D’après Scienceblogs.de, en septembre 2026, un développeur connu sous le pseudonyme de « Prinz » a soutenu avoir réussi, avec l’aide de ChatGPT-6 Astra, à déchiffrer un message radio allemand intercepté en 1918.
Toujours d’après Scienceblogs.de, ce message, resté illisible pendant 108 ans, ferait référence aux mouvements de navires britanniques et alliés près de la Crimée à la fin de la Première Guerre mondiale.
Pour l’instant, aucune vérification indépendante n’a encore été publiée par des cryptographes ou des historiens, et aucune confirmation publique n’est venue, dans l’immédiat, d’institutions comme Bletchley Park ou des archives allemandes. Mieux vaut donc rester prudent.
Scienceblogs.de explique aussi que ce message faisait partie d’une liste de 50 cryptogrammes non résolus conservée par le site. Les chercheurs savaient déjà qu’il avait été chiffré avec le système ADFGVX, un procédé militaire allemand de la Première Guerre mondiale, réputé particulièrement ardu à casser quand on manque d’un indice sérieux. Nous vous tiendrons au courant.
Selon Prinz, tout se serait joué sur un mot-clé très précis : « TRUPPENVERSCHIEBUNG », qu’on peut traduire par « déplacement de troupes ». Détail assez curcurieux, ce terme aurait justement pu être écarté jusqu’ici, parce que son emploi documenté semble surtout lié à une période un peu plus tardive.
À partir de là, le texte aurait fini par se laisser lire. Si l’on suit la reconstitution relayée par Scienceblogs.de, le message donnerait : « Un croiseur anglais est arrivé à Sébastopol le ?4 ; un escadron allié suit le 26. »
Un des caractères du jour reste incertain, mais l’ensemble pointe nettement vers une alerte de renseignement naval en mer Noire, au large de la péninsule de Crimée.
C’est là que l’affaire devient plus convaincante. Pour contrôler son déchiffrement, Prinz l’a confronté à des journaux militaires et affirme y avoir trouvé une correspondance avec les déplacements du HMS Canterbury.
D’après ces registres, le bâtiment britannique serait arrivé à Sébastopol le 24 novembre 1918, puis un escadron allié aurait suivi le 26 novembre. Autrement dit, le télégramme allemand ne serait pas seulement lisible ; il décrirait aussi un renseignement exact sur des mouvements ennemis observés à un moment charnière de l’après-guerre.
Cette histoire dit aussi quelque chose de plus large. Les outils de nouvelle génération servent de mieux en mieux à repérer des motifs, à tester vite des hypothèses et à rouvrir des archives que l’on croyait inexploitables depuis des décennies.
Mais dans ce genre de dossier, ce sont encore les preuves, les sources et la vérification par des spécialistes qui tranchent. Si la solution est confirmée, on parlera sans doute de l’une des avancées les plus fascinantes de ces dernières années dans l’étude des codes historiques de la Première Guerre mondiale.