Au terme de sa première saison, le final de Lanterns, la série HBO du DCU consacrée à John Stewart, confirme un parti pris de retenue et replace le héros au cœur de la suite.
Une partie du public s’attendait à voir la série basculer franchement vers les théories les plus cosmiques liées aux Green Lantern. Ce n’est pas la direction choisie. Cette saison 1 reste fidèle à sa ligne de départ : une enquête, des personnages, et un John Stewart qui prend de plus en plus de place.
Du coup, l’avenir du personnage se lit beaucoup plus nettement. La série ne promet pas une déferlante immédiate de lore DC à l’écran, mais elle se termine sur quelque chose de clair : John Stewart est posé comme un protecteur indépendant, déjà installé parmi les visages qui compteront dans le DCU des prochaines années.
Le choix le plus marquant de l’épisode 8, c’est justement de ne pas transformer toute son intrigue en immense rampe de lancement pour le reste de l’univers DC. Le final commence par refermer les fils de son mystère local. Ceux qui espéraient une montée en puissance en mode space opera risquent d’y voir une occasion manquée, mais l’ensemble y gagne aussi une vraie tenue.
Depuis le début, Lanterns fonctionne mieux quand elle laisse vivre son duo et respirer son enquête que lorsqu’elle agite de grandes promesses mythologiques. Le dernier épisode ne change pas de cap. Sa priorité reste l’évolution de John Stewart, pas l’ouverture en grand de tout le folklore des Corps.
Ça n’empêche pas le final d’apporter les réponses les plus importantes de la saison. Noah y apparaît comme une figure liée aux Manhunters, avec un objectif bien plus large qu’un simple crime isolé. La révélation centrale est limpide : c’est Noah qui a libéré Sinestro pour provoquer l’émergence d’un Lantern capable de l’aider à tuer les Gardiens.
Et, curieusement, cette explication réduit aussi Sinestro à une place plus restreinte que prévu. Après l’épisode 7, beaucoup imaginaient un virage où il deviendrait le grand architecte de la fin de saison. En réalité, il sert surtout de déclencheur narratif et d’outil d’exposition, ce qui reste un usage assez modeste pour un nom aussi lourd dans la mythologie Green Lantern.
En revanche, impossible d’écarter l’ombre de Hal Jordan. Sa mort dès le premier épisode reste le choix le plus contesté de la saison, et elle continue de peser sur la trajectoire émotionnelle de la série, surtout sur celle de John Stewart. Du côté de DC Studios, James Gunn a déjà défendu cette décision en expliquant qu’elle faisait partie d’un plan plus large. Mieux vaut quand même rester prudent : chez DC, ça ne veut pas forcément dire que le statut du personnage est figé pour de bon.
Le vrai bénéfice du final est là.
John Stewart n’est plus seulement un remplaçant, ni un simple survivant du système des Lanterns. Il termine la saison avec un nouveau serment et une lanterne non sanctionnée. De fait, il se retrouve placé comme protecteur de la Terre en dehors de la structure officielle du Green Lantern Corps. Pour le DCU, la base posée ici est très claire.
Selon HBO et DC Studios, Lanterns a été lancée le 16 août 2026 dans le cadre de Chapter One: Gods and Monsters, et la série est présentée comme un succès à la fois critique et commercial, avec environ 19 millions de spectateurs hebdomadaires dans le monde. Aaron Pierre a déjà été confirmé par DC Studios pour reprendre le rôle dans Man of Tomorrow, la suite de Superman attendue en 2027. Et même si HBO n’a toujours pas officialisé une saison 2, plusieurs pistes seraient déjà sur la table.
Pas de feu d’artifice pour conclure cette première saison. Mais en fixant enfin la place de John Stewart, Lanterns réussit sans doute ce qu’elle avait le plus besoin de réussir.
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Author: Emmanuel Bosque
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