The Last Ship, série post-apocalyptique américaine, est en ce moment disponible en intégralité sur Netflix, si l’on se fie à la fiche du programme sur la plateforme.
Diffusée sur la chaîne américaine TNT entre le 22 juin 2014 et le 11 novembre 2018, elle compte 5 saisons pour un total de 56 épisodes. Et son point fort n’a pas bougé d’un pouce: une ampleur visuelle assez rare à la télévision, soutenue par une production supervisée par Michael Bay.
Dans son histoire, une pandémie mondiale a éliminé plus de 80 % de la population. Au milieu du chaos, l’USS Nathan James, un destroyer lance-missiles de l’US Navy, devient l’un des derniers bastions encore opérationnels, capable à la fois de chercher un remède et de maintenir ce qu’il reste d’ordre à l’échelle internationale.
C’est ce croisement entre thriller militaire, chaîne de commandement, opérations tactiques et effondrement du monde tel qu’on le connaît qui continue de séduire les amateurs de récits post-apocalyptiques.
The Last Ship avance ainsi sur deux fronts.
Par certains aspects, la série peut faire penser au versant techno-politique de Jack Ryan. Par d’autres, elle rejoint The Last Of Us par son décor de pandémie et de survie, mais sans créatures infectées ni couche horrifique ou surnaturelle.
Le concept tient beaucoup à la dynamique de l’équipage. Discipline militaire, sacrifices personnels, dilemmes moraux: tout se percute à bord, au moment même où le navire cesse d’être un simple bâtiment de guerre pour devenir presque une arche flottante pour les survivants du monde.
Au casting, on retrouve Eric Dane dans le rôle du commandant Tom Chandler, Rhona Mitra dans celui de la docteure Rachel Scott, ainsi qu’Adam Baldwin en Mike Slattery.
The Last Ship a été créée par Hank Steinberg et Steven Kane, avec une inspiration libre tirée du roman de William Brinkley, publié en 1988.
L’empreinte de Michael Bay saute assez vite aux yeux. The Last Ship parie sur de grosses séquences d’action, des menaces à l’échelle planétaire et une mise en scène nerveuse qui la rapproche souvent du blockbuster plus que du drame télévisé classique.
La production s’est d’ailleurs appuyée sur de vrais destroyers de l’US Navy pour les scènes extérieures. Les décors intérieurs, eux, ont été reconstruits en studio, sur des plateaux à Los Angeles.
Les créateurs ont aussi expliqué que les progrès des effets visuels avaient fini par rendre ce niveau d’ambition financièrement tenable sur le petit écran.
L’accueil critique, lui, a été partagé. Beaucoup ont salué les qualités de production, le sens du spectacle et l’efficacité des scènes d’action. D’autres ont relevé des personnages parfois trop monolithiques, des dialogues assez convenus et une logistique qui ne tient pas toujours complètement debout.
Avec le recul, The Last Ship ne résonne plus tout à fait de la même façon. Son récit autour d’une pandémie mondiale, de l’effondrement des institutions et de la recherche d’un remède paraît forcément plus chargé aujourd’hui qu’au moment de sa fin, en 2018. Pour ceux qui aiment les séries d’action musclées et la science-fiction post-apocalyptique, ça reste clairement un titre à découvrir.