Evil Dead Rise, le film de Lee Cronin sorti en 2023 et dernier chapitre officiel de la franchise Evil Dead, revient sur HBO Max cet automne. Et malgré les références à un supposé « Evil Dead Burn » qu’on voit passer ici ou là en ligne, aucun film officiel de la saga ne porte ce nom à l’heure actuelle : le plus récent, et celui qui est bien disponible, c’est Evil Dead Rise.
Le timing est plutôt parfait. Chaque automne, le public revient aux grandes montées d’angoisse, entre les classiques comme Le Silence des agneaux, Shining, Seven ou Zodiac, et les nouveautés calibrées pour la période d’Halloween. L’horreur fait partie de ces rares genres capables de transformer la peur en moment collectif, à la fois ludique, violent et presque cathartique.
Sorti en 2023, Evil Dead Rise a redonné de l’élan à une franchise née, à l’origine, comme un projet indépendant porté par Sam Raimi. Plus de quarante ans après les débuts sanglants de la saga, Evil Dead continue de fédérer un noyau de fans très fidèle, tout en allant chercher un public plus jeune.
Fait assez révélateur, le film de Lee Cronin devait d’abord sortir directement sur HBO Max. Puis les projections test ont changé la donne. Warner Bros. a revu sa stratégie : Evil Dead Rise a finalement eu droit à une sortie en salles, avec une première à SXSW le 15 mars 2023, avant d’arriver dans les cinémas américains le 21 avril 2023. Le pari a payé.
Produit avec un budget estimé entre 15 et 19 millions de dollars, Evil Dead Rise a dépassé les 147 millions de dollars de recettes dans le monde, d’après les chiffres du box-office. En Amérique du Nord, le film a ouvert à 24,5 millions de dollars dès son premier week-end, toujours selon les données du box-office nord-américain, avant de devenir l’épisode le plus rentable de toute la franchise. Son bénéfice net, lui, est évalué à environ 46 millions de dollars, selon Deadline.
Et l’accueil a suivi derrière. Le film affiche 85 % sur Rotten Tomatoes, sur la base de 241 critiques, et le public du premier week-end était en grande majorité jeune : 66 % des spectateurs présents à la sortie avaient entre 18 et 35 ans, d’après les données d’audience. Pour une franchise de cet âge-là, ce n’est pas un détail.
Si Evil Dead Rise a autant marqué, ce n’est pas seulement pour son gore ou ses possessions démoniaques. Le film met aussi au premier plan des rapports familiaux toxiques, une logique de survie en huis clos, et un vrai sous-texte autour du traumatisme transgénérationnel.
La maternité, la peur d’être parent, la façon dont une douleur jamais réglée contamine toute une famille : tout ça occupe une place centrale dans le film. C’est ce mélange d’horreur viscérale et de drame intime qui lui a permis de dépasser le simple cadre du film de genre.
Une très bonne nouvelle, donc. L’univers Evil Dead ne semble pas près de lever le pied. Sam Raimi, Bruce Campbell et Rob Tapert ont déjà expliqué en interview qu’ils voulaient sortir un nouveau film tous les deux ou trois ans.
Deux nouveaux projets sont en ce moment en développement, l’un avec Sébastien Vaniček, l’autre avec Francis Galluppi. Et ce n’est pas tout : une série animée Evil Dead est elle aussi en préparation, avec Bruce Campbell de retour pour prêter sa voix à Ash Williams. En clair, Evil Dead n’a pas simplement ressuscité : la franchise a peut-être rarement semblé aussi vivante.