Ask Proxy annonce aujourd’hui le lancement d’un assistant conversationnel accessible entièrement par SMS, pensé pour les seniors. Aucun besoin d’installer une application, ni de passer par la création d’un compte compliqué. La cible, ce sont d’abord les 65 ans et plus, un public souvent découragé par l’accumulation de sites, de menus et d’interfaces.
Le principe tient en peu de mots : on envoie un SMS comme on écrirait à un proche. Pour demander une idée de cadeau, organiser un trajet, préparer un séjour ou simplement obtenir une information utile au quotidien.
Et c’est peut-être là que tout se joue. La technologie peut sembler presque rudimentaire, mais c’est justement ce qui lui donne du sens. Chez beaucoup de seniors, le SMS reste, d’après Ask Proxy, l’un des usages numériques les plus familiers. En passant par ce canal, l’entreprise évite une bonne partie des obstacles habituels : pas d’application à télécharger, pas d’interface encombrée à parcourir, moins de choses à apprendre.
Cette promesse répond à un problème bien identifié.
Beaucoup d’utilisateurs plus âgés disent se sentir perdus dès qu’il faut passer d’un site à l’autre, ouvrir plusieurs onglets ou jongler entre différentes plateformes pour mener à bien une tâche pourtant simple, selon Ask Proxy. L’idée d’un système centralisé dans la messagerie du téléphone vise donc moins à compenser un manque d’intérêt qu’à réduire une vraie difficulté d’accès.
Les chiffres cités par l’entreprise vont dans le même sens.
Aux États-Unis, 55 % des personnes de 50 ans et plus ont déjà utilisé un outil conversationnel, à l’oral ou à l’écrit, selon Ask Proxy. Mais chez les 65 ans et plus, seules 10 % avaient utilisé ChatGPT à la mi-2025, toujours d’après l’entreprise. En clair, beaucoup de seniors sont prêts à essayer ces nouveaux services, à condition qu’ils s’inscrivent dans des habitudes déjà connues et jugées rassurantes.
Reste la prudence.
La simplicité, à elle seule, ne règle pas tout. La confiance compte énormément : 92 % des seniors veulent savoir si l’information qu’ils reçoivent a été générée automatiquement, selon Ask Proxy. Pour un service comme celui-ci, cela impose d’être transparent sur la nature des réponses, sur leurs limites, mais aussi sur la façon dont les données sont utilisées.
Les avantages possibles existent bel et bien : aide pour les tâches du quotidien, soutien à l’autonomie, organisation, rappels, sentiment de présence. Mais les spécialistes cités par Ask Proxy rappellent aussi ce qui peut mal tourner : informations inexactes, atteintes à la vie privée, biais dans les réponses, dépendance trop forte à la technologie.
Sur ce point, les experts cités par Ask Proxy sont assez clairs. Ces outils doivent venir en appui des aidants, des familles et des professionnels, pas prendre leur place, surtout lorsqu’il s’agit de santé ou de personnes vulnérables.
Ask Proxy s’inscrit aussi, toujours selon Ask Proxy, dans un mouvement plus large autour des gérontechnologies. On le voit avec des solutions de suivi médical et d’accompagnement en Corée du Sud, avec des robots d’assistance au Japon, ou encore avec des programmes de formation numérique destinés aux seniors en Europe. Au fond, la vraie bataille ne porte pas seulement sur la puissance des modèles. Elle se joue sur leur capacité à s’effacer derrière une expérience simple, familière, et à laquelle on peut faire confiance.
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