas Wootton a aussi suggéré qu’un autre fil était déjà prêt pour la suite : l’histoire du frère disparu de Renee Birdwhistle. En clair, Neagley a déjà laissé derrière elle plusieurs éléments qui peuvent nourrir une nouvelle salve d’épisodes.

Un spin-off original dans l’univers Reacher

À la différence de la série mère, Neagley n’adapte pas un roman précis de Lee Child. Le spin-off raconte une affaire inédite, tout en gardant ce qui fait l’ADN musclé de la franchise : de l’action, de la tension, un vrai goût pour l’enquête, avec au passage une dose d’émotion en plus.

Le lien avec l’univers Reacher reste très direct grâce à l’apparition d’Alan Ritchson dans le rôle de Jack Reacher, et la franchise déborde déjà du petit écran : Zero Margin, nouveau roman centré sur Neagley et coécrit par Lee Child avec Yasmin Angoe, est attendu pour mars 2027.

Les premiers retours critiques publiés vont plutôt dans le bon sens. Ils mettent surtout en avant la performance de Maria Sten, la solidité du mystère central et cette approche plus sensible du personnage.

Reste maintenant ce qui compte vraiment pour Prime Video : l’audience. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la plateforme n’a encore communiqué aucun chiffre de visionnage. Donc, prudence pour l’instant. On suivra ça de près.

Game of Thrones : les Stark reviennent, mais pas dans une nouvelle série HBO

Les Stark font bien leur retour dans Game of Thrones: Legends, le jeu mobile de Zynga, du 23 septembre au 21 octobre avec l’événement limité Hand of the King Summon. Mais inutile d’y voir l’annonce discrète d’une nouvelle série HBO. Ici, on parle bien du jeu, pas d’un retour télévisé. L’événement met en avant Ned Stark, Catelyn Stark, Robb Stark, Sansa Stark, Arya Stark, ainsi qu’une version « King in the North » de Jon Snow.

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Autrement dit, ce « retour » n’a rien d’une suite à la télévision, ni d’un nouveau spin-off. C’est une bannière d’invocation intégrée au jeu mobile free-to-play Game of Thrones: Legends de Zynga, un RPG match-3 sorti en juillet 2024 et bâti sur les univers de Game of Thrones et de House of the Dragon, d’après l’éditeur. De quoi réveiller un peu la nostalgie de Winterfell, mais seulement sur smartphone.

Pour les joueurs, l’intérêt saute assez vite aux yeux : mettre la main sur des unités prestigieuses tirées de l’une des familles les plus aimées de toute la saga.

Pour participer à cette invocation, il faut passer par les Exalted Tokens, une monnaie premium liée aux nouveaux champions et aux bannières spéciales du jeu, toujours selon Zynga.

Zynga insiste aussi sur un point très concret : les Exalted Summons offriraient environ deux fois plus de chances d’obtenir des fragments légendaires que les anciennes invocations basées sur les Splendid Tokens. L’éditeur précise que les Exalted Tokens peuvent s’obtenir dans les Material Trials, les Proving Grounds, via certaines récompenses du Goldroad, ou encore en dépensant de l’or sur les bannières Exalted.

Côté série, mieux vaut ne pas s’emballer. Le spin-off centré sur Jon Snow reste au point mort, pour ne pas dire enterré. Kit Harington a confirmé que le projet avait été rangé de côté, l’équipe n’ayant pas trouvé d’idée assez solide pour lui donner une vraie raison d’exister. L’acteur avait d’ailleurs déjà expliqué que la fin originale de Jon tenait debout telle quelle.

Pour Arya Stark, ce n’est pas plus net. Maisie Williams a dit avoir été surprise par les rumeurs autour d’une série dérivée consacrée à son personnage. Elle a aussi laissé entendre qu’un retour ne l’intéresserait que si Arya avait encore une vraie trajectoire à suivre, pas juste un prétexte pour faire rejouer la carte de la nostalgie.

Donc oui, les Stark reviennent. Mais ils reviennent dans un événement marketing et ludique de Game of Thrones: Legends, pas dans une nouvelle fiction signée HBO.

La franchise, elle, continue de s’étendre par d’autres voies. House of the Dragon est déjà bien installé, et A Knight of the Seven Kingdoms fait partie des prochains projets attendus. Pour les fans, ce Hand of the King Summon ressemble surtout à un clin d’œil premium adressé à la famille Stark, bien plus qu’au premier signe d’une vraie renaissance télévisée.

La Roue du Temps aura enfin son jeu officiel en 2027

War of the Dragon: The Wheel of Time, le jeu de plateau officiel tiré de La Roue du Temps, la saga fantasy en 14 romans de Robert Jordan, est annoncé pour 2027 par Dire Wolf. The One Power n’est pas le nom du jeu de base, mais celui d’une édition spéciale réservée à Kickstarter. En parallèle, une version standard appelée Dragon Reborn Edition est elle aussi prévue pour 2027, d’après Dire Wolf et la page de campagne.

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Depuis l’arrêt de la série en prises de vues réelles de Prime Video après trois saisons, la saga de Robert Jordan semble donc partir chercher un autre format, cette fois autour d’un plateau.

Le projet, développé par Dire Wolf, ressemble à un vrai changement de cap pour une franchise qui paraît désormais se tourner vers un support plus à l’aise avec l’ampleur de cette fresque en 14 tomes. Une adaptation télé devait forcément tasser une masse énorme de personnages, d’intrigues politiques et de guerres ouvertes. Un jeu de plateau, lui, peut prendre cette densité et en faire des règles, des systèmes, des choix.

C’est sans doute là que l’adaptation tient le mieux debout. Un jeu de société peut encaisser cette complexité bien plus naturellement qu’une série live action, en transformant personnages, factions et grands événements en mécaniques de jeu, au lieu de rogner l’univers pour le faire rentrer de force dans un autre cadre.

Et le financement participatif montre qu’il reste du monde au rendez-vous. La campagne Kickstarter a dépassé 1,16 million de dollars avec plus de 6 100 contributeurs, alors que l’objectif de départ était fixé à 50 000 dollars, selon Kickstarter. Les exemplaires Kickstarter sont annoncés pour juin 2027. La sortie en boutiques aux États-Unis, elle, est prévue pour le premier semestre 2027, toujours d’après la campagne et Dire Wolf.

Pour l’international, il faudra attendre un peu plus longtemps, selon Dire Wolf.

Côté jeu, War of the Dragon: The Wheel of Time se présente comme un gros jeu de stratégie pour deux joueurs. Chacun prend la tête des forces de la Lumière ou de l’Ombre à travers les Terres de l’Ouest, avec un mélange de contrôle de territoire, de construction de tableau et de collection de séries, si l’on suit la présentation de Dire Wolf.

Deux façons de jouer sont prévues, d’après Dire Wolf et la campagne Kickstarter. D’un côté, un Hero Mode plus facile d’accès, centré sur les personnages les plus connus et sur des objectifs plus immédiats. De l’autre, un Epic Mode plus chargé, avec gestion d’armées, grands événements narratifs et montée en puissance jusqu’à la Dernière Bataille, le fameux Tarmon Gai’don. La base de départ est immense : l’histoire puise dans l’ensemble des 14 livres, avec un point de départ placé autour de The Shadow Rising, avant de dérouler la guerre finale entre les deux camps.

Pour le reste, les informations concrètes sur les autres projets Wheel of Time se font toujours rares. Une série animée, des films d’animation, un jeu PC/mobile et même un RPG AAA en monde ouvert ont bien été mentionnés, mais à la mi-2026, leur état d’avancement reste difficile à cerner.

Mieux vaut donc garder un peu de recul. En attendant, War of the Dragon: The Wheel of Time est le projet le plus tangible depuis la fin de la série, et peut-être aussi celui qui a le plus de chances de rendre justice à l’ambition hors norme de La Roue du Temps. On vous tient au courant.

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