The Batman Part II : Sebastian Stan serait Harvey Dent, et ça change déjà la suite

À l’heure où ces lignes sont écrites, des rumeurs de casting affirment que Sebastian Stan pourrait rejoindre The Batman Part II, la suite de The Batman mise en scène par Matt Reeves, pour y jouer Harvey Dent. Si cela se confirme, on voit tout de suite ce que ça implique : l’entrée de Dent dans cet univers prépare forcément, tôt ou tard, le terrain pour Double-Face. Pour l’instant, Warner Bros. n’a rien annoncé officiellement.

Après des mois de bruits de couloir autour du casting, cette piste change déjà la façon dont on imagine la suite de Matt Reeves. Faire entrer Harvey Dent dans le film, c’est installer dès maintenant la possibilité de sa chute. En revanche, sa bascule en super-vilain n’a toujours pas été annoncée pour ce deuxième volet.

À ce stade, Warner Bros. n’a pas encore détaillé le rôle du personnage ni validé tous les nouveaux noms qui circulent. Mieux vaut donc garder un peu de recul.

Cela dit, introduire Harvey Dent maintenant collerait bien à la mythologie de Batman. C’est un allié majeur de Bruce Wayne et du commissaire James Gordon, mais aussi l’une des grandes figures tragiques de Gotham. Et pour les fans, le choix de Sebastian Stan n’a rien d’anodin : il a la présence dramatique qu’il faut pour un personnage qui doit d’abord s’imposer avant de se briser. On vous tiendra au courant.

Warner Bros. vise désormais une sortie en salles le 18 février 2028 pour The Batman Part II. Le décalage est loin d’être mineur : le film était d’abord attendu pour octobre 2025, puis sa date a été repoussée plusieurs fois.

Parmi les explications avancées, il y a les grèves hollywoodiennes de 2023, qui ont freiné toute la machine, mais aussi une écriture plus longue que prévu. Sur le papier, c’est plutôt rassurant pour le résultat final, même si l’attente a de quoi agacer les fans. Matt Reeves, on le sait, préfère prendre son temps pour peaufiner le ton, la structure et l’atmosphère.

Côté équipe, Warner Bros. indique que Matt Reeves reprendra la réalisation et cosignera le scénario avec Mattson Tomlin. Robert Pattinson sera de retour en Bruce Wayne / Batman. Jeffrey Wright retrouvera le rôle de James Gordon. Andy Serkis reviendra aussi en Alfred Pennyworth.

Ce noyau d’acteurs laisse penser que la suite restera dans le prolongement direct de l’ambiance policière, sombre et presque crépusculaire qui faisait la singularité du film de 2022.

D’après plusieurs informations relayées autour du projet, le tournage aurait désormais commencé, avec Glasgow, en Écosse, parmi les villes choisies pour servir de Gotham. Certaines sources évoquent même la présence de la Batmobile sur place. Un détail, oui, mais un détail très concret : la production avance enfin.

Plus curieux encore, d’autres noms reviennent avec insistance autour du film, notamment Scarlett Johansson, Charles Dance et Brian Tyree Henry, dans des rôles qui restent secrets. Certaines spéculations associent Charles Dance à Christopher Dent, tandis que Scarlett Johansson est parfois liée à Gilda Dent, ou à une version de Poison Ivy.

En attendant une bande-annonce ou une prise de parole du studio, l’arrivée supposée de Sebastian Stan dans la peau d’Harvey Dent reste la piste la plus frappante. Tout porte à croire que The Batman Part II veut élargir l’univers de Gotham sans aller trop vite, en construisant d’abord ses personnages, puis les monstres qu’ils peuvent devenir.

Suivez-moi sur Twitter : @pierrevitre

Pokémon DS: le «DNS trick» permet encore de récupérer d’anciens Pokémon événementiels

Certains Pokémon événementiels des anciens jeux Pokémon sur Nintendo DS restent récupérables aujourd’hui grâce au « DNS trick ». Il ne s’agit pas d’un réglage de date ou d’heure sur la console, comme on le lit parfois, mais d’une méthode qui redirige la connexion du jeu vers des serveurs communautaires où les anciens Cadeaux Mystère ont été archivés.

DeSmuME Télécharger

Cette méthode concerne surtout les jeux des générations 4 et 5 : Pokémon Diamant, Perle, Platine, HeartGold, SoulSilver, Noir, Blanc, Noir 2 et Blanc 2. Sur ces versions, les distributions en ligne faisaient vraiment partie de l’expérience de jeu. On pense évidemment aux Pokémon les plus convoités, comme Mew, Celebi ou Arceus, mais il y avait aussi plusieurs objets spéciaux distribués de cette façon.

Le point de départ, il est connu : le service Nintendo Wi-Fi Connection sur Nintendo DS et Wii a fermé en 2014, d’après Nintendo. Du coup, une partie entière du contenu événementiel officiel est devenue inaccessible, que ce soit pour les nouveaux joueurs ou pour ceux qui avaient simplement raté les distributions à l’époque.

C’est là que les serveurs tenus par des fans prennent le relais. En changeant les paramètres de connexion d’une Nintendo DS ou d’une Nintendo 3DS, le jeu ne tente plus de joindre les serveurs officiels de Nintendo, arrêtés depuis des années selon Nintendo. Il passe alors par des serveurs communautaires qui conservent les anciens Cadeaux Mystère.

Concrètement, le joueur reçoit donc le Pokémon ou l’objet comme s’il participait à une distribution officielle au moment où elle existait encore.

Et non, avancer ou reculer l’horloge de la console ne suffit pas à faire réapparaître d’anciens événements en ligne. Dans des jeux comme Pokémon Épée et Bouclier ou Pokémon Écarlate et Violet, toucher à la date peut avoir un effet sur certains événements internes, mais ça ne fait pas revenir des distributions réseau qui ont disparu.

melonDS Télécharger

Le « DNS trick » repose sur autre chose : la connexion du jeu est redirigée vers un serveur alternatif en modifiant l’adresse DNS utilisée par la console. Ce n’est donc pas une sorte de voyage dans le temps au niveau du logiciel.

Le vrai frein, en général, c’est le Wi-Fi. Les jeux Nintendo DS les plus anciens demandent souvent un réseau compatible avec les standards de l’époque, le plus souvent en WEP ou en réseau ouvert. Ce type de sécurité a presque complètement disparu des box récentes.

Beaucoup de joueurs contournent ce point avec un partage de connexion mobile réglé de manière compatible, ou en ressortant un ancien routeur. La manipulation reste abordable, mais selon le matériel utilisé, il faut parfois un peu de patience.

Dans la communauté, beaucoup considèrent ces Pokémon comme « légaux », dans le sens où ils correspondent aux distributions officielles et passent en général sans difficulté par Pokémon Bank puis Pokémon HOME. Certains fans continuent malgré tout à faire une différence entre « légal » et « légitime », puisque l’obtention ne passe plus par l’infrastructure officielle d’origine.

Nintendo et The Pokémon Company n’ont pas publié de prise de position publique précise sur cette pratique. Mieux vaut donc garder une certaine prudence. Pour les joueurs qui veulent compléter leur Pokédex sur Nintendo DS sans recourir à des codes de triche ni modifier leur sauvegarde, le « DNS trick » reste aujourd’hui l’une des rares portes encore ouvertes.

Rideshare Simulator met à jour sa fiche Steam: voix, missions et radio générées par IA

Saber Interactive a discrètement retouché la fiche Steam de Rideshare Simulator. La nouvelle mention publiée sur la page du jeu, apparue après la polémique devenue virale le 11 août 2026, détaille enfin plus clairement l’usage d’outils génératifs pendant le développement. Ce changement arrive après les déclarations publiques de Stella Sacco, ex-lead writer du projet, qui disait avoir été remplacée par ChatGPT en cours de route. Sur Steam, Saber Interactive reconnaît désormais un recours assez large à la génération de voix, à une partie de la localisation, à des missions de passagers créées dynamiquement dans le mode optionnel Free Ride, ainsi qu’à certains morceaux diffusés sur la radio intégrée du jeu.

ChatGPT Télécharger

Si le studio a bougé, c’est bien parce que la controverse a pris de l’ampleur le 11 août 2026. Ce jour-là, Stella Sacco a affirmé publiquement avoir été écartée au profit de ChatGPT pendant le développement. Elle reprochait aussi à Saber Interactive de ne pas avoir signalé correctement sur Steam la présence de voix de passagers générées automatiquement.

La nouvelle formulation mise en ligne sur Steam semble justement faite pour couper court à toute ambiguïté. Saber Interactive y précise que la campagne principale, son histoire, ses personnages et ses dialogues ont bien été écrits par des humains. En revanche, tout ce qui relève d’éléments plus périphériques ou de systèmes du jeu repose en partie, d’après cette même mention, sur des procédés génératifs.

Le point le plus frappant concerne Free Ride. Sur Steam, ce mode expérimental est présenté comme facultatif, mais il permet l’apparition de passagers potentiellement illimités, avec des missions produites à la volée.

Et la liste va plus loin. D’après la nouvelle mention, des voix synthétiques pour certains passagers, une partie de la localisation et une sélection de musiques diffusées à la radio du jeu sont aussi concernées. Le noyau narratif reste donc attribué à des auteurs humains, mais une part loin d’être marginale de l’expérience, elle, a bien été automatisée.

Au début de la controverse, Saber Interactive tenait pourtant un discours plus serré. Dans une précédente prise de parole, l’entreprise affirmait que l’histoire du jeu avait été “entièrement écrite par de vraies personnes”, tout en admettant un usage limité à un mode expérimental peuplé de passagers en nombre théoriquement illimité.

Pour beaucoup de joueurs et de développeurs, le vrai sujet ne se limitait pas à la place de ces outils dans le jeu. Ce qui coinçait, c’était aussi la transparence. Steam impose en effet aux éditeurs, selon les règles de la plateforme, de signaler clairement les contenus générés de cette manière. La question a donc très vite dépassé le simple débat technique: il s’agissait aussi de savoir si la fiche produit était conforme et si les informations données au public avant l’achat étaient assez claires.

La tension est encore montée d’un cran après les déclarations publiques du PDG de Saber Interactive, Matthew Karch. Il s’en est pris à Stella Sacco sur un ton moqueur et a déclaré publiquement qu’il aurait été heureux de la remplacer par l’IA.

Ces propos ont été largement jugés peu professionnels, et ils ont nourri la colère bien au-delà de la discussion sur les outils eux-mêmes. Au bout du compte, l’affaire Rideshare Simulator dépasse le cas d’un simple jeu indépendant ou d’un conflit de studio. Elle met en lumière un malaise plus large dans le développement vidéoludique, entre expérimentation technique, peur de voir les métiers créatifs remplacés et règles de transparence qui restent encore floues.

Suivez-moi sur Twitter: @pierrevitre

Google TV ajoute désormais plus de 10 000 films et séries gratuits

Google étoffe nettement son offre gratuite sur Google TV aux États-Unis. D’après l’entreprise, Google TV Freeplay donne maintenant accès à plus de 10 000 films et épisodes de séries gratuits à la demande, dans son espace financé par la publicité.

Pas besoin d’abonnement payant. Il suffit d’avoir un appareil Google TV compatible sur le marché américain pour ouvrir cette nouvelle sélection, qui s’ajoute à une offre surtout connue jusqu’ici pour ses chaînes en direct.

Google TV Freeplay ajoute plus de 10 000 films et séries gratuits

Avec cette mise à jour, Google fait passer Google TV Freeplay à une autre échelle. Le service ne se résume plus à un simple bouquet de chaînes FAST, ces chaînes gratuites financées par la publicité que l’on regarde en flux continu. Les utilisateurs peuvent maintenant lancer des films et des séries à la demande, sans avoir à souscrire un service payant.

Le changement est assez net pour un produit qui misait jusque-là avant tout sur le visionnage linéaire. Google a d’ailleurs retouché l’interface dans le même mouvement, avec des onglets dédiés comme « Live TV » et « Free movies & shows », histoire de distinguer plus clairement les chaînes en direct du nouveau catalogue à la demande.

Google explique aussi avoir renforcé cette bibliothèque grâce à des accords avec plusieurs studios, parmi lesquels A24 et Lionsgate. Parmi les titres mis en avant par la société, on retrouve notamment Lady Bird et Seventeen Again, ainsi que des émissions comme Hell’s Kitchen.

Une offre gratuite sans abonnement, mais avec publicité

Le principe reste très simple: c’est gratuit, et la publicité finance l’ensemble. Google TV ne va donc pas chercher Netflix ou Disney+ frontalement sur le terrain de l’abonnement classique. L’idée, ici, est plutôt d’attirer les utilisateurs qui veulent lancer un contenu tout de suite, sans frais mensuels.

Et ce n’est pas un détail.

Dans le streaming, cet argument pèse de plus en plus lourd, au moment où beaucoup de foyers essaient de réduire la facture des abonnements. Côté Google, l’intérêt est limpide: garder les utilisateurs plus longtemps dans son univers TV, puis rentabiliser cette audience avec la pub.

Pour l’instant, l’élargissement concerne les États-Unis

Pour le moment, cette version enrichie de Google TV Freeplay reste réservée aux États-Unis. Google n’a confirmé aucun calendrier de déploiement pour les autres pays.

L’offre gratuite en direct continue, elle aussi, à s’étoffer. Selon Google, Google TV Freeplay compte désormais plus de 300 chaînes gratuites, contre environ 250 en décembre 2025. L’arrivée d’un catalogue à la demande aussi large s’ajoute donc à un service qui était déjà en train de grossir vite.

Google se rapproche de Tubi et The Roku Channel

The Roku Channel Télécharger

Avec cette accélération, Google TV se rapproche un peu plus de services déjà bien installés comme Tubi et The Roku Channel, deux poids lourds du streaming gratuit financé par la publicité. Freeplay reste malgré tout en retrait sur le volume: Tubi annonce plus de 40 000 titres, et The Roku Channel dit en proposer plus de 80 000.

Même avec un catalogue plus restreint, Google devient plus crédible sur ce créneau. Pour les utilisateurs de Google TV, la conséquence est très concrète: plus de contenus gratuits, disponibles tout de suite, sans avoir à sortir la carte bancaire.

The Witcher sur Netflix: la saison 5 pourrait glisser à 2027

Pour l’instant, plusieurs sources, parmi lesquelles What’s on Netflix, avancent que la saison 5 de The Witcher sur Netflix ne sortirait finalement pas en 2026, mais en 2027. Netflix, de son côté, n’a encore ni confirmé officiellement ce report ni communiqué une nouvelle fenêtre de sortie.

Netflix Télécharger

Si ce décalage est bien acté, on ne parlera pas d’un simple déplacement dans le calendrier. Cette saison 5 doit faire office de conclusion pour la série principale et refermer les arcs de Geralt, Yennefer et Ciri, avec en toile de fond une guerre qui embrase tout le Continent.

À ce stade, les informations restent fragmentaires. D’après What’s on Netflix, la saison 5 aurait disparu des pages promotionnelles publiques ainsi que des supports de communication de Netflix consacrés aux sorties prévues pour 2026.

Ce retrait ne vaut pas annonce officielle. En revanche, il renforce sérieusement l’idée d’un glissement vers 2027. Mieux vaut donc rester prudent. Nous vous tiendrons au courant.

Pour les abonnés, le problème est surtout symbolique : plus l’attente s’étire, plus Netflix prend le risque d’user l’intérêt autour d’une franchise qui montre déjà des signes de fragilité. Et dans le cas de The Witcher, le risque n’a rien d’abstrait, puisque la série n’aborde pas sa dernière ligne droite au meilleur moment de sa trajectoire.

Plus étonnant encore, ce retard possible surviendrait alors que le projet serait déjà bien avancé. Toujours selon What’s on Netflix, les saisons 4 et 5 auraient été tournées dans la foulée, et la production se serait terminée en septembre 2025. En clair, l’essentiel du travail sur le plateau serait déjà derrière les équipes.

Les explications les plus crédibles mènent du côté de la post-production : une masse de travail en effets visuels, en montage, en finition sonore. Autre piste, plus stratégique : Netflix chercherait une fenêtre de sortie moins saturée, histoire de donner davantage d’exposition à cette dernière saison.

Sur le papier, le raisonnement tient. Dans la réalité, repousser aussi loin une conclusion déjà tournée peut aussi donner l’image d’une plateforme qui cherche encore la bonne manière d’en finir avec l’une de ses plus grosses franchises fantasy.

Ce possible retard arrive aussi après une saison 4 mal reçue. Si l’on en croit Rotten Tomatoes, les premiers retours ont été nettement moins favorables que ceux des débuts de la série, avec un score critique de 59 % et un score public tombé à 19 %.

Les reproches reviennent souvent aux mêmes points : une mythologie jugée confuse et un rappel trop léger des événements passés. Le changement d’interprète pour Geralt continue lui aussi de diviser. Le passage de Henry Cavill à Liam Hemsworth n’a jamais cessé de peser sur la perception de la série, et les avis sur la prestation de Liam Hemsworth restent, au mieux, partagés.

Pour une partie du public, ce recasting a clairement cassé l’élan autour de la franchise.

Dans ces conditions, la saison 5 aura deux tâches à remplir : bien conclure l’histoire principale, et montrer que The Witcher est encore capable de rassembler son public. Un report ajouterait aussi de la pression sur les projets dérivés, comme The Witcher: Sirens of the Deep ou The Rats: A Witcher Tale, d’autant que les précédentes extensions de l’univers, en particulier The Witcher: Blood Origin, n’ont pas vraiment su convaincre.

Une chose paraît claire : si la fin de The Witcher part bien en 2027, Netflix devra faire de cette longue attente un vrai événement, pas juste un retard de plus.

Netflix relance Man on Fire : le thriller avec Denzel Washington renaît

Depuis que Netflix a lancé, le 30 avril 2026, sa nouvelle adaptation de Man on Fire, le film de 2004 signé Tony Scott avec Denzel Washington connaît un retour en force assez saisissant. Beaucoup le rangent désormais parmi les classiques modernes du thriller de vengeance.

Netflix Télécharger

Quand il est sorti en 2004, Man on Fire n’avait pourtant rien d’un favori de la critique, même si le public, lui, ne l’a jamais vraiment lâché.

Ce qui frappe, dans cette réévaluation, c’est qu’elle repose d’abord sur quelque chose qui n’a pas bougé en plus de vingt ans: Denzel Washington y livre l’une de ses performances les plus intenses. En John Creasy, ancien agent de la CIA cassé par la vie et devenu garde du corps, il apporte au film une gravité, une colère sourde, une fureur même, qui débordent largement le simple emballage d’action ultra-stylisé.

Le décalage entre la presse et le public se lit encore très clairement dans les notes. Man on Fire reste bloqué à 39 % sur Rotten Tomatoes et à 47/100 sur Metacritic. En face, CinemaScore lui a donné un A-, et son score public sur Rotten Tomatoes grimpe jusqu’à 89 %.

Une partie de cette différence tient à la relation entre John Creasy et Pita, la petite fille qu’il est chargé de protéger, jouée par Dakota Fanning. C’est elle qui donne au film sa vraie charge émotionnelle et qui rend toute la spirale de violence beaucoup plus percutante. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Denzel Washington et Dakota Fanning se retrouveront plus tard dans The Equalizer 3, en 2023.

L’autre grand sujet de friction, c’était la mise en scène de Tony Scott. Montage nerveux, image hyper saturée, sous-titres incrustés, caméra fébrile: en 2004, beaucoup de critiques ont trouvé l’ensemble excessif, parfois même épuisant. Son ton noir, presque désespéré, a lui aussi partagé.

Avec le temps, cette esthétique se lit autrement. Elle ressemble moins à un défaut qu’à une vraie signature, parce qu’elle colle au chaos intérieur de John Creasy et à la brutalité du monde dans lequel il avance.

Les mauvaises critiques, en tout cas, n’ont jamais empêché le film de rencontrer son public. Produit pour environ 60 à 70 millions de dollars, Man on Fire a rapporté plus de 130 millions dans le monde. À cela se sont ajoutés plus de 123 millions de dollars grâce aux ventes et aux locations en DVD et en VHS.

C’est aussi ce qui a préparé son passage au statut de film culte, statut ensuite entretenu par les plateformes de streaming, surtout Netflix et Starz, où Man on Fire continue d’être redécouvert.

Et le mouvement s’est encore accéléré avec la nouvelle adaptation de Netflix. La série Man on Fire, lancée le 30 avril 2026 avec Yahya Abdul-Mateen II dans le rôle de John Creasy, a démarré directement en tête du classement mondial avec 11 millions de vues en seulement quatre jours, d’après Netflix.

De quoi donner envie à beaucoup d’abonnés de revenir au film de 2004, lui-même tiré du roman d’A.J. Quinnell publié en 1980, après une première adaptation sortie en 1987 avec Scott Glenn. Pour beaucoup, la version de Tony Scott reste pourtant celle qui s’impose, portée par un Denzel Washington au sommet de son art.

Suivez-moi sur Twitter : @pierrevitre

Android Auto arrive sur des bateaux de série en 2027: Crest et Balise seront les premiers

D’après l’annonce faite par Crest, Balise et Savvy Navvy, Android Auto fera son arrivée sur certains bateaux de série Crest et Balise à partir des millésimes 2027. Les premiers modèles concernés seront les gammes Conquest et Caribbean, avec une intégration d’usine sur l’écran de pilotage, autrement dit l’écran principal du poste de conduite.

Android Auto Télécharger

Ici, Google ne présente pas un accessoire qu’on ajoute après achat. Il s’agit bien d’un ensemble complet d’infodivertissement et de navigation, intégré directement à bord.

En pratique, toujours selon cette annonce, Android Auto affichera ses fonctions sur l’écran de pilotage pour donner accès, sans détour, à des usages que beaucoup connaissent déjà très bien: la cartographie, le streaming musical, les appels et les messages. Pour Crest et Balise, l’intérêt est aussi assez évident sur le plan commercial. Pouvoir proposer, dès la sortie d’usine, une expérience numérique proche de celle que les acheteurs retrouvent dans leur voiture, ce n’est pas un détail.

Le point le plus marquant dans cette annonce, confirmée par Crest, Balise et Savvy Navvy, reste le partenariat avec le service de navigation Savvy Navvy. Android Auto apporte son interface et l’accès à son univers applicatif. Savvy Navvy, de son côté, ajoute ce qu’il manquait pour un usage en mer: des cartes nautiques, le calcul intelligent d’itinéraire, le suivi GPS, la météo en direct et les données de marée.

Du coup, Android Auto ne se limite plus à un simple miroir d’écran comme dans l’automobile. Sur l’eau, l’ensemble devient tout de suite plus crédible. Un détail attire quand même l’attention dans les conditions annoncées par Crest, Balise et Savvy Navvy: les avantages inclus ne seront pas identiques selon la marque. Chez Balise, les clients auront droit à un an d’abonnement premium à Savvy Navvy. Chez Crest, ce sera un mois seulement.

L’arrivée d’Android Auto s’inscrit aussi dans un mouvement de fond. Le marché des équipements électroniques marins était estimé à environ 6,77 milliards de dollars en 2024, et il pourrait dépasser les 13 milliards d’ici 2034.

Sur la même période, le segment des bateaux connectés passerait de 40,6 milliards de dollars en 2023 à 80,6 milliards d’ici 2033. Et les chiffres ne racontent pas tout. Pendant longtemps, le nautisme a reposé sur des interfaces propriétaires signées Garmin, Navico ou Raymarine. Voir Android Auto entrer dans cet univers peut signaler un vrai changement, vers des systèmes plus standardisés, plus ouverts, et surtout plus faciles à prendre en main pour le grand public.

Cette idée ne sort pas non plus de nulle part. Des autoradios marins compatibles Android Auto et Apple CarPlay circulent déjà depuis des années sur le marché de l’après-vente. La demande existait donc bien avant qu’une intégration d’usine ne soit annoncée.

Pour l’instant, plusieurs zones grises restent à éclaircir. La communication actuelle de Crest, Balise et Savvy Navvy vise surtout le marché américain, sans dire clairement ce qu’il en sera à l’international.

Même flou du côté du matériel. Crest, Balise et Savvy Navvy n’ont pas détaillé les caractéristiques des écrans de pilotage. On ne sait pas non plus si l’ensemble Android Auto et Savvy Navvy sera livré de série sur tous les modèles 2027 concernés, ou réservé à certaines configurations. Une chose, en revanche, paraît claire: après la voiture et la moto, Android Auto regarde désormais du côté des pontons.

Mieux vaut donc rester prudent.

On vous tiendra informés.

DuckDuckGo ajoute sur iPhone « Copy Clean Link » : des liens partagés sans identifiants de suivi

DuckDuckGo a ajouté en juillet la fonction « Copy Clean Link » à son navigateur iOS, d’après l’entreprise. L’idée est simple : copier une version nettoyée d’une adresse web, plutôt que l’URL complète, pour éviter qu’une partie des identifiants de suivi parte avec vos liens dans un message, un e-Mail ou une publication sur les réseaux sociaux.

DuckDuckGo Privacy Browser Télécharger

Sur iPhone, il suffit d’un appui long sur la barre d’adresse du navigateur DuckDuckGo pour récupérer ce lien allégé.

DuckDuckGo s’attaque ici à quelque chose de très banal sur le web actuel. Après le point d’interrogation d’une URL, on trouve souvent une série de paramètres ajoutés par des plateformes publicitaires ou des outils d’analyse afin de savoir d’où vient un clic. Les exemples les plus connus sont « fbclid » chez Meta, « gclid » chez Google ou encore « msclkid » chez Microsoft.

La page de destination peut lire ces identifiants, puis les rattacher à une activité de navigation plus large, parfois d’un site à l’autre. Dit autrement, quand vous transférez un lien tel quel, vous pouvez aussi faire circuler un marqueur de suivi.

Avec « Copy Clean Link », DuckDuckGo enlève ces éléments avant même que le lien n’arrive dans le presse-papiers, toujours selon DuckDuckGo. À l’arrivée, l’adresse est plus courte, plus claire, et plus facile à relire avant de l’envoyer.

Télécharger DuckDuckGo sur iPhone

L’intérêt est concret. Nettoyer l’URL peut éviter qu’un identifiant de clic soit transmis à d’autres personnes via vos partages, ce qui limite une forme de traçage discrète, presque invisible au quotidien.

Mais il faut garder la mesure. Assez curieusement, cela ne change rien au suivi qui a déjà pu avoir lieu au moment où la page s’est chargée sur votre appareil, et « Copy Clean Link » ne bloque pas les cookies, les scripts, ni les autres mécanismes de pistage présents directement sur les sites.

Il faut aussi rappeler que tous les paramètres d’URL ne sont pas abusifs. Certains servent simplement à faire tourner une page correctement, à conserver un panier, ou à gérer des mesures d’audience et d’attribution marketing plus classiques.

DuckDuckGo n’arrive pas le premier sur ce créneau. Brave et Firefox proposent déjà des outils du même genre. Apple, de son côté, a récemment lancé sa propre « Link Tracking Protection » dans Messages, Mail et la navigation privée de Safari pour retirer certains paramètres de suivi.

C’est une très bonne nouvelle, surtout quand on voit à quel point le sujet préoccupe encore le public : d’après un sondage du Pew Research Center publié en 2023, 73 % des adultes américains estiment avoir peu ou pas de contrôle sur la collecte de leurs données par les entreprises. Cisco indiquait en 2024 que 75 % des consommateurs n’achèteraient pas auprès d’une entreprise à laquelle ils ne font pas confiance pour leurs données.

Pour certains profils, le sujet va d’ailleurs plus loin qu’une simple question de confort. Des défenseurs de la vie privée rappellent que des liens bourrés d’identifiants peuvent créer un risque supplémentaire pour les journalistes, les militants, ou n’importe quelle personne qui échange des informations sensibles, parce qu’ils peuvent aider à cartographier des relations ou à relier des activités entre plusieurs services.

Suivez-moi sur Twitter : @pierrevitre