La mini-série Ça (1990), tirée du roman de Stephen King, a refait surface ces derniers jours dans le top 10 des programmes les plus vus sur HBO Max, d’après le classement mis en avant sur la plateforme. La voir réapparaître plus de trente ans après sa première diffusion n’a rien d’anodin. Ce regain d’intérêt coïncide très clairement avec la disparition de Tim Curry, mort le 25 août 2026 à 80 ans. Depuis l’annonce de son décès, beaucoup de spectateurs replongent dans sa prestation en Pennywise, un rôle qui reste, pour énormément de gens, l’un des visages les plus tenaces de l’horreur populaire.
Pourquoi Ça (1990) cartonne à nouveau sur HBO Max
Publié en 1986, le roman de Stephen King avait été adapté par ABC sous la forme d’un grand rendez-vous télévisé. Mise en scène par Tommy Lee Wallace, la mini-série en deux parties avait rassemblé environ 30 millions de téléspectateurs lors de sa diffusion originale, en 1990. À l’époque déjà, son empreinte culturelle sautait aux yeux.
Ce qui frappe, c’est la raison de ce retour dans les classements du streaming. Ce n’est pas tant la mise en scène qui ramène aujourd’hui le public vers Ça, ni même son statut de classique télé. Le vrai moteur, c’est Tim Curry. Sa version de Pennywise le clown dansant reste souvent perçue comme la grande force de la mini-série, au point de faire oublier, chez beaucoup, certaines limites très télé des années 1990.
le Pennywise de Tim Curry reste une référence de l’horreur
Si cette incarnation fonctionne encore aussi bien, c’est parce qu’elle bascule presque d’un coup du grotesque au franchement inquiétant. Là où bien des versions plus récentes misent d’abord sur l’arsenal visuel, Tim Curry construisait la peur avec autre chose : les yeux, la voix, le sourire, la façon de bouger**.
C’est ce mélange-là qui a marqué durablement. Une sorte de malice de gamin, puis soudain une menace nue. Pour toute une génération, le Pennywise de Tim Curry dépasse largement le simple statut de méchant culte. On parle d’une interprétation marquante, souvent rangée parmi les figures les plus traumatisantes de l’horreur télévisée.
Et l’effet a débordé très vite le cadre de la mini-série. Pennywise est devenu une référence culturelle majeure, qu’on relie régulièrement à la montée de la coulrophobie (la peur des clowns). Même après les adaptations cinéma portées par Bill Skarsgård, beaucoup continuent d’estimer que Tim Curry reste la version la plus dérangeante du monstre imaginé par Stephen King.
Entre nostalgie et découverte d’une nouvelle génération
Le retour de Ça dans les classements arrive aussi à un moment où la franchise bénéficie d’un terrain favorable. Son univers s’est encore élargi avec la série préquelle It: Welcome to Derry, lancée sur HBO en octobre 2025 puis déjà renouvelée pour une deuxième saison. De quoi remettre durablement la franchise sous les projecteurs.
Sur les réseaux sociaux, cette remontée s’accompagne d’un phénomène à deux faces. Les spectateurs de longue date retrouvent une œuvre qui les a marqués. En parallèle, des abonnés plus jeunes découvrent pour la première fois le Pennywise de 1990. Et les réactions se rejoignent souvent sur un point très simple : malgré les années, la mini-série garde une vraie capacité à mettre mal à l’aise.
Si Ça remonte aujourd’hui jusqu’aux sommets du streaming, la nostalgie n’explique pas tout. Il y a aussi un fait assez simple : en 2026 encore, la performance de Tim Curry continue de laisser une trace durable dans la culture pop.