Uber France condamnée à 100.000 euros d’amende

Le Tribunal Correctionnel de Paris, qui comme les chauffeurs de taxis parisiens, a le service américain de VTC dans le viseur, a estimé que le service UberPop de la filiale française d’Uber USA, n’était pas « une nouvelle version de covoiturage mais bien une offre payante de transport de particuliers ».

Premier coup de massue pour le géant américain Uber. Sa filiale dans l’Hexagone vient d’être condamnée par le Tribunal Correctionnel de Paris à une amende plutôt élevée. Ce dernier reproche à la filiale française de la société américaine une présentation trompeuse de ses services de véhicules de transport avec chauffeur (VTC). Pour le TC, il s’agit tout simplement d’une offre payante de transport de particulier. En conséquence, il exige d’Uber de diffuser sur ses deux sites français un avis rendant compte de sa condamnation et mentionnant le fait que les utilisateurs de l’offre incriminée, UberPOP, risquent eux-mêmes une condamnation pénale. De plus, Uber devra également s’acquitter d’un versement de 100.000 euros.

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Uber, un service né de la culture du numérique

La société Uber – anciennement UberCab – est née au cœur de la Silicon Valley, à San Francisco. L’idée derrière cette application? Proposer aux utilisateurs des voitures de tourisme avec chauffeur – VTC est le terme consacré – à des prix abordables. Pour plus de simplicité, la réservation s’opère directement depuis le smartphone à l’aide de la géolocalisation.

Comme de nombreux services en ligne, Uber mise énormément sur le sentiment d’appartenance à une communauté. Pour arriver à ses fins, l’application propose à ses clients un service haut de gamme. L’entreprise Uber exige par exemple que de l’eau soit mise à disposition des clients dans toutes les berlines. En fonction du service choisi, les chauffeurs peuvent parfois vous proposer des boissons énergétiques, des sucreries, etc. Chez Uber, la communauté est reine. Il est important de tisser des liens entre clients, chauffeurs et maison-mère.

Enfin, toutes les transactions financières se font en ligne. Lorsque vous arrivez à destination, Uber prélève directement le prix de la course sur votre carte. Vous ne devez à aucun moment payer en espèces, laisser un pourboire ou marchander le prix. Le voyage n’en est que plus agréable puisque l’absence de relation d’argent génère une plus grande confiance entre le conducteur du véhicule et vous.

Pourquoi le service Uber crée-t-il la polémique?

Le service suscite un grand nombre de critiques et ce, pour diverses raisons.

La première: Uber exercerait une concurrence déloyale envers les taxis traditionnels.
Pour circuler, les VTC Uber n’ont pas besoin des mêmes licences que les taxis. Problème: certains taxis jugent cette différence de réglementation illégale et pour cause. Ces fameux certificats peuvent parfois atteindre des sommes astronomiques, plusieurs centaines de milliers d’euros dans certaines villes.

Deuxième source d’inquiétude: la formation réduite des chauffeurs. Souvent pointée du doigt, la formation délivrée serait insuffisante et pourrait être la cause des récents accidents impliquant des véhicules Uber.

Enfin, la troisième met directement en cause UberPOP, l’un des nouveaux services d’Uber. En effet, il s’agit d’un concurrent direct des sites de covoiturage traditionnels comme BlaBlaCar (web,Android et iPhone) à une différence près: dans de nombreux pays, le covoiturage est autorisé uniquement s’il est fait dans un but non-lucratif. Or, les chauffeurs affiliés à UberPOP le font pour arrondir les fins de mois. Dans certaines villes, comme à Bruxelles, la justice a déjà tranché.

À toutes ces critiques viennent s’ajouter des controverses qui, par moments, peuvent faire dérailler la communication très bien huilée d’Uber.

L’exemple le plus flagrant? Deux utilisateurs homosexuels ont été insultés par un chauffeur conventionné à Paris. La nouvelle n’a pas tardé à faire le tour des réseaux sociaux.

Autre motif de grief: les prix pratiqués notamment lors des fêtes de fin d’année sont jugés excessifs par de nombreux clients. Uber s’en défend en arguant du fait que le prix de la course en fonction de la disponibilité de ces véhicules.

Une chose est sûre: nous ne sommes qu’au début du feuilleton juridique qui oppose les chauffeurs de taxi traditionnels à la société californienne Uber. Et si le service continue sur sa lancée et présente toujours des taux de croissance records, le métier de chauffeur pourrait bien devenir un “petit boulot” comme un autre.

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Les « taxis » Uber arrivent à Bordeaux, Nice et Toulouse

Le service mobile de voitures avec chauffeur Uber conquiert de nouvelles villes françaises. Une aubaine pour les utilisateurs mais pas pour les taximen. Un texte régulant ce service doit justement être voté demain.

Uber a annoncé ce mardi qu’il étendait ses services à trois nouvelles villes françaises : Nice, Toulouse et Bordeaux. C’est le service UberPop qui sera disponible: les conducteurs seront des particuliers utilisant leurs propres voitures. Il ne s’agira donc pas des professionnels. “Parmi la trentaine de voitures recensées à Toulouse, on retrouve des étudiants qui veulent financer leurs études, des particuliers ou des retraités dont cette activité quelques heures par semaine leur permet d’amortir le coût de leur véhicule”, explique Alexandre Molla, directeur général expansion France, à l’AFP.

Concrètement c’est un service comparable à celui d’un taxi normal si ce n’est que le prix est totalement différent et que les réservations passent aussi par une application mobile.

Trop beau pour être légal ?

Depuis plusieurs mois, ce service flirte avec l’illégalité. Notamment depuis la fronde de différents taximen et de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Cette dernière a engagé des poursuites en avril dernier contre Uber, l’accusant de “pratiques commerciales trompeuses” ne pouvant s’apparenter au covoiturage. Le procureur a d’ailleurs requis 100.000 euros d’amende, rappelle Le Journal du Net. Quant au tribunal correctionnel de Paris, il doit rendre une décision le 16 octobre prochain. Mais ce n’est pas tout.

L’Assemblée a rédigé une proposition de loi afin de réguler cette concurrence dite sauvage et déloyale, elle sera d’ailleurs votée ce 18 septembre.

Uber commence à avoir l’habitude des ennuis judiciaires. Aucune de ses filiales à travers le monde n’est épargnée. Temporairement suspendu en Allemagne, Uber a de nouveau été autorisé hier à circuler.

Tous les regards sont désormais tournés vers l’Assemblée où la décision de demain signera ou pas d’ailleurs la mort du service en France.

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SkyDrive, le service cloud de Microsoft, devra changer de nom

SkyDrive, le service cloud de Microsoft, va devoir finalement changer son nom, mais pas tout de suite. BSkyB un fournisseur de télévision par satellite, a en effet remporté le différend sur le nom “SkyDrive qui l’opposait avec Microsoft.

Les deux sociétés ont conclu un accord qui permet à l’entreprise de maintenir temporairement (pendant une durée “raisonnable”) le nom du logiciel SkyDrive afin de laisser du temps à la firme de Redmond d’organiser la transition.

Comment s’appellera SkyDrive?

SkyDrive va donc passer par son troisième changement de nom. D’abord appelé Mesh, puis Windows Live Mesh, maintenant SkyDrive et demain, qui sait. Les spéculations ont donc commencé chez les utilisateurs ainsi que les maux de tête pour Microsoft. Réponse dans les mois à venir.