Mise en ligne sur Netflix le 1er octobre 2026, la mini-série en sept épisodes « East of Eden » a frôlé les 20 millions de vues en moins de deux semaines, d’après les chiffres hebdomadaires communiqués par Netflix. Elle a d’abord signé un démarrage à 6,5 millions de vues en quatre jours, puis ajouté 12,6 millions entre le 5 et le 11 octobre.
Pour une adaptation aussi ambitieuse, et aussi littéraire, le score a de quoi faire parler.
Ce qui retient surtout l’attention, c’est la trajectoire. Beaucoup de nouveautés Netflix profitent d’un pic de curiosité au lancement, puis retombent. « East of Eden », elle, a suivi la pente inverse, ou presque : son audience a quasiment doublé lors de sa deuxième semaine, toujours selon Netflix.
Et elle a tenu bon alors même que de nouveaux titres arrivaient au catalogue, dont le thriller horrifique « Below ». Dans le classement hebdomadaire de la plateforme, « East of Eden » s’est installée à la deuxième place, signe d’une vraie solidité dans une offre pourtant saturée de nouveautés.
L’écho de « East of Eden » dépasse d’ailleurs largement le marché américain. Netflix indique que la série est entrée dans le Top 10 de 86 pays et qu’elle a décroché la première place dans 34 territoires.
Autre indicateur parlant : « East of Eden » s’est hissée en tête du classement TV américain de Netflix dès le 4 octobre, là encore selon Netflix.
Parmi les atouts majeurs du projet, il y a bien sûr son pedigree. « East of Eden » a été créée par Zoe Kazan à partir du roman publié par John Steinbeck en 1952.
Le projet porte aussi une histoire de filiation assez rare à Hollywood. Zoe Kazan est la petite-fille d’Elia Kazan, qui avait signé l’adaptation cinéma devenue culte en 1955.
Netflix s’est aussi entouré d’un casting de premier plan. Florence Pugh joue Cathy Ames, Christopher Abbott prête ses traits à Adam Trask, Mike Faist interprète Charles Trask, et Ciarán Hinds campe Samuel Hamilton.
Depuis la sortie de la série, un point revient sans cesse dans les critiques : la performance de Florence Pugh. Pour beaucoup, elle fait partie des grands moteurs de l’enthousiasme autour du show.
Pour l’instant, l’accueil critique suit. « East of Eden » affiche 87 % sur Rotten Tomatoes et a obtenu le label Certified Fresh, selon Rotten Tomatoes.
Les critiques mettent en avant la tenue de la production, son ampleur visuelle, mais aussi le travail mené sur les personnages, avec une lecture de Cathy Ames jugée plus nuancée. C’est une excellente nouvelle pour Netflix, qui cherche depuis quelque temps à attirer le public friand de grandes fresques américaines et de drames de la Frontière dans l’esprit de « Yellowstone ». « East of Eden » vient ainsi s’inscrire dans une offensive où figurent déjà « Ransom Canyon », « The Waterfront », « American Primeval » et la nouvelle adaptation de « Little House on the Prairie ».
À l’heure où nous écrivons ces lignes, les données détaillées sur les ventes du roman de John Steinbeck restent maigres. Prudence, donc.
Reste que la série pourrait déjà provoquer un petit « effet Netflix » sur les ventes du livre. Ce serait un rappel assez simple : un gros succès du streaming peut encore réveiller la curiosité du grand public pour un classique de la littérature. Nous suivrons ça de près.