Midterms 2026 : Musk, Soros et la tech ont déjà injecté 1,6 milliard

Alors qu’il reste encore plus d’un an avant le vote, les élections de mi-mandat de 2026 aux États-Unis battent déjà des records de dépenses politiques. D’après les données américaines sur le financement des campagnes, les milliardaires ont injecté près de 1,6 milliard de dollars dans ce cycle électoral. Environ 65 % de cette somme, soit presque 1,05 milliard, bénéficie déjà à des candidats, des comités et des organisations républicaines.

Pour les deux partis, le constat est simple : l’argent arrive très tôt, et il peut faire pencher très lourdement les scrutins qui compteront vraiment.

Les grandes fortunes de la tech et de la finance tiennent déjà le haut du pavé dans ce cycle. Côté républicain, Elon Musk figure parmi les tout premiers donateurs, avec environ 90,6 millions de dollars engagés, d’après les données de financement de campagne américaines. Son America PAC prévoit aussi de dépenser entre 100 et 120 millions de dollars, en particulier pour la mobilisation des électeurs dans les États décisifs.

Et Musk est loin d’être un cas isolé. Jeff Yass a versé autour de 90 millions de dollars. Ben Horowitz et Marc Andreessen, eux, ont mis à eux deux environ 115 millions, toujours selon les mêmes données. À travers ce bloc de donateurs, on voit se confirmer un déplacement d’une partie de la Silicon Valley et de la finance vers un soutien plus franc, plus assumé, au camp républicain.

Chez les démocrates, les noms qui reviennent restent ceux de George Soros et d’Alex Soros. À eux deux, ils ont consacré près de 102,8 millions de dollars à ce cycle électoral, principalement par l’intermédiaire de Democracy PAC, selon les données américaines sur le financement des campagnes.

Si le rythme se maintient, George Soros et Alex Soros pourraient même dépasser le record établi par George Soros lors des élections de mi-mandat de 2022, quand il avait engagé 128 millions de dollars, toujours d’après ces mêmes chiffres.

Si l’argent pèse autant dans une campagne, la raison est assez directe : dans plus de 90 % des élections à la Chambre des représentants, le candidat qui dépense le plus finit par l’emporter, selon les données historiques américaines sur le financement des campagnes. Au Sénat, on est autour de 80 %.

L’argent ne garantit donc pas la victoire. Mais, dans les faits, il reste l’un des meilleurs indicateurs de réussite électorale. Tout coûte cher : les publicités, les équipes de terrain, les opérations numériques, les bases de données, le transport des électeurs vers les bureaux de vote. Et dans les États les plus disputés, la facture grimpe encore.

La poussée actuelle s’explique en grande partie par l’arrêt Citizens United rendu en 2010 par la Cour suprême. Cette décision a largement desserré les règles encadrant les dépenses politiques indépendantes, ouvrant la voie à la montée en puissance des super PACs et des très gros chèques.

Le phénomène ne se limite plus aux seuls milliardaires. Selon les données de financement de campagne américaines, les dépenses d’entreprise ont atteint un record de 646 millions de dollars, soit 40 % de plus que l’ensemble du cycle présidentiel de 2024. Fait assez frappant, plus de la moitié de ces fonds vient de secteurs liés à la tech. Dans le même temps, les principaux super PACs ont aussi reçu près de 200 millions de dollars de dons non divulgués, preuve que le « financement opaque » continue de gagner du terrain.

Les débats télévisés viendront plus tard. Les derniers sondages aussi. Pour l’instant, la bataille des élections de mi-mandat de 2026 se joue déjà dans les comptes de campagne.

Author: Martin Francis Hernandez

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