Elden Ring: Tarnished Edition sortira sur Nintendo Switch 2 le 28 août 2026, d’après Nintendo et FromSoftware. Ce port regroupera le jeu de base, l’extension Shadow of the Erdtree, deux nouvelles classes de départ, Heavy Knight et Ides Knight, plus de nouveaux ensembles d’armure et davantage d’options de personnalisation pour Torrent, la monture du jeu. Autant dire que ce sera l’un des ports les plus observés depuis le lancement de la nouvelle console de Nintendo.
Les premiers retours, eux, vont plutôt dans le bon sens.
Oui, il y a quelques sacrifices sur le plan visuel, mais cette version Switch 2 garderait l’essentiel de ce qui fait Elden Ring. La fluidité tournerait autour de 30 FPS de façon assez stable, aussi bien en portable qu’en docké, avec seulement quelques baisses passagères. Franchement, c’est déjà beaucoup pour un jeu de cette ampleur.
Parce qu’Elden Ring n’a rien d’un port facile.
Son immense monde ouvert, ses combats exigeants et ce besoin permanent de bien lire ce qui se passe à l’écran en font un test grandeur nature pour juger ce que la Nintendo Switch 2 a vraiment dans le ventre face aux grosses productions actuelles.
Et c’est là que cette sortie devient intéressante. Lors d’une première prise en main, les limites matérielles de la machine ne semblent pas casser le gameplay, même si certains décors affichent moins de détails que sur des supports plus puissants.
Ce n’est pas si étonnant, au fond. Dans un jeu où le timing des esquives, la lecture des attaques ennemies et l’exploration minutieuse comptent autant, la vraie question n’est pas de savoir si la console signe un exploit technique. Ce qui compte, c’est la tenue de l’ensemble. D’ailleurs, le sentiment qui revient autour de la version finale va dans cette direction : sur Nintendo Switch 2, Elden Ring ne cherche pas à épater la galerie. Il cherche un équilibre crédible entre qualité d’image, stabilité et confort de jeu en portable.
C’est probablement là que cette version se défend le mieux.
Elden Ring reste le même jeu qui a happé des millions de joueurs en 2022, mais le format hybride lui apporte une souplesse nouvelle. On peut y revenir pour de petites sessions sur portable, récupérer quelques runes, fouiller une grotte, retenter un boss, puis reprendre plus tard pour de longues soirées en mode docké.
Il suffit de relancer les premières heures de l’aventure pour s’en souvenir : le jeu est toujours punitif, parfois opaque, et toujours aussi fascinant. Entre la progression prudente, l’affrontement contre Margit, le détour par la Table ronde et cette façon d’avancer lentement au lieu de foncer tête baissée, cette édition semble avoir gardé intactes la difficulté et l’atmosphère qui ont bâti sa réputation.
L’enjeu, au passage, dépasse largement l’ajout d’un gros nom au catalogue de la Nintendo Switch 2.
Nintendo et FromSoftware rappellent qu’en avril 2025, Elden Ring avait dépassé les 30 millions d’exemplaires vendus dans le monde, tandis que Shadow of the Erdtree avait franchi les 10 millions. L’arrivée du jeu sur une nouvelle plateforme ne relève donc pas du simple bonus de catalogue. Commercialement, le poids est réel.
Et puis il y a le contexte plus large. FromSoftware renforce clairement sa présence chez Nintendo. Le studio a déjà annoncé The Duskbloods, une exclusivité Nintendo Switch 2 orientée PvPvE, avec une ambiance gothique assumée, après avoir lancé en 2025 le spin-off multijoueur Elden Ring Nightreign, toujours selon Nintendo et FromSoftware. Si ce port confirme, une fois la manette en main sur la durée, les bonnes impressions des débuts, la Nintendo Switch 2 pourrait vite passer pour une machine tout à fait crédible pour accueillir des jeux qu’on pensait encore trop ambitieux pour une console Nintendo.
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