Isar Aerospace et RFA sécurisent de nouveaux fonds: l’Europe vise l’autonomie spatiale

En juin puis en août 2026, les lanceurs allemands Isar Aerospace et Rocket Factory Augsburg (RFA) ont annoncé, ou obtenu, des financements de premier plan, alors même que l’Europe court toujours après une vraie capacité de lancement souveraine. Pour les investisseurs comme pour les institutions, le sujet ne se limite pas à la montée en puissance de deux jeunes pousses très observées. Derrière ces tours de table et ces contrats, il y a un objectif plus large: réduire la dépendance du continent envers des prestataires étrangers et garantir un accès autonome à l’orbite pour les satellites commerciaux, scientifiques et publics.

Financement spatial européen: Isar Aerospace et RFA passent à la vitesse supérieure

Isar Aerospace a marqué les esprits avec une série D de 270 millions d’euros, annoncée par l’entreprise en juin 2026. Le tour de table réunit notamment Island Green Capital, Molten Ventures, HV Capital, Lakestar et UVC Partners. D’après Isar Aerospace, cette opération porte le financement total de la société à environ 870 millions d’euros.

Rocket Factory Augsburg avance sur une autre ligne, mais le signal est tout aussi fort. L’entreprise avait déjà décroché un investissement de 30 millions d’euros de KKR en août 2023. Puis, en août 2026, elle a obtenu, selon l’Agence spatiale européenne (ESA), un contrat de 186,9 millions d’euros dans le cadre de l’European Launcher Challenge. À cela s’ajoute l’annonce faite par OHB en juin 2026 d’une augmentation de capital, elle aussi destinée à muscler les moyens de Rocket Factory Augsburg.

Isar veut faire entrer Spectrum dans une vraie logique industrielle

Chez Isar Aerospace, ce nouvel argent doit d’abord servir à changer d’échelle. La société veut pousser la production de son lanceur Spectrum, avec un objectif affiché qui peut monter jusqu’à 40 fusées par an. C’est ambitieux, surtout sur un marché qui reste très disputé.

Sur le terrain, Isar Aerospace prépare aussi le prochain vol de Spectrum depuis Andøya, en Norvège. Et un détail retient l’attention: en parallèle, l’entreprise travaille sur un deuxième site de lancement en Nouvelle-Écosse, au Canada. Autrement dit, sa stratégie dépasse déjà le seul cadre européen.

RFA avance avec l’ESA et SaxaVord en ligne de mire

Rocket Factory Augsburg, elle, se rapproche d’un rendez-vous très attendu: le vol inaugural de RFA ONE depuis le port spatial de SaxaVord, en Écosse. L’appui de l’ESA donne à l’entreprise une vraie caution institutionnelle. Il apporte aussi des moyens concrets pour continuer à faire avancer le développement technologique et industriel.

Et le mouvement ne concerne pas seulement ces deux acteurs.

L’European Launcher Challenge a aussi retenu l’espagnol PLD Space, toujours selon l’ESA. Le message est assez clair: l’Agence spatiale européenne préfère miser sur plusieurs candidats crédibles plutôt que tout jouer sur un seul nom.

Un pari stratégique, avec un risque bien réel

Cet afflux de capitaux confirme qu’il existe un appétit pour des lanceurs européens indépendants. Il dit aussi quelque chose de l’urgence du moment: après des années de fragilité sur l’accès à l’espace, l’Europe cherche à se donner plusieurs options de lancement sur son propre sol.

Mais le point dur reste le même. Aucun des nouveaux fournisseurs européens de lancement n’a encore prouvé, dans la durée, sa capacité à atteindre l’orbite. L’argent est là. Les contrats publics aussi. Le vrai verdict, lui, se jouera sur le pas de tir. Pour Isar Aerospace comme pour Rocket Factory Augsburg, l’enthousiasme des investisseurs doit maintenant se transformer en résultats techniques.

Tesla lance ses premiers Cybercab à Austin : les robotaxis entrent en service

Tesla a officiellement mis en service le Tesla Cybercab à Austin, au Texas, le 3 septembre 2026, d’après Tesla. Les premières courses de ce véhicule pensé dès le départ pour transporter des passagers sans conducteur ont commencé ce même jour, toujours selon l’entreprise. Pour le groupe, c’est un cap attendu, après plus d’un an d’exploitation de son service de robotaxi avec des Tesla Model Y modifiés.

Le lancement, pour l’instant, reste mesuré. D’après les éléments communiqués par Tesla, le service ne couvre que certaines zones de la ville et s’appuie encore sur une flotte limitée. Cela suffit déjà à braquer les projecteurs, chez les régulateurs comme chez les investisseurs, parce que le Cybercab se démarque par un trait encore rare sur route ouverte.

Avec cette arrivée, Tesla sort du cadre de l’expérimentation élargie pour passer à un véhicule dédié au transport autonome. Jusqu’à présent, son réseau de robotaxis, en service depuis juin 2025 selon Tesla, reposait avant tout sur des Tesla Model Y adaptées.

Le relais est maintenant pris par le Cybercab, un modèle conçu spécialement pour cet usage. D’après les dossiers du Texas DMV, environ 45 Cybercab avaient été enregistrés pour la flotte robotaxi de Tesla au début de septembre 2026. À l’échelle industrielle, cela reste symbolique. On est encore loin d’un service de masse.

Tesla affirme aussi que sa flotte robotaxi a franchi le seuil de 1 million de miles en autonomie complète, soit un peu plus de 1,6 million de kilomètres, autrement dit sans conducteur de sécurité humain à bord. C’est un chiffre que l’entreprise met clairement en avant pour appuyer le degré de maturité de sa technologie, aussi bien auprès du public que des autorités.

Présenté une première fois sous forme de concept en octobre 2024 par Tesla, le Cybercab repose sur une formule assez radicale. Le véhicule ne compte que deux places et n’a pas été pensé pour être vendu comme une voiture classique destinée à un usage personnel.

Tout, dans sa conception, tourne autour du transport à la demande. Et le détail qui accroche le plus les regards reste assez simple à résumer : pas de volant, pas de pédales, pas de rétroviseurs traditionnels. À ce stade, les données techniques rendues publiques par Tesla parlent d’une autonomie d’environ 293 miles, soit près de 472 kilomètres, ainsi que d’une compatibilité avec la recharge par induction. Ce point pourrait permettre à Tesla d’automatiser encore davantage l’exploitation de sa flotte, en réduisant les interventions humaines entre deux trajets.

Au Texas, ce démarrage ne passe pas sous le radar des autorités. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’agence fédérale américaine en charge de la sécurité routière, examine actuellement ce déploiement, alors même que les règles fédérales en vigueur ont été conçues autour de véhicules pilotés par un humain. Cette surveillance pourrait ralentir le tempo si Tesla cherche à déployer rapidement le Cybercab dans d’autres villes américaines.

Les premiers retours, eux, ne vont pas tous dans le même sens. Certains passagers parlent d’un comportement fluide et rassurant en circulation réelle.

D’autres observateurs restent plus réservés et rappellent que le nombre d’exemplaires en service demeure très faible. Pour l’instant, Tesla n’a annoncé aucun calendrier précis pour un passage à grande échelle.

Mieux vaut donc garder un peu de recul. Affaire à suivre.

Tesla a bien franchi une étape que beaucoup attendaient. Reste que le Cybercab arrive sur le marché avec un mélange très net de promesses et d’incertitudes, entre vitrine technologique, contraintes réglementaires et vraie question sur le passage à l’échelle.

Google Maps sur Android Auto teste un thème plus sombre: moins d’éblouissement la nuit

Google teste en ce moment une interface plus sombre pour Google Maps sur Android Auto, dans la bêta 17.6.663424. L’idée répond à un problème bien connu sur l’écran de la voiture: une carte parfois trop lumineuse, surtout la nuit.

Google Maps Télécharger

Le plus intéressant, c’est que ce nouveau look de Google Maps sur Android Auto ne serait pas réservé au mode nuit. D’après les premiers éléments, le fond de carte plus sombre apparaîtrait aussi bien en mode clair qu’en mode sombre. On ne parle donc pas simplement d’un thème nocturne, mais d’un réglage plus large, pensé pour rendre la carte moins agressive à l’œil à n’importe quel moment de la journée.

Les premiers essais font ressortir plusieurs changements visibles. Le fond de la carte a été assombri, et l’indicateur de direction de Google Maps passe à un gris foncé au lieu du turquoise beaucoup plus vif utilisé aujourd’hui. Le rendu général est moins éclatant, avec à la clé un affichage qui pourrait se révéler plus lisible sur certains écrans particulièrement lumineux.

L’intérêt d’un tel changement saute assez vite aux yeux: moins d’éblouissement, davantage de confort sur les longs trajets, et une fatigue visuelle réduite quand l’habitacle est plongé dans l’obscurité. Ce n’est pas un petit ajustement. L’écran central prend désormais beaucoup de place dans le champ de vision du conducteur.

Cette évolution de Google Maps sur Android Auto arrive aussi dans un contexte où le système est souvent critiqué pour son comportement parfois imprévisible entre les modes jour et nuit. Certains utilisateurs expliquent que Google Maps ne passe pas toujours automatiquement sur un affichage nocturne, ce qui laisse une carte très lumineuse alors que l’environnement autour est peu éclairé. Si ce thème plus sombre aide vraiment à corriger ça au quotidien, ce serait une très bonne nouvelle.

Pour l’instant, Google n’a encore rien annoncé officiellement au sujet de ce thème plus sombre de Google Maps pour Android Auto. On n’a ni date de déploiement confirmée, ni précision sur sa disponibilité, ni vague de retours suffisamment large du côté des bêta-testeurs.

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Mieux vaut donc rester prudent. Cette version bêta de Google Maps est toujours en phase de test, même si elle pourrait bien devenir l’un des ajustements les plus utiles pour les conducteurs qui utilisent Google Maps sur Android Auto. Nous vous tiendrons informés.

CarPlay accueille enfin Storm Radar : toujours pas d’app Météo Apple

Storm Radar arrive sur CarPlay. The Weather Channel en a fait l’annonce, et son application météo vient combler un manque assez surprenant chez Apple, dont l’app Météo n’a toujours pas sa place dans l’interface embarquée CarPlay.

Pour les conducteurs, l’intérêt saute aux yeux : pouvoir vérifier la météo en temps réel sans quitter l’écran de la voiture, avec tout ce que cela change pour la sécurité et la préparation du trajet.

Et au passage, ce sont encore des éditeurs tiers qui occupent un terrain qu’Apple aurait très bien pu couvrir lui-même depuis longtemps.

Ce que The Weather Channel met le plus en avant avec cette version CarPlay de Storm Radar, ce sont des fonctions pensées pour la route, pas juste pour jeter un œil au ciel avant de partir.

L’application affiche un radar en direct, envoie des alertes en cas de fortes intempéries sur un itinéraire programmé et peut même suggérer automatiquement un détour pour éviter une zone orageuse, d’après The Weather Channel. Là, on dépasse le simple confort d’utilisation : l’idée est d’aider le conducteur à anticiper, avant de tomber sur une cellule orageuse, une pluie soutenue ou des conditions compliquées sur son parcours.

Storm Radar peut aussi superposer plusieurs couches d’information, notamment les précipitations, la couverture nuageuse et les images satellite, toujours d’après The Weather Channel.

Autre fonction annoncée : l’application peut estimer l’heure d’arrivée en tenant compte du temps prévu à destination. Pratique pour savoir si l’on arrivera avant la dégradation météo, ou en plein dedans. Télécharger Storm Radar sur iPhone.

L’absence durable de l’app Météo d’Apple dans CarPlay se remarque encore plus maintenant que l’offre commence à prendre forme.

Storm Radar rejoint en effet d’autres applications déjà compatibles avec CarPlay, comme MyRadar, Weatherology ou Drive Weather. La liste s’allonge, et ce n’est pas un hasard. Elle montre qu’il existe une vraie demande pour une météo embarquée plus complète. CarPlay ne sert plus seulement à lancer de la musique, suivre un itinéraire ou lire des messages. Petit à petit, l’écran devient aussi un tableau de bord d’informations utiles au trajet, au bon moment.

L’arrivée de Storm Radar s’inscrit d’ailleurs dans un mouvement plus large de The Weather Channel sur les appareils Apple.

Ces derniers mois, l’éditeur a déjà ajouté de nouvelles fonctions de prévision sur iPhone et iPad, ainsi qu’une application sur Apple Watch, selon les informations communiquées par The Weather Channel.

Au-delà du confort, la météo en temps réel prend de plus en plus de poids dans l’automobile.

Elle peut renforcer la sécurité, aider à mieux estimer l’autonomie d’une voiture électrique, ou alimenter plus finement les systèmes d’aide à la conduite, qui dépendent de plus en plus de ce qui se passe réellement sur la route.

Et à plus long terme, ce genre de données pourrait compter davantage encore dans des véhicules plus automatisés, où la qualité de lecture de l’environnement reste un point clé.

Reste à garder un peu de recul.

La montée en puissance des apps météo dans la voiture pose aussi plusieurs questions. La première, c’est la distraction : même intégrées à CarPlay, les interfaces tactiles peuvent détourner l’attention du conducteur.

L’autre sujet, c’est la vie privée. Ces services reposent sur la localisation et, parfois, sur les habitudes de déplacement. Dans un contexte automobile, ce sont des données particulièrement sensibles.

Dernier point, et il n’est pas anodin : on ne sait pas encore très bien ce qu’il en sera hors des États-Unis, ni quelles fonctions seront réellement disponibles ailleurs. Pour l’instant, la communication de The Weather Channel autour de Storm Radar sur CarPlay vise surtout le marché américain. De quoi laisser quelques zones d’ombre pour les conducteurs dans les autres pays.

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Ray-Ban Meta: l’enregistrement se coupe désormais si la LED est masquée

Meta déploie une nouvelle mise à jour logicielle pour ses lunettes connectées Ray-Ban Meta. Le but est clair: empêcher les utilisateurs d’enregistrer discrètement en recouvrant le voyant LED de confidentialité une fois la capture lancée. Jusqu’ici, d’après l’entreprise, les lunettes vérifiaient surtout si la LED était obstruée avant de commencer à filmer.

Le nouveau firmware corrige ce point faible en surveillant aussi ce qui se passe pendant l’enregistrement. Si le voyant se retrouve masqué en cours de capture, les lunettes arrêtent désormais d’enregistrer.

Meta bouche donc une faille de confidentialité qui lui valait beaucoup de critiques. Ce changement s’ajoute à un durcissement engagé depuis quelque temps contre les tentatives de neutraliser le signal visuel censé avertir les personnes autour du porteur qu’une photo ou une vidéo est en train d’être prise.

Ce n’est pas la première mesure du genre. En juillet 2026, toujours selon Meta, une mise à jour obligatoire désactivait déjà l’appareil photo quand le système repérait que la LED semblait avoir été physiquement modifiée ou carrément détruite.

Avec ce nouveau correctif, l’entreprise vise un contournement bien plus simple à imaginer: lancer un enregistrement normalement, puis cacher ensuite le voyant, avec un doigt, un autocollant ou n’importe quel autre accessoire. Sur le papier, c’est presque banal.

Dans les faits, c’était l’un des angles morts que les détracteurs du produit pointaient le plus souvent.

Les Ray-Ban Meta avec caméra continuent d’ailleurs à provoquer des réactions très vives. En ligne, elles ont souvent récolté des surnoms peu flatteurs. Et un petit marché de services de modification s’est même formé autour de la désactivation du voyant lumineux.

C’est ce climat-là que Meta essaie de calmer. La réponse ne passe pas seulement par la technique: la société a aussi lancé des campagnes de communication pour expliquer le rôle de la LED et montrer comment repérer qu’un enregistrement est en cours.

Pour les défenseurs de la vie privée, ça reste très loin du compte. À leurs yeux, le voyant est petit, facile à rater, et fait peser une trop grande part de la protection sur l’attention des passants. Surtout, il ne répond pas aux inquiétudes plus larges sur ce qu’il advient ensuite des voix et des vidéos captées.

Et la question prend une autre dimension parce que les Ray-Ban Meta ne relèvent plus vraiment du gadget de niche. Meta affirme avoir écoulé 7 millions d’unités en 2025, détenir 69,2 % du marché des lunettes connectées au premier trimestre 2026, et avoir vu l’usage quotidien tripler sur un an à cette même période.

Forcément, chaque réglage de confidentialité compte désormais à grande échelle. Pour une partie des utilisateurs, c’est une très bonne nouvelle: cette mise à jour pourrait freiner les abus les plus voyants et rassurer un peu le public.

D’autres restent bien plus sévères. Ils jugent le système trop sensible et affirment que l’enregistrement peut parfois s’interrompre en intérieur ou en faible luminosité, même quand personne n’a volontairement caché le voyant.

Le correctif s’attaque donc à un problème bien réel, sans clore pour autant le débat. les révélations sur des prototypes intégrant des fonctions de perception beaucoup plus poussées ont déjà relancé les craintes sur la direction que prend cette catégorie de produits.

Il y a aussi un autre point, plus discret mais décisif: pour l’instant, on dispose de peu d’analyses techniques indépendantes et détaillées sur la solidité réelle de ce correctif, et sur la possibilité, ou non, de le contourner. C’est souvent là, curieusement, que la confiance du public se joue.

En fermant l’une des astuces les plus évidentes, Meta améliore sans doute la situation. Mais il vaut mieux garder une part de prudence.

GTA 6 : Netflix diffusera un Extended Look de 26 minutes capturé sur PS5

D’après ce qu’ont annoncé Netflix et Rockstar Games, Netflix diffusera « Grand Theft Auto VI: An Extended Look » le 27 août 2026 à 15 h, heure de l’Est. Cela fera 20 h au Royaume-Uni et 5 h du matin , le 28 août, en Australie. Les abonnés de la plateforme y auront accès en premier pendant six heures, avant une mise en ligne gratuite ailleurs. Autre élément communiqué autour de l’événement par Netflix et Rockstar Games, la présentation durerait environ 26 minutes. On est loin du petit teaser de routine, et beaucoup y voient déjà la première vraie démonstration de gameplay de Grand Theft Auto VI.

GTA 6 sur Netflix : heure de diffusion, durée et exclusivité

Netflix Télécharger

Si l’on s’en tient aux informations données par Netflix et Rockstar Games, cet Extended Look passera d’abord sur Netflix, puis arrivera sur la chaîne YouTube de Rockstar Games six heures plus tard. La publication tomberait donc à 21 h le 27 août aux États-Unis, à 2 h du matin le 28 août au Royaume-Uni et à 11 h en Australie.

Pour une licence de cette taille, voir Netflix servir de premier point de diffusion reste assez surprenant. Ce n’est pas le circuit habituel pour ce genre d’annonce. Le choix dépasse visiblement le cadre du jeu vidéo au sens strict : l’idée semble être de faire de cette présentation un vrai moment de culture pop, pas juste un rendez-vous de plus pour les joueurs déjà convaincus.

Une présentation capturée sur PS5, avec une nuance importante

Netflix et Rockstar Games précisent que la vidéo a été capturée intégralement en jeu sur PlayStation 5. Plusieurs publications en ont conclu qu’il s’agissait de la PS5 standard, ce qui enverrait un message assez clair sur le niveau visuel que le jeu peut atteindre sur le modèle de base.

Sauf que la formulation officielle reste mesurée. Elle parle simplement de « PS5 », sans dire noir sur blanc s’il s’agit de la PlayStation 5 classique ou de la PlayStation 5 Pro. Mieux vaut donc ne pas aller trop vite. À ce stade, le plus juste reste de dire que la présentation vient d’une PlayStation 5, sans en tirer plus tant que Rockstar Games n’aura pas donné de précision supplémentaire.

Ce que les fans peuvent attendre de ce premier vrai aperçu de gameplay

Avec 26 minutes au compteur, le format laisse espérer quelque chose de nettement plus fouillé sur le monde du jeu, ses mécaniques et son ton. Grand Theft Auto VI se déroule dans l’État fictif de Leonida, inspiré de la Floride, avec Vice City au centre du décor. L’histoire suivra deux protagonistes, Lucia et Jason, un duo que la communauté scrute déjà de très près.

Si Rockstar Games va au bout de ce que promet, au moins implicitement, l’expression « extended look », on peut imaginer de la circulation en jeu, des interactions dans l’open world, des séquences d’action, peut-être même un aperçu plus lisible de la structure narrative. Après des mois de spéculations, les fuites et la riposte judiciaire de Take-Two Interactive, l’attente autour de cette prise de parole est énorme.

Date de sortie de Grand Theft Auto VI

Grand Theft Auto VI Télécharger

Rockstar Games a fixé la sortie de Grand Theft Auto VI au 19 novembre 2026 sur PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Le rendez-vous du 27 août devrait donc faire office de lancement majeur pour la dernière ligne droite de la campagne marketing.

Rockstar Games ne prépare visiblement pas un simple trailer de plus. Le studio met en place une présentation longue, très attendue, et assez stratégique pour passer d’abord par Netflix. Pour un jeu déjà vu comme l’un des plus gros événements de la décennie, ce choix n’a rien d’anecdotique.

Elden Ring arrive le 28 août sur Switch 2 : sans compromis majeur

Elden Ring: Tarnished Edition sortira sur Nintendo Switch 2 le 28 août 2026, d’après Nintendo et FromSoftware. Ce port regroupera le jeu de base, l’extension Shadow of the Erdtree, deux nouvelles classes de départ, Heavy Knight et Ides Knight, plus de nouveaux ensembles d’armure et davantage d’options de personnalisation pour Torrent, la monture du jeu. Autant dire que ce sera l’un des ports les plus observés depuis le lancement de la nouvelle console de Nintendo.

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Les premiers retours, eux, vont plutôt dans le bon sens.

Oui, il y a quelques sacrifices sur le plan visuel, mais cette version Switch 2 garderait l’essentiel de ce qui fait Elden Ring. La fluidité tournerait autour de 30 FPS de façon assez stable, aussi bien en portable qu’en docké, avec seulement quelques baisses passagères. Franchement, c’est déjà beaucoup pour un jeu de cette ampleur.

Parce qu’Elden Ring n’a rien d’un port facile.

Son immense monde ouvert, ses combats exigeants et ce besoin permanent de bien lire ce qui se passe à l’écran en font un test grandeur nature pour juger ce que la Nintendo Switch 2 a vraiment dans le ventre face aux grosses productions actuelles.

Et c’est là que cette sortie devient intéressante. Lors d’une première prise en main, les limites matérielles de la machine ne semblent pas casser le gameplay, même si certains décors affichent moins de détails que sur des supports plus puissants.

Nintendo Switch Online Télécharger

Ce n’est pas si étonnant, au fond. Dans un jeu où le timing des esquives, la lecture des attaques ennemies et l’exploration minutieuse comptent autant, la vraie question n’est pas de savoir si la console signe un exploit technique. Ce qui compte, c’est la tenue de l’ensemble. D’ailleurs, le sentiment qui revient autour de la version finale va dans cette direction : sur Nintendo Switch 2, Elden Ring ne cherche pas à épater la galerie. Il cherche un équilibre crédible entre qualité d’image, stabilité et confort de jeu en portable.

C’est probablement là que cette version se défend le mieux.

Elden Ring reste le même jeu qui a happé des millions de joueurs en 2022, mais le format hybride lui apporte une souplesse nouvelle. On peut y revenir pour de petites sessions sur portable, récupérer quelques runes, fouiller une grotte, retenter un boss, puis reprendre plus tard pour de longues soirées en mode docké.

Il suffit de relancer les premières heures de l’aventure pour s’en souvenir : le jeu est toujours punitif, parfois opaque, et toujours aussi fascinant. Entre la progression prudente, l’affrontement contre Margit, le détour par la Table ronde et cette façon d’avancer lentement au lieu de foncer tête baissée, cette édition semble avoir gardé intactes la difficulté et l’atmosphère qui ont bâti sa réputation.

L’enjeu, au passage, dépasse largement l’ajout d’un gros nom au catalogue de la Nintendo Switch 2.

Nintendo et FromSoftware rappellent qu’en avril 2025, Elden Ring avait dépassé les 30 millions d’exemplaires vendus dans le monde, tandis que Shadow of the Erdtree avait franchi les 10 millions. L’arrivée du jeu sur une nouvelle plateforme ne relève donc pas du simple bonus de catalogue. Commercialement, le poids est réel.

Et puis il y a le contexte plus large. FromSoftware renforce clairement sa présence chez Nintendo. Le studio a déjà annoncé The Duskbloods, une exclusivité Nintendo Switch 2 orientée PvPvE, avec une ambiance gothique assumée, après avoir lancé en 2025 le spin-off multijoueur Elden Ring Nightreign, toujours selon Nintendo et FromSoftware. Si ce port confirme, une fois la manette en main sur la durée, les bonnes impressions des débuts, la Nintendo Switch 2 pourrait vite passer pour une machine tout à fait crédible pour accueillir des jeux qu’on pensait encore trop ambitieux pour une console Nintendo.

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