Dracula: A Love Tale, le film de vampires romantique de Luc Besson, est disponible sur Paramount+ depuis le 12 octobre 2026, d’après Paramount+. Après une sortie assez discrète en vidéo à la demande, Dracula: A Love Tale a fini par intégrer la sélection horrifique de saison de la plateforme, baptisée « Peak Screaming », avec un placement qui ne passe pas vraiment inaperçu.
On est loin d’une adaptation sage et fidèle du roman de Bram Stoker. Le film prend le personnage à rebours et en livre une version franchement romantique, tragique, très stylisée. C’est aussi pour ça que Dracula: A Love Tale s’est retrouvé parmi les films de vampires qui divisent le plus cette année.
Chez Luc Besson, Dracula n’apparaît pas d’abord comme une créature monstrueuse, mais comme un homme détruit. L’histoire suit le prince Vlad de Valachie, anéanti par la mort de son épouse Elisabeta. Après avoir renié Dieu, il devient l’immortel Dracula et traverse les siècles en attendant le retour d’une femme qui a le visage de son amour perdu.
Du coup, le film cherche moins l’horreur frontale que la mélancolie, la passion et une forme de fatalité. Une bonne partie des réactions très tranchées qu’il provoque depuis sa sortie vient de là.
Écrit et réalisé par Luc Besson, Dracula: A Love Tale prolonge aussi sa collaboration avec Caleb Landry Jones, que le cinéaste voulait retrouver après Dogman en 2023. L’acteur porte ici un Dracula tourmenté, au cœur d’une distribution où figurent aussi Zoë Bleu Sidel, créditée également sous le nom de Zoë Bleu, dans les rôles d’Elisabeta et de Mina.
Christoph Waltz y joue une figure de prêtre et de chasseur de vampires. Matilda De Angelis interprète Maria, tandis que Haymon Maria Buttinger incarne un cardinal. Sur le papier comme dans l’image, le projet affiche une ambition très européenne, avec une esthétique appuyée et un goût assumé pour le grand mélodrame gothique.
Et au fond, c’est peut-être encore plus du côté de sa réception que le film devient intéressant. Sur Rotten Tomatoes, Dracula: A Love Tale affiche 54 % chez les critiques, contre 82 % du côté du public, toujours selon Rotten Tomatoes.
Ceux qui le défendent parlent d’abord de son atmosphère hivernale, de ses décors gothiques, de sa direction artistique opulente et de la partition orchestrale signée Danny Elfman. Beaucoup citent aussi la performance fiévreuse de Caleb Landry Jones, ainsi que cette romance tragique que le film assume jusqu’au bout.
En face, les reproches reviennent souvent sur des effets numériques jugés inégaux, un rythme parfois lourd et des écarts marqués avec l’œuvre de Bram Stoker. Pour une partie du public, cette réinvention fonctionne justement parce qu’elle prend ses distances avec le matériau original. Pour d’autres, c’est précisément ce qui la rend irritante.
Malgré une identité visuelle forte, le film n’a pas réussi à trouver son public en salles. Il a rapporté environ 42,5 millions de dollars dans le monde pour un budget estimé à 52 millions, un résultat trop faible pour parler d’un vrai succès commercial.
Le long-métrage est d’abord sorti en France le 30 juillet 2025, puis en Amérique du Nord le 6 février 2026. Les droits nord-américains avaient été achetés par le distributeur Vertical.
Hors de France et d’Amérique du Nord, le parcours de Dracula: A Love Tale est resté jusqu’ici assez peu commenté.
Son arrivée sur Paramount+ pourrait bien changer ça.
Pour un film aussi atypique, le streaming constitue souvent le bon endroit : moins de pression commerciale à très court terme, davantage de curiosité, et la possibilité de se transformer en véritable objet culte chez les amateurs de gothique romantique. Pour un titre aussi clivant, c’est plutôt une très bonne nouvelle.