Nick Apostolides a révélé dans une déclaration qu’une réplique de Leon S. Kennedy avait été coupée de ce qui serait Resident Evil Requiem. D’après lui, sa ligne préférée, finalement retirée, devait tomber pendant un affrontement contre une énorme créature arachnéenne : “You know, you’ve been a real itsy-bitsy pain in my ass.”
Il a visiblement assez mal vécu cette coupe, et l’a dit sans détour. Selon ses propres mots, “It would have been a banger“, autrement dit une réplique qui aurait très probablement marqué les esprits.
La phrase a vite commencé à tourner en ligne, et la déception n’a pas tardé à suivre. Pour beaucoup de joueurs, cette vanne collait pile à l’image qu’ils se font de Leon S. Kennedy : un héros capable de garder son calme au milieu de l’horreur, et de lâcher une remarque sèche ou sarcastique au pire moment possible. Et au fond, ce n’est même pas seulement une affaire d’humour.
Au fil des épisodes, Leon S. Kennedy est devenu l’un des visages les plus reconnaissables de Resident Evil grâce à ce mélange très particulier de sérieux et de second degré. Au milieu de la tension, des monstres grotesques et des scènes d’action, ses petites piques font souvent office de soupape. Elles comptent beaucoup dans le charme du personnage.
Plusieurs fans estiment donc que Capcom les a privés d’un “grand moment de Leon”. D’autres parlent déjà de restaurer la réplique via des mods, si elle existe encore quelque part dans les fichiers du jeu ou dans les prises de voix. L’idée reste très théorique, bien sûr, mais elle dit assez bien à quel point la communauté s’accroche à ce genre de détail.
Cette réaction n’arrive pas par hasard. Resident Evil traîne derrière lui une longue histoire de dialogues mémorables, parfois maladroits, parfois franchement camp, mais souvent adorés précisément pour ça.
Ce qui pouvait être tourné en ridicule à certaines périodes est aujourd’hui vu par une partie du public comme un ingrédient essentiel de la série. Forcément, la disparition d’une ligne comme celle-ci relance une vieille question autour de la franchise : jusqu’où faut-il pousser le ton horrifique, et quelle place faut-il laisser au versant pulp, théâtral ou “cheesy” qui fait lui aussi partie de son ADN ?
Pour l’instant, l’essentiel des discussions reste concentré du côté des communautés anglophones. En revanche, on ne sait toujours pas précisément pourquoi la réplique a été coupée, ni quelle direction tonale Capcom voulait vraiment donner à Leon S. Kennedy dans Resident Evil Requiem.
Cette petite histoire rappelle surtout une chose : dans une saga aussi installée, une seule réplique peut changer la façon dont un personnage, une scène, voire le ton général d’un jeu est perçu. Mieux vaut quand même rester prudent. Mais l’impression d’avoir perdu une phrase potentiellement culte avant même qu’elle ait eu sa chance alimente déjà les regrets. Nous vous tiendrons au courant.
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