En août 2026, AMC a annoncé avec Netflix la co-production de « Bannerman », une nouvelle série d’espionnage centrée sur Paul Bannerman. Autrefois, c’était un agent clandestin redouté. Aujourd’hui, il mène une existence tranquille dans une banlieue du Connecticut. Jusqu’au jour où son passé refait surface.
AMC présente le projet comme un croisement entre l’action très chorégraphiée de « John Wick » et l’espionnage plus sombre, plus humain, plus caustique de « Slow Horses ». La promesse est limpide: il y aura du spectacle, oui, mais aussi des personnages usés par leur métier, attirés malgré tout par l’idée d’une vie normale.
Netflix et AMC misent sur « Bannerman » pour une nouvelle grande série d’espionnage
L’annonce officielle de la série est tombée en août 2026, d’après AMC. Pour l’instant, on ne connaît ni le casting, ni la date de sortie, ni le calendrier de production. Mieux vaut donc ne pas s’emballer trop vite.
Le feu vert donné au projet retient déjà l’attention pour une autre raison: selon AMC, c’est la toute première co-production entre Netflix et AMC.
D’après les éléments fournis par AMC au moment de l’annonce, ce partenariat a pesé lourd dans la décision de lancer la série. La chaîne parle même d’un « smart, high-octane thrill ride », autrement dit d’un thriller nerveux, ambitieux, pensé comme une série haut de gamme, avec une vraie place laissée à l’action.
Le principe au centre de « Bannerman » tient bien en place. Paul Bannerman ne sera pas l’unique retraité dangereux contraint de revenir sur le terrain. Le synopsis partagé par AMC précise que d’autres anciens tueurs et agents reprendront eux aussi du service. C’est là que le projet peut trouver quelque chose d’intéressant: le frottement entre un quotidien censé être rangé, presque banal, et la violence de leur ancien monde.
Une adaptation portée par Shane Black et Craig Silverstein
Côté création, AMC indique que Shane Black coécrit l’épisode pilote et mettra en scène les deux premiers épisodes. Sa présence donne tout de suite une tonalité assez précise au projet. Son nom reste lié à des récits d’action mordants, souvent traversés par un humour noir très assumé.
Le poste de showrunner revient à Craig Silverstein. Greg Nicotero et Brian Witten font aussi partie des producteurs exécutifs, là encore selon AMC. Sur le papier, l’équipe laisse imaginer une série qui ne cherchera pas seulement l’efficacité pure, mais aussi une vraie personnalité de ton.
Cinq romans pour nourrir la série
« Bannerman » adapte la série de romans de John R. Maxim, qui compte cinq livres, d’après AMC. Pour une transposition à la télévision, c’est un point loin d’être anodin: la matière existe déjà, elle est dense, et elle peut alimenter plusieurs saisons si le public suit.
La diffusion, elle, passera par un schéma un peu moins classique. Aux États-Unis et au Canada, la série sera d’abord diffusée sur AMC, puis arrivera sur Netflix 90 jours après la diffusion du dernier épisode de la saison, toujours d’après AMC.
En Australie, en Nouvelle-Zélande et en Espagne, le lancement se fera en même temps sur les deux plateformes, selon AMC. Dans les autres pays, AMC précise que Netflix disposera de l’exclusivité.
Pour le moment, « Bannerman » n’a toujours pas de date de lancement. Mais au vu de ce qu’AMC a déjà communiqué, la série réunit plusieurs ingrédients qui attirent vite l’œil: un héros d’espionnage à double vie, une franchise littéraire déjà installée, un tandem Netflix-AMC inédit, et une promesse qui peut parler à la fois aux amateurs d’action et à ceux qui préfèrent un espionnage plus acide.