Pacific Rim: A Cinematic Adventure, le jeu de rôle sur table officiel tiré de la franchise cinématographique de Guillermo del Toro, est sorti. Le programme est limpide et franchement vendeur: former son équipe, grimper dans un Jaeger, puis aller se mesurer à des Kaiju dans des affrontements géants pensés pour retrouver l’ampleur des films.
Cette adaptation sous licence officielle ramène les joueurs en plein dans l’univers de Pacific Rim avec une idée simple, mais efficace dès qu’on la lit: créer son escouade, prendre place à bord d’un Jaeger et partir au combat contre des monstres titanesques dans des batailles faites pour évoquer le grand spectacle du cinéma.
Le timing n’a rien d’un hasard. Pacific Rim revient un peu dans la conversation en ce moment, et ce RPG arrive clairement au moment où la franchise retrouve de l’élan.
Publié par Evil Genius Games, Pacific Rim: A Cinematic Adventure s’appuie sur le système Everyday Heroes, une version moderne d’un système de règles qui rappelle l’esprit de la 5e édition de Donjons & Dragons, mais retravaillée pour des univers d’action contemporaine. Ici, tout ça sert une adaptation très orientée blockbuster, avec de gros duels mécaniques, de la destruction à grande échelle et un sens du cadrage qui cherche ouvertement l’effet cinématographique.
D’après la présentation d’Evil Genius Games, le livre de base fait 128 pages et couvre l’essentiel: création de personnage, missions, pilotage des Jaegers et combats face aux Kaiju.
Parmi les mécaniques les plus mises en avant par l’éditeur, on trouve le système Titanic Scale. Il a été pensé pour représenter des affrontements entre machines et créatures gigantesques sans transformer la partie en casse-tête illisible autour de la table.
Et puis il y a l’autre pièce maîtresse, forcément: le Drift, ce lien neuronal entre les deux co-pilotes d’un Jaeger, au cœur même des films.
Pacific Rim: A Cinematic Adventure en propose une version traduite en règles, et les premiers retours ont l’air de dire la même chose: ça marche bien, parce que le jeu réussit à prendre une idée très visuelle, très cinéma, et à en faire quelque chose de concret une fois les dés sur la table. En clair, on n’est pas juste là pour taper plus fort ou lancer de plus grosses attaques. La coordination entre pilotes fait partie de l’expérience, au centre, pas en décoration.
Pour un jeu sous licence, c’est souvent là que tout se décide: la frontière entre un produit dérivé simplement correct et une adaptation qui tient vraiment debout.
Le livre ne s’arrête pas aux combats. Il développe aussi le monde de Pacific Rim, avec des éléments de lore sur l’univers, ses équilibres géopolitiques sous tension et des aspects plus sombres, comme les cultes tournés vers les Kaiju.
Les premières réactions vont plutôt dans le bon sens, surtout sur la personnalisation des Jaegers, le rythme des affrontements et la fidélité à l’ambiance des films. Si l’on regarde les discussions et les critiques déjà disponibles, l’essentiel des échanges reste pour l’instant concentré dans les sphères anglophones, avec encore peu d’analyses longues ou de vraie couverture médiatique internationale en profondeur.
La sortie de ce RPG arrive aussi dans une période plus animée pour la licence Pacific Rim.
Une série préquelle en prise de vues réelles est en développement chez Amazon Prime Video. L’univers, de son côté, s’est déjà étendu ces dernières années avec l’anime Pacific Rim: The Black et la série de romans graphiques Pacific Rim: Final Breach. Pour les fans, le timing est bon. Le jeu prolonge cet univers, oui, mais surtout il permet de toucher enfin au fantasme central de la saga: entrer dans un Jaeger et aller se battre contre l’apocalypse, entre amis, autour d’une table.