Les entreprises font face à d’importants risques juridiques et financiers en découvrant qu’elles ont involontairement embauché des travailleurs en technologie de l’information (TI) originaires de Corée du Nord. Ces incidents peuvent révéler un schéma d’emploi organisé qui génère des revenus pour les programmes d’armement du régime nord-coréen, ce qui complique encore plus la situation pour les organisations concernées.
Tout d’abord, essayez par tous les moyens de ne pas engager des espions nord-coréens
Les experts en cybersécurité avertissent que, bien que les travailleurs nord-coréens puissent être liés à des programmes d’armement, leur principale motivation est d’obtenir un salaire. Cela change la dynamique de la manière dont les entreprises doivent gérer ces situations. Des participants au Cyber Defense Summit à Washington, D.C., suggèrent que les entreprises doivent collaborer entre leurs départements des ressources humaines, de la sécurité et juridique pour identifier les signaux d’alerte lors du processus de recrutement.
Parmi les indicateurs de risque, on trouve des courriels sans validation, des profils LinkedIn avec des CV recyclés et le manque de disponibilité des candidats pour passer des entretiens vidéo. La détection précoce est cruciale, car les organisations peuvent être exposées à des violations de sanctions même si un paiement à un employé nord-coréen est effectué par inadvertance.
Une fois qu’une entreprise soupçonne avoir embauché un travailleur de Corée du Nord, les décisions concernant la rupture de l’emploi ne sont pas simples. Les experts affirment qu’il est essentiel de maintenir la communication avec ces employés afin de faciliter la collecte de preuves et la récupération des équipements. Les travailleurs sont souvent coopératifs, s’intéressant à récupérer leur dernier salaire avant que leur relation de travail ne prenne fin.
Bien qu’il n’existe pas d’obligation légale de notifier les autorités concernant ces découvertes, des experts soulignent que la divulgation volontaire peut être bénéfique et peut réduire les pénalités en cas d’infraction. La menace que ces incidents continuent de se propager persiste, transformant ce problème en un défi constant pour les entreprises. Ces cas indiquent que le danger de la cybersécurité est loin de disparaître.