EA admet l’échec d’Ultimate Team dans FC 26 : des changements promis pour FC 27

Electronic Arts admet enfin, aujourd’hui, que le ressenti autour d’Ultimate Team dans EA Sports FC 26 s’est franchement détérioré après un lancement qui, au départ, avait pourtant bien commencé, d’après les informations communiquées par l’éditeur.

D’après les développeurs d’EA Sports FC 27, ce retournement s’est surtout fait sentir chez les joueurs les plus impliqués, les plus présents, ceux qui font vivre la communauté au quotidien, en particulier sur les réseaux sociaux, où les reproches sur le contenu, le gameplay et le suivi du jeu se sont empilés au fil du temps.

Le diagnostic posé par l’éditeur ne laisse pas beaucoup de place au doute : une partie des joueurs a progressivement décroché d’Ultimate Team, à cause d’une série de problèmes qui se sont installés puis aggravés de semaine en semaine.

Dans les critiques qui reviennent le plus souvent, on retrouve un contenu hebdomadaire jugé peu inspiré, une communication trop faible du côté des développeurs, un gameplay perçu comme irrégulier, une IA souvent agaçante, sans oublier les problèmes de serveurs. Et il y a aussi la fameuse “power curve”, autrement dit la vitesse à laquelle les nouvelles cartes promotionnelles rendaient les précédentes dépassées. Résultat, beaucoup ont eu l’impression d’être coincés dans une course permanente, avec du grind, de la pression, et cette obligation de suivre le rythme pour rester compétitif.

Jamey Cane, Senior Lead Game Product Manager, a lui aussi reconnu qu’Electronic Arts avait promis, au lancement d’EA Sports FC 26, une communication de meilleure qualité, sans vraiment parvenir à tenir cette promesse.

Et c’est assez frappant : cet aveu sur le manque de transparence est aujourd’hui l’un des éléments les mieux reçus, alors même que cette communication défaillante a longtemps été citée parmi les principales sources de frustration et de désengagement.

Pour EA Sports FC 27, la réponse d’EA tient en deux chantiers. D’abord, corriger les critiques les plus lourdes sur le gameplay, le contenu et la progression. Ensuite, retisser le lien avec la communauté, avec la promesse d’une communication plus ouverte et plus régulière.

Dans le détail, EA veut ralentir la progression dans Ultimate Team en réduisant la fréquence et l’impact des cartes promotionnelles, pour que davantage d’objets restent utiles plus longtemps et que le mode donne moins l’impression de pousser au pay-to-win.

Selon EA, d’autres ajustements concernent aussi les systèmes.

Les Défis Création d’Équipe devraient ainsi devenir plus lisibles, toujours d’après l’éditeur, grâce à un modèle fondé sur des points qui remplacerait une partie des contraintes jugées plus lourdes autour du collectif ou des notes d’équipe.

L’éditeur explique aussi que les récompenses devraient contenir plus d’objets échangeables, afin de laisser davantage de marge de manœuvre dans la construction du club.

EA compte également sur FUT Gallery, un système de collection pensé pour garder une trace des cartes déjà possédées, y compris les versions gradées ou certains objets spéciaux signés. L’idée est assez simple : redonner de la valeur à un plus grand nombre de cartes, et pas seulement aux cartes méta les plus fortes.

Pour l’instant, la réaction de la communauté reste mesurée.

Le fait qu’EA reconnaisse publiquement les problèmes d’EA Sports FC 26 est vu comme un signal plutôt positif, et plusieurs observateurs saluent déjà le fait que l’éditeur admette s’être raté sur la communication.

Mais on est encore loin d’un accueil enthousiaste, parce que la communauté a déjà entendu ce genre de promesses par le passé. Mieux vaut donc attendre avant de s’emballer. EA Sports FC 27 ne sera pas évalué sur ses présentations ni sur ses feuilles de route, mais sur autre chose : la qualité réelle du gameplay, le rythme du contenu, et sa capacité à faire d’Ultimate Team un mode moins épuisant à suivre au quotidien.

Xbox dévoile sa Gamescom 2026 : Fable, Gears of War: E-Day et plus de 25 jeux jouables

Xbox a officialisé son programme pour la Gamescom 2026, attendue du 26 au 30 août à Cologne, en Allemagne. D’après la marque, elle sera sur place pendant toute la durée du salon, du 26 au 30 août, avec un très grand stand et plus de 25 jeux jouables. À ce stade, ça ressemble déjà à l’une de ses vitrines les plus imposantes de l’année.

Pour le public, le message est assez simple: il y aura beaucoup à voir, et surtout beaucoup à prendre en main. Microsoft compte mettre en avant plusieurs gros morceaux de son catalogue, mais aussi de celui de ses partenaires. Parmi les jeux cités, on retrouve Gears of War: E-Day, Call of Duty: Modern Warfare 4, Minecraft Dungeons II et Metro 2039.

Du côté des temps forts annoncés, Fable occupe une place à part. Xbox parle d’une présentation dédiée sur scène pour Playground Games, avec une longue démonstration de gameplay en direct. Pour un jeu attendu depuis des années, le rendez-vous compte.

Autre point fort annoncé par Xbox, la Gamescom 2026 sera aussi la première occasion , pour le grand public, de jouer à la campagne solo de Gears of War: E-Day. Pour les fans de la série, la nouvelle est forcément très bonne.

Cette présence à Cologne s’inscrit aussi dans les célébrations des 25 ans de Xbox, si l’on en croit la communication de la marque. Microsoft se sert donc de la Gamescom sur deux tableaux: comme rampe de lancement pour ses produits, et comme grand moment de mise en scène pour la marque elle-même. Difficile de ne pas y voir un signe de l’évolution du salon allemand, devenu bien plus central depuis la disparition de l’E3.

Et ce choix n’a rien d’un hasard. La Gamescom fait partie des rares rendez-vous capables de réunir, au même endroit, des annonces mondiales, des démos jouables et un contact direct avec les communautés. Pour Xbox, y frapper fort permet autant de parler aux joueurs que d’envoyer un message au reste du marché.

Twitch Télécharger

Microsoft a aussi confirmé, via Xbox, une étape du Xbox FanFest à Cologne. L’événement communautaire doit se tenir dans la soirée du 26 août, directement sur le stand Xbox, avec à la clé des expériences exclusives pour les participants.

Ceux qui ne feront pas le voyage ne seront pas mis de côté. Xbox prévoit des livestreams depuis le salon les 26 et 27 août, avec des interviews de développeurs, des révélations autour du gameplay et plusieurs invités à l’antenne.

Reste qu’au milieu de cette communication très offensive, le contexte est plus délicat qu’il n’y paraît. Au moment où nous écrivons ces lignes, des spéculations circulent au sujet de possibles fermetures de studios, au sein de la division jeux vidéo de Microsoft, sans confirmation officielle pour l’instant. Le timing de cette démonstration de force fait déjà grincer quelques dents. Mieux vaut donc garder la tête froide.

Ça n’empêchera probablement pas le stand Xbox de figurer parmi les plus fréquentés du salon. Mais cela donne aussi une autre couleur à cette grand-messe allemande. Nous continuerons à suivre le dossier.

Rockstar Games : le syndicat de GTA 6 lance les négociations formelles

D’après l’Independent Workers of Great Britain (IWGB), le Rockstar Games Workers Union a tenu sa première réunion formelle avec la direction de Rockstar Games au sein du studio qui développe GTA 6. Cette rencontre intervient après les licenciements d’octobre 2025 et avant l’audience finale attendue en septembre 2026. Pour le syndicat, c’est le moment où les discussions sur la reconnaissance syndicale commencent vraiment, avec en toile de fond plusieurs sujets explosifs liés aux conditions de travail.

Grand Theft Auto V Télécharger

Dans sa première prise de parole, l’organisation a parlé d’« un pas dans la bonne direction » et dit avoir obtenu une feuille de route censée faire avancer les négociations plus vite. Obtenir une reconnaissance volontaire reste le point central, pour pouvoir négocier officiellement au nom de ses membres sur les salaires et les conditions de travail.

La ligne du syndicat, à court terme, ne laisse pas beaucoup de place au doute. Si les échanges patinent, le Rockstar Games Workers Union pourrait passer par la voie légale au Royaume-Uni, en saisissant le Central Arbitration Committee, l’organisme chargé de trancher ce genre de conflit.

Le prochain sujet lourd concerne la définition de l’« unité de négociation », c’est-à-dire le périmètre exact des salariés que le Rockstar Games Workers Union pourrait représenter. Prudence, quand même. Rockstar Games n’a rien détaillé publiquement sur la fameuse feuille de route mentionnée par les représentants des employés.

Selon l’IWGB, le Rockstar Games Workers Union a posé cinq revendications centrales sur la table : mettre un terme au crunch et aux heures supplémentaires non payées, rendre les rémunérations plus transparentes, permettre des formes de travail plus souples, prendre l’engagement d’éviter les licenciements et garantir que les salariés ne seront pas remplacés par des outils automatisés.

Ces demandes arrivent dans un climat tendu depuis des années chez Rockstar Games. Le studio traîne depuis longtemps une réputation de culture du crunch, avec d’anciens témoignages évoquant des semaines de 80 heures et une pression très forte pour travailler le soir comme le week-end, surtout dans les dernières phases de développement.

Rockstar Games Launcher Télécharger

Et ce n’est pas le seul point de friction. En octobre 2025, plus de 30 employés ont été licenciés. L’IWGB y a vu des pratiques antisyndicales et estime que ces renvois visaient à affaiblir l’organisation collective.

Rockstar Games, pour sa part, a expliqué que ces licenciements étaient liés au partage d’informations confidentielles sur un forum public. Le dossier n’est pas clos : une étape décisive reste à venir, avec l’audience finale prévue en septembre 2026.

Le Rockstar Games Workers Union se présente maintenant comme le plus grand syndicat actif dans un studio de jeux vidéo en Europe. Sa progression s’inscrit dans un mouvement de syndicalisation plus large chez les travailleurs du jeu vidéo, au Royaume-Uni comme ailleurs, alors que l’industrie enchaîne restructurations et vagues de suppressions de postes.

Chez Rockstar Games, l’ouverture de discussions formelles ne change donc pas tout d’un coup. Mais pour les salariés mobilisés autour de GTA 6, cette première réunion fixe au moins un fait très concret : le dialogue social est officiellement enclenché.

Fairlife ciblée par Anubis : Coca-Cola révèle un arrêt temporaire de la production

Le 16 juillet 2026, The Coca-Cola Company a annoncé qu’une cyberattaque, revendiquée par le groupe de ransomware Anubis, avait provoqué l’arrêt temporaire de toute la production de Fairlife, sa filiale laitière, aux États-Unis. Le groupe précise que la qualité et la sécurité des produits n’ont pas été touchées, et que les activités au Canada continuent normalement.

Malwarebytes Anti-Malware Télécharger

Anubis dit être à l’origine de l’attaque contre Fairlife et affirme avoir mis la main sur un volume important de données confidentielles, avec la menace de les publier si aucune rançon n’est payée.

The Coca-Cola Company maintient de son côté que ni la qualité ni la sécurité des produits n’ont été compromises, et que les opérations canadiennes n’ont subi aucune perturbation. Autrement dit, à ce stade, le problème est opérationnel, pas sanitaire.

Pour l’instant, on ne sait pas exactement ce que contiennent les fichiers que le groupe affirme avoir volés. Ni la nature précise des données, ni leur degré de sensibilité, n’ont été confirmés publiquement ou vérifiés de façon indépendante.

Si la revendication d’Anubis se confirme, il pourrait s’agir de données sur les employés, d’éléments financiers, de documents liés aux opérations, ou encore d’informations concernant le contrôle qualité.

Il faut donc rester prudent. Nous continuerons à suivre la situation et à vous tenir informés.

Sur son site de fuite, Anubis affirme avoir exfiltré environ 1 téraoctet de données appartenant à Fairlife. Le groupe dit aussi avoir chiffré l’infrastructure Nutanix de l’entreprise. Cela laisse penser que des systèmes virtualisés centraux, possiblement utilisés pour piloter la production et les opérations internes, ont pu être atteints.

D’après plusieurs chercheurs en cybersécurité, Anubis est apparu en décembre 2024. Le groupe s’est rapidement fait connaître pour ses tactiques de double extorsion. En pratique, il ne se limite pas au chiffrement des systèmes : il vole aussi des données, puis s’en sert pour faire monter la pression sur la victime et augmenter les chances d’obtenir un paiement.

Des spécialistes de la cybersécurité indiquent également qu’Anubis dispose d’une fonction d’effacement capable de supprimer définitivement des fichiers. C’est un point assez particulier, et inquiétant : même lorsqu’une entreprise choisit finalement de payer, la récupération des données peut malgré tout devenir impossible dans un scénario de ce type.

L’affaire Fairlife montre aussi à quel point le secteur agroalimentaire est sous pression.

Dans ce type d’entreprise, l’informatique et les environnements opérationnels sont souvent imbriqués de très près : production, logistique, chaînes d’approvisionnement en flux tendu. Quand un maillon s’arrête, les effets peuvent se faire sentir très vite. L’arrêt temporaire de la production américaine de Fairlife, confirmé par The Coca-Cola Company, en donne une illustration très concrète.

Le risque le plus immédiat se situe peut-être finalement du côté des données. Si la fuite annoncée par Anubis se concrétise, Fairlife pourrait se retrouver à gérer en même temps les conséquences opérationnelles de l’attaque et celles d’une éventuelle exposition d’informations sensibles.

Si les perturbations durent, des tensions sur certains produits aux États-Unis restent possibles, même si The Coca-Cola Company n’a confirmé, pour l’instant, aucun impact généralisé pour les consommateurs. C’est plutôt rassurant. Mais la situation, elle, continue d’évoluer.

L’Odyssée de Christopher Nolan: ce que l’on sait déjà des monstres

L’Odyssée de Christopher Nolan, tirée du poème d’Homère, arrivera au cinéma le 17 juillet 2026 sous le label Universal Pictures. Une avant-première est prévue à Londres le 6 juillet. Matt Damon y jouera Odysseus, le roi d’Ithaque, et Anne Hathaway incarnera Pénélope. Dès l’annonce du projet, on comprend où le film veut nous emmener : un long voyage, des épreuves en mer, et ces face-à-face avec le surnaturel qui collent au récit depuis toujours.

La question qui revient maintenant est simple : quels monstres de L’Odyssée Christopher Nolan va-t-il montrer à l’écran ? Du Cyclope Polyphème aux Sirènes, sans oublier Scylla, Charybde ou les Lestrygons, le poème d’Homère déborde de créatures mythiques.

Pour l’instant, ce qui a été rendu public ne permet pas de dresser une liste ferme et confirmée des êtres qui figureront dans le film. On ne sait pas non plus, de façon précise, comment Nolan compte les filmer. Les monstres occupent déjà une place énorme dans tout ce qu’on projette sur le projet, mais Universal Pictures n’a encore dévoilé aucun bestiaire officiel. Forcément, les spéculations vont bon train chez les fans, et il y a de fortes chances que la promotion entretienne ce flou le plus longtemps possible. Nous vous tiendrons au courant.

D’après les premiers retours, Christopher Nolan viserait quelque chose de monumental , sans pour autant décrocher du réel. Le réalisateur se serait nourri des grands péplums historiques, tout en gardant à l’esprit l’héritage visuel de Ray Harryhausen, pionnier des effets spéciaux et nom incontournable du fantastique au cinéma. C’est assez parlant. On peut y voir la promesse d’une adaptation moins « fantasy » au sens contemporain du mot, et plus attachée à une mythologie incarnée, physique, presque palpable. Même les créatures les plus connues pourraient donc apparaître sous une forme plus retenue, plus crédible aussi, que dans bon nombre de blockbusters récents.

Le film se profile aussi comme l’un des chantiers les plus ambitieux de la carrière de Nolan. D’après les informations disponibles aujourd’hui, le budget tournerait autour de 250 millions, et le tournage se ferait entièrement avec des caméras IMAX 70 mm, ce qui serait une première pour un long-métrage d’une telle envergure. Côté distribution, Universal Pictures a confirmé, en plus de Matt Damon et Anne Hathaway, la présence de Tom Holland, Robert Pattinson, Lupita Nyong’o, Zendaya et Charlize Theron. Pour plusieurs membres du casting, les rôles exacts restent inconnus, surtout lorsqu’il s’agit des figures mythologiques.

Au-delà du simple événement de cinéma, L’Odyssée pourrait bien réveiller l’intérêt du grand public pour la littérature antique. Des spécialistes des lettres classiques avancent déjà qu’un projet comme celui-ci peut devenir une porte d’entrée très actuelle vers Homère, surtout pour les plus jeunes. Le film se retrouve aussi, assez logiquement, au cœur des débats habituels pour ce genre de relecture : fidélité historique des costumes et des décors, manière de représenter le monde grec ancien, choix de casting. Pour tous ceux qui attendaient une adaptation capable de viser à la fois l’ampleur technique et l’aura intemporelle du mythe, la nouvelle a de quoi réjouir. Reste une inconnue, et pas la moindre : quels monstres sortiront vraiment de la brume ?

Chrome 150 et Firefox 152 corrigent des failles critiques : mettez-les à jour dès maintenant

D’après les bulletins de sécurité publiés par Google et Mozilla, Google Chrome 150 et Mozilla Firefox 152 ont corrigé, en juin et en juillet 2026, une série de failles sérieuses. Pour les utilisateurs, la consigne est simple : vérifier tout de suite que les deux navigateurs sont bien à jour. Et du côté de Firefox, l’urgence est encore plus nette, puisque Mozilla indique qu’un code d’exploitation public existe déjà pour l’une des vulnérabilités corrigées.

Google Chrome Télécharger

Les navigateurs web restent l’un des points d’entrée favoris des cybercriminels. Les failles en question touchent surtout la gestion de la mémoire. Selon les cas, elles peuvent faire planter le navigateur, permettre l’exécution de code malveillant ou, dans certains scénarios, ouvrir la voie à un échappement au bac à sable.

Mises à jour Chrome et Firefox : l’essentiel

Google Chrome 150 a commencé son déploiement autour du 30 juin 2026, avec 433 problèmes de sécurité traités dans sa première version stable, d’après Google.

Google a ensuite publié une autre mise à jour le 8 juillet, avec 27 failles supplémentaires corrigées, dont deux vulnérabilités critiques de type use-after-free, enregistrées sous les références CVE-2026-15112 et CVE-2026-15129, toujours selon Google.

Puis une nouvelle révision, diffusée vers le 15 juillet, a ajouté 15 correctifs de plus, d’après Google.

Dans cette dernière série figurent encore deux bugs critiques use-after-free dans le composant Ozone, suivis sous les identifiants CVE-2026-15764 et CVE-2026-15765, selon Google. Chez Mozilla, Mozilla Firefox 152, publié le 16 juin 2026, a corrigé 40 vulnérabilités, dont plusieurs failles de gravité élevée pouvant permettre l’exécution de code à distance ainsi que des échappements au bac à sable du navigateur, d’après Mozilla.

Firefox 152.0.6 corrige une faille dont le code d’exploitation circule déjà publiquement

Le correctif le plus sensible du moment, côté Firefox, est arrivé avec Mozilla Firefox 152.0.6, publié le 14 juillet 2026, selon Mozilla.

Cette version bouche une faille critique dans le moteur JavaScript WebAssembly, CVE-2026-15718, d’après Mozilla.

Le point vraiment préoccupant tient en une phrase : selon Mozilla, un code d’exploitation est déjà accessible publiquement. En clair, le niveau d’effort demandé à des attaquants opportunistes baisse nettement.

Au moment où nous écrivons, Mozilla ne signale pas d’exploitation active observée dans la nature. Prudence, quand même. Ce genre de situation accélère souvent la course entre le déploiement des correctifs et les tentatives d’attaque. Nous continuerons à suivre l’évolution du dossier.

Pourquoi les bugs use-after-free inquiètent autant

Parmi les failles les plus sérieuses corrigées dans Google Chrome et Mozilla Firefox, plusieurs appartiennent à la famille des use-after-free. Ce type de bug de corruption mémoire apparaît lorsqu’un programme continue à utiliser une zone mémoire après l’avoir libérée.

Concrètement, cela peut provoquer un simple plantage. Mais pas seulement. Ce genre de faille peut aussi être détourné pour exécuter du code arbitraire. Dans une chaîne d’attaque plus travaillée, ces vulnérabilités peuvent aider à contourner les protections du navigateur et, derrière, compromettre plus largement le système.

Des navigateurs toujours en première ligne

Pour les spécialistes de la sécurité, les navigateurs sont de plus en plus une cible prioritaire.

Sites piégés, chaînes de vulnérabilités, extensions malveillantes : le risque va du vol de données jusqu’à une prise de contrôle bien plus poussée d’un poste.

Google a d’ailleurs précisé que la grande majorité des 27 bugs corrigés dans l’une des mises à jour de Chrome 150, 24 exactement, avaient été découverts en interne.

Le chiffre est presque paradoxal. Il montre à la fois la capacité de détection de Google et l’urgence d’installer les correctifs sans tarder. Si votre navigateur ne s’est pas mis à jour automatiquement, mieux vaut lancer une vérification manuelle dès maintenant.

iPhone : KeyBanc prévoit déjà un net ralentissement d’ici 2027

Apple a représenté 20 % des expéditions mondiales de smartphones au deuxième trimestre 2026, contre 17 % un an plus tôt. Le chiffre est d’autant plus frappant que, dans le même temps, le marché mondial est tombé à son plus bas niveau pour un deuxième trimestre depuis treize ans.

Et pourtant, chez KeyBanc, on tempère déjà l’optimisme autour de l’iPhone pour 2027. La banque juge trop ambitieuses les attentes actuelles du marché, qui mise aujourd’hui sur une croissance de l’iPhone autour de 8 % à 8,3 % cette année-là. À ses yeux, l’évolution du marché et le comportement des consommateurs ne vont pas vraiment dans ce sens.

KeyBanc voit plutôt le chiffre d’affaires de l’iPhone progresser de 4,9 % sur l’exercice fiscal 2027. L’écart avec le consensus est assez net pour que la firme ait revu sa recommandation sur Apple, en la faisant passer de « Sector Weight » à « Underweight ». Son idée est simple : au niveau actuel, le titre n’intègre pas encore pleinement les risques de ralentissement qui pèsent sur plusieurs segments, de l’iPhone au Mac, en passant par l’iPad, les Wearables et, peut-être, même les Services.

Cette prudence repose surtout sur trois éléments.

Le premier, ce sont les hausses de prix attendues sur les prochains iPhone. Apple a déjà augmenté le prix de certains Mac et iPad, et la gamme iPhone 18 Pro pourrait elle aussi subir des relèvements marqués, d’après KeyBanc. En cause, en partie, le coût plus élevé des composants mémoire, sur fond de pénurie susceptible de durer jusqu’en 2027. Dit plus simplement, fabriquer les modèles premium va coûter davantage, et Apple pourrait en faire payer une partie aux consommateurs.

Autre sujet de préoccupation, la baisse attendue des subventions des opérateurs américains. Or, aux États-Unis, ces aides ont longtemps été un levier central pour pousser les clients à renouveler rapidement leur téléphone. Si elles reculent, le prix réellement déboursé par les acheteurs augmente, et les ventes peuvent en pâtir.

Il y a aussi l’allongement du cycle de remplacement. Aux États-Unis, les consommateurs gardent leur smartphone plus longtemps qu’avant. Et selon KeyBanc, la même tendance commence à apparaître en Amérique latine. Pour Apple, cela veut dire moins de renouvellements d’une année sur l’autre, et sans doute une montée en gamme plus lente.

Ce qui rend la note un peu surprenante, c’est qu’elle contraste avec la forme récente d’Apple. Atteindre 20 % des expéditions mondiales dans un marché qui se contracte montre bien que le groupe continue à grignoter du terrain sur ses concurrents, même lorsque la demande globale ralentit.

Reste qu’une part de marché plus élevée ne se transforme pas automatiquement en croissance durable du chiffre d’affaires. Si les prix montent trop vite et que les utilisateurs repoussent l’achat de leur prochain appareil, Apple peut très bien rester un poids lourd du secteur tout en voyant sa mécanique commerciale perdre de l’élan. Mieux vaut donc garder la tête froide. Pour les investisseurs comme pour les acheteurs, le signal est assez clair : Apple reste très fort, mais 2027 pourrait être nettement moins confortable que ne le suggèrent les chiffres du moment.

GigaWiper : ce malware Windows espionne puis efface votre PC

Microsoft a repéré GigaWiper en octobre 2025. En mars 2026, l’entreprise de cybersécurité Binary Defense a retrouvé cette même famille de malware Windows sous un autre nom, BLUERABBIT. D’après Microsoft et Binary Defense, ce programme peut espionner une victime pendant plusieurs jours, puis détruire la machine au moment choisi. Sous Windows, GigaWiper commence par se comporter comme un cheval de Troie d’accès à distance, un RAT, avant de pouvoir passer en mode wiper et saboter les données de façon définitive.

Malwarebytes Anti-Malware Télécharger

Ce mélange des genres change la façon de lire une intrusion. Les attaquants n’ont plus besoin de disséminer plusieurs outils sur un réseau déjà compromis. Ils peuvent s’appuyer sur un seul composant modulaire, plus discret, et garder leur but réel volontairement flou jusqu’à la toute fin.

Microsoft a identifié GigaWiper en octobre 2025. Puis, en mars 2026, Binary Defense a suivi cette même famille sous un autre nom : BLUERABBIT. Derrière cette étiquette, les chercheurs de Binary Defense décrivent une menace conçue pour deux tâches qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre : surveiller la victime, puis effacer les traces et les systèmes.

Tant qu’il reste dans son rôle de RAT, le malware peut servir à la reconnaissance, à l’exfiltration d’informations ou à la préparation d’une attaque plus large. Et sur commande, il peut basculer en outil de destruction.

Selon les chercheurs de Binary Defense, GigaWiper dispose de trois mécanismes distincts pour anéantir les données. Le premier écrase tout le disque physique, avec une méthode particulièrement brutale qui rend le système inutilisable. Le deuxième procède à un effacement en plusieurs passes du disque Windows, ce qui complique fortement toute tentative de récupération. Le troisième, lui, imite une attaque par ransomware : les fichiers sont chiffrés, mais la clé n’est jamais conservée. Résultat, aucune restauration n’est possible, même en théorie, d’après Binary Defense.

C’est justement ce dernier point qui peut piéger les équipes de réponse à incident. Présenté comme un ransomware, le malware peut faire croire qu’une négociation ou une récupération restent envisageables, alors que sa finalité est uniquement destructrice.

Plus surprenant, les chercheurs de Binary Defense estiment aussi que GigaWiper n’a pas été développé entièrement de zéro. D’après Binary Defense, il reprendrait au moins trois familles de malwares plus anciennes, avec des éléments reliés notamment au ransomware Crucio et à l’outil FlockWiper. Cette réutilisation de briques déjà éprouvées confirme une tendance de fond chez les attaquants : assembler rapidement des modules qui fonctionnent déjà, plutôt que refaire chaque fonction une par une.

Pour les opérateurs, l’intérêt est évident : moins d’outils disséminés sur le réseau, donc moins de traces visibles pour les défenseurs, et la possibilité de passer de la surveillance à la destruction sans déployer un deuxième arsenal. D’après les rapports de Microsoft et de Binary Defense, GigaWiper a été associé à un acteur lié à l’Iran, également rapproché d’autres opérations comme BLUEWIPE et SEWERGOO. Les deux rapports indiquent aussi un ciblage prioritaire d’organisations en Israël.

Cette campagne arrive dans un moment où les malwares destructeurs reviennent en force. Les wipers modernes ne se contentent plus de casser des machines. Ils reprennent les codes du ransomware, recyclent des modules existants et se glissent dans des intrusions qui ressemblent d’abord à de l’espionnage. Pour les entreprises comme pour les particuliers, la conclusion est moins théorique qu’elle n’en a l’air : une infection qui ressemble à une tentative d’extorsion peut, en réalité, ne laisser aucune possibilité de récupération.

Suivez-moi sur Twitter : @pierrevitre