Cinq ans se sont écoulés depuis Spider-Man: No Way Home. Avec Spider-Man: Brand New Day, quatrième film solo de Peter Parker dans le Marvel Cinematic Universe (MCU), toujours avec Tom Holland, Marvel relance son héros quatre ans après les événements du précédent volet. Le film récupère Peter à un vrai moment de bascule, et ses caméos servent à autre chose qu’au simple fan service: ils participent à redéfinir sa place dans le MCU.
Peter vit désormais seul. Il s’est effacé, de son plein gré, de la vie de ceux qu’il aime, jusque dans leur mémoire, et il agit comme Spider-Man à plein temps dans un New York qui ne sait plus qui il est. Du coup, le film retrouve quelque chose de plus concret, de plus terrestre, avec la solitude , la précarité et l’usure émotionnelle du personnage au premier plan.
Le caméo le plus visible, c’est celui de Yelena Belova. Florence Pugh apparaît dans deux scènes, pour un rôle court mais efficace: elle apporte une touche d’humour, aide Peter Parker dans son enquête et, surtout, fait le lien avec les New Avengers. On n’est pas face à un second rôle majeur, mais à un raccord très clair avec la suite du MCU.
Sur un registre plus émotionnel, le retour de Marisa Tomei en tante May marque déjà plusieurs spectateurs. Sa présence prolonge l’héritage moral qu’elle a laissé à Peter Parker et rappelle que Brand New Day reste avant tout une histoire de deuil et de reconstruction.
Plus curieux, le nouvel assistant virtuel de Peter Parker, E.V., est doublé par Naomi Watts, d’après les informations de Marvel Studios. Le clin d’œil est assez méta, puisque l’actrice incarnait sa mère dans The Impossible, l’un des films qui ont lancé la carrière de Tom Holland.
Le film assume aussi franchement un virage street-level.
New York est parcouru de connexions avec le MCU. On y retrouve notamment The Punisher, Bruce Banner/Hulk, Mac Gargan alias Scorpion, Jean Grey et Jean DeWolff. La séquence d’ouverture aligne aussi plusieurs criminels de bas étage, ce qui renforce cette impression d’une ville vivante, dangereuse, et bien moins cosmique que dans les précédents volets.
Ces présences ne prennent pas le dessus sur Peter Parker. Elles dessinent surtout son nouveau terrain de jeu: celui d’un héros de quartier obligé d’évoluer dans un monde de plus en plus peuplé de justiciers, de mutants et de menaces qui se répondent les unes aux autres.
L’autre surprise vient de l’évolution physique de Spider-Man. Peter Parker doit affronter une nouvelle menace criminelle particulièrement puissante, tout en découvrant que ses pouvoirs se transforment de manière incontrôlable: toiles organiques, force accrue, sens d’araignée encore plus développé.
Le film laisse même entendre que cette hypersensibilité alimente sa colère, ce qui ajoute au personnage une dimension plus brutale, plus instable, parfois franchement inquiétante. C’est là que les caméos prennent leur vrai sens: ils servent de points d’ancrage autour d’un Peter Parker fragilisé, qui n’est plus seulement un Avenger junior, mais un héros en crise.
Au moment où nous écrivons ces lignes, les premiers retours sont très favorables. Le film aurait atteint 93 % sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, selon Rotten Tomatoes, et aurait signé un meilleur démarrage un jeudi au box-office que Avengers: Endgame, selon Marvel Studios. Mieux vaut quand même rester prudent.
Brand New Day ne fait donc pas que relancer Spider-Man: le film commence déjà à préparer les prochains grands rendez-vous de Marvel, d’Avengers: Doomsday à Secret Wars, tout en remettant Peter Parker au centre du jeu et en rouvrant grand les portes du MCU. On vous tiendra au courant.
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