Spaceballs, la comédie de Mel Brooks sortie en 1987, peut maintenant se regarder gratuitement en streaming sur Tubi et Pluto TV, d’après les catalogues des deux plateformes. Du coup, revoir le film avant l’arrivée en salles de sa suite officielle, Spaceballs: The New One, annoncée pour l’an prochain, n’a jamais été aussi simple.
Pour ceux qui l’ont raté à l’époque, ou qui veulent le montrer à plus jeune qu’eux, le moment tombe bien. Le film rejoint cette vague de classiques qui refont surface via le streaming gratuit avec publicité. Et si Spaceballs réapparaît maintenant, ce n’est pas un hasard: la suite à venir doit ramener plusieurs figures du film original, tout en faisant de la place à de nouveaux personnages.
Revoir l’original ne sert donc pas seulement à se faire un shoot de nostalgie. C’est aussi la meilleure manière de se replonger dans cet univers avant le prochain chapitre.
Si Spaceballs tient encore aussi bien, c’est d’abord parce qu’il ne reproduit pas Star Wars plan par plan en se contentant de changer les noms. Le film détourne toute la mythologie de la trilogie originale à travers une galerie de doubles devenus cultes: Lone Starr, Barf, Princess Vespa, Dot Matrix, Dark Helmet, Colonel Sandurz, President Skroob et Yogurt.
Mais ce qui fait vraiment la différence, c’est le ton. Mel Brooks ne raille pas Star Wars de loin, comme quelqu’un qui regarderait le phénomène avec condescendance. Il en connaît les codes sur le bout des doigts, et on sent qu’il aime assez cet univers pour le plier dans tous les sens avec une précision redoutable.
Les blagues sur l’imagerie héroïque, les méchants outranciers et la logique commerciale de la saga fonctionnent toujours. Son gag sur la marchandisation poussée jusqu’au délire paraît même, curieusement, encore plus actuel aujourd’hui. Et Spaceballs ne s’arrête pas à une seule cible: son humour va aussi piocher du côté d’Alien, de Star Trek et, plus largement, de tous les réflexes du blockbuster de science-fiction.
Dans un registre assez proche, Galaxy Quest profite lui aussi d’un petit retour par le streaming gratuit sur Tubi et Pluto TV, là encore d’après les catalogues des deux plateformes. La différence saute vite aux yeux: pour cette licence, la suite des événements reste beaucoup moins tangible. Des discussions autour d’un film ou d’une série reviennent depuis des années, sans qu’aucune annonce officielle n’ait vraiment verrouillé quoi que ce soit.
Tim Allen a assuré qu’il existait un très bon scénario de suite. En parallèle, une série Paramount+, signalée en développement en 2023, était encore en cours d’écriture en mai 2025, selon Paramount+. Le gros point de blocage reste l’absence d’Alan Rickman, mort en 2016. Plusieurs membres du casting et de la production estiment que sa disparition complique autant l’équilibre émotionnel que la direction créative du projet, même si d’autres acteurs du film original ont déjà fait savoir qu’ils seraient prêts à revenir.
Pour l’instant, Spaceballs reste donc l’option la plus concrète, et de loin la plus immédiate. Franchement, pour une suite qu’on attend depuis aussi longtemps, c’est déjà une très bonne nouvelle.