29.000 demandes de droit à l’oubli sur Google : de quoi ont honte les Français ?

La France est championne d’Europe du droit à l’oubli. L’entreprise californienne a révélé que sur les 145.000 demandes de déréférencements dans l’Union, un cinquième d’entre elles proviennent de l’Hexagone. Qu’avons-nous de si grave à cacher ?

Depuis plus de 4 mois, Google est obligé d’analyser les demandes de déréférencement motivées par les internautes européens. Suite à la mise en place de la législation sur le droit à l’oubli dans l’Union européenne, les citoyens des 28 Etats-Membres ne se sont pas fait prier pour exiger que le moteur de recherche oublie certaines informations à leur sujet.

Ainsi, ce sont plus de 145.000 demandes qui ont été introduites dans toute l’Europe. Contre toute attente, c’est en France que le plus de recours a été déposé. Notre pays est suivi de peu par l’Allemagne.

Dès le premier jour, Google avait reçu 12.000 demandes en ce sens. Depuis, ce nombre a grimpé à 144.954 réclamations, qui ont provoqué la suppression de 497.695 pages web du moteur de recherche, précise le rapport analysé par l’Express.

Condamnations publiées par la presse, vengeance d’ex ou d’anciens employeurs, faillites… tout est bon pour exiger un déréférencement de Google. Pour autant, le moteur de recherche n’a pas la gomme facile. Il refuse plus de la moitié des demandes de droit à l’oubli émises via son formulaire en ligne.

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A lire:

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    iOS 8: WiFi lent et batterie en berne. Voici les bugs les plus fréquents

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    Notre avis : lourd à télécharger et en plus avec des bugs, iOS 8 deviendrait-il le Windows Vista d’Apple?

    FIFA 15 Ultimate Team arrive sur Windows Phone

    Après un lancement chaotique la semaine passéeFIFA 15 Ultimate Team est maintenant disponible sur Windows Phone. Avec l’application FIFA 15 Ultimate Team, les joueurs peuvent acheter, gérer et transférer des joueurs dans le mode Ultimate Team.

    Notre avis : le plus grand marché virtuel des transferts est aussi sur Windows Phone. Une bonne nouvelle!

    Google s’oppose à certains déréférencements : la CNIL s’outille pour le traitement des plaintes

    Sur le sujet du droit à l’oubli, tandis que Google se presse lentement et se fait taper sur les doigts par la justice française, Les CNIL européennes se sont saisies du dossier.

    Notre avis : le débat sur le droit à l’oubli va être l’occasion de mesurer le rapport de force entre L’Union Européenne et Google. Qui va gagner?

    Steam fait peau neuve pour mieux vous recommander des jeux

    Steam évolue. La plateforme de jeux en ligne revoit son interface pour vous permettre de trouver plus facilement les jeux que vous souhaitez. La nouvelle page d’accueil de sa boutique en ligne doit ainsi mieux répondre aux goûts de chaque utilisateur.

    Notre avis : Steam veut améliorer la recherche pour ses clients/joueurs et c’est tant mieux!

    Assassin’s Creed Unity débarque en Chine mais ce n’est pas ce que vous pensez

    Assassin’s Creed Chronicles: China sera une version spéciale pour le marché chinois. Ubisoft a également annoncé la première expansion d’Assassin’s Creed Unity, baptisée Assassin’s Creed: Dead Kings.

    Notre avis : à force de multiplier les versions et séries d’Assassin’s Creed, Ubisoft ne va-t-il pas lasser les fans?

    AC5

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    Protection des données personnelles : la CNIL flingue les applications mobiles

    121 applis populaires en France ont été analysées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Le constat est cinglant : vos données sont collectées et l’usage qui en est fait n’est pas assez transparant.

    En mai dernier, 26 organismes mondiaux et la CNIL, rassemblées au sein du Global Privacy Enforcement Network (GPEN – réseau d’organismes agissant au sein de l’OCDE pour la protection de la vie privée), décident d’investiguer au cœur des applications mobiles qui nous utilisons au quotidien. Il s’agissait cette année de vérifier si l’information relative aux données personnelles dispensée par les principales applications mobiles est satisfaisante. 1200 sont ainsi passées au crible dont 121 rien qu’en France dans le cadre de cette opération appelée « Sweep Day ». Le constat est plutôt alarmant : cette opération montre que l’information sur l’utilisation faite des données personnelles est insuffisante.

    Tout le monde est visé

    Les demandes faites par les applications de communication, de jeux, de gestion de comptes bancaires, d’informations, de médias, de navigation, de météo ou encore de réseaux sociaux sont loin d’être transparentes.

    Les vérifications ont principalement porté sur le type de données collectées par les applications, le niveau d’information des utilisateurs, la qualité des explications données par l’application concernant le motif de la collecte de ces données.

    Vu de France

    Les résultats dans l’Hexagone sont dans la norme mondiale. Mais ce n’est pas une raison pour se réjouir. Concrètement, 15% des applications examinées ne fournissent aucune information sur le traitement des données collectées. Lorsqu’une information est fournie, près de la moitié des applications concernées ne la rendent pas facilement accessible, imposant à l’utilisateur une recherche active sur le site internet de l’éditeur ou dans les différents onglets de l’application. Enfin, l’information n’est pas suffisamment claire et compréhensible dans la plupart des cas. Il a ainsi été constaté que les mentions d’information de certaines applications à destination d’utilisateurs français ne sont disponibles qu’en anglais.

    Les conseils de la CNIL

    A destination des développeurs : la qualité de l’information et la transparence sur l’utilisation des données personnelles constituent des éléments déterminants de la confiance de vos utilisateurs. Faites de vos avancées concrètes sur ces deux points un atout concurrentiel !

    A destination des utilisateurs : soyez curieux, vigilants et exigeants ! Il existe un large choix d’applications offrant des services similaires, détournez-vous de celles qui en demandent le plus et en disent le moins !

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    Facebook : la CNIL s’inquiète de l’expérience émotionnelle pratiquée par le réseau social

    La  commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) veut enquêter sur l’étude psychologique de la firme de Mark Zuckerberg. Récemment, Facebook a créé la polémique en modifiant les résultats du fil d’actualité sur un échantillon aléatoire de 700.000 utilisateurs sans leur consentement.

    L’objectif de l’expérience effectuée en collaboration avec des universités américaines était de mesurer l’impact émotionnel des informations présentées.

    A priori il est peu probable que des utilisateurs français soient concernés sachant que le test se concentrait sur les profils en langue anglaise.

    En Angleterre, la «manipulation» du fil d’actualité a notamment poussé l’Information Commissioner’s Office à lancer une enquête afin de déterminer si le réseau social viole les lois de protection des données des utilisateurs.

    Depuis janvier dernier, la Cnil dispense certains conseils généraux à l’adresse des utilisateurs de Facebook.

    Source: Numerama

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    Coupe du monde : TF1 s’attaque à Adblock

    La chaîne de TV privée TF1 veut profiter au maximum des revenus publicitaires générés par la compétition de football au Brésil. Dernière initiative en date, le blocage des utilisateurs de bloqueurs de publicité sur son application MYTF1.

    TF1 a négocié l’exclusivité de la diffusion du mondial de football en clair en France pour un montant de 130 millions d’euros. Un investissement conséquent qui devrait être amorti grâce aux revenus publicitaires. Surtout si l’équipe de France réalise une bonne coupe du monde.

    Les bloqueurs de publicité disponibles pour ordinateurs et mobiles comme Adblock sont donc dans la ligne de mire du groupe TF1 qui veut tirer le meilleur parti de MYTF1. Avec cette application, il est possible de suivre la coupe du monde depuis son ordinateur ou appareil mobile (notamment sur Android, Windows Phone ou iOS) et de bénéficier de contenu exclusif avant et après les matchs.

    Avec le développement du streaming, de nouveaux modes de consommation de l’information se généralisent. Le téléspectateur est également internaute et possède un smartphone, d’où l’importance pour les médias traditionnels de s’adapter aux nouvelles technologies. De nouveaux marchés publicitaires s’ouvrent avec le développement d’applications gratuites, certes, mais qui peuvent rapporter gros en « temps de cerveau humain disponible ».

    Or si la publicité est inévitable sur la chaîne hertzienne, les bloqueurs permettent dans une certaine mesure de limiter son affichage en ligne. Le groupe de Nonce Paolini considère qu’un programme comme Adblock est illégal dans la mesure où il diminuerait les revenus publicitaires sur l’application MYTF1.  Les utilisateurs de bloqueurs, pour leur part, rejettent une marchandisation à outrance de l’information et jugent les publicités envahissantes.

    En effet on se souvient qu’en début d’année, la CNIL s’inquiétait de certaines dérives publicitaires en ligne et mettaient en garde les internautes.

    MyTF1 adblock

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    Vie privée: la CNIL et Les Incollables veulent protéger les ados avec un test en ligne

    Avec le développement de l’internet et des réseaux sociaux, la frontière entre vie privée et vie publique est de plus en plus ténue, ce qui n’est pas sans risque. Selon la CNIL, il est essentiel que les adolescents mesurent les conséquences et éventuels dangers auxquels ils s’exposent en ligne.

    Pour ce faire, la Commission nationale de l’informatique et des libertés a développé un test en ligne en partenariat avec Les Incollables, pour tenter de sensibiliser les nouvelles générations sur le sujet de façon ludique. Une application pour iPhone existe également.

    Ce n’est pas parce que l’on n’a rien à se reprocher que l’on doit tout montrer!

    Cet outil pédagogique comprend une série de questions à choix multiples, chronométrée ou non.

    L’idée est d’encourager les pratiques responsables et sûres, par exemple quand il s’agit de paramétrer son compte Facebook.

    Le système de notation est assez scolaire et on doute que les ados se précipitent sur le site de la Cnil pour effectuer le test sans un petit coup de pouce des parents.

    La bonne nouvelle est que si les adolescents sont potentiellement les victimes les plus vulnérables sur le web, paradoxalement, ces derniers possèdent des facultés d’adaptations plus prononcées que d’autres générations.


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    A lire:

    Le moteur de recherche français Qwant s’en prend à Google

    Qwant cherche à lutter contre l’hégémonie de Google. Après que la CNIL se soit inquiétée des règles de confidentialité de Google, c’est au tour du moteur de recherche Français de saisir le CSA.

    Motif ? La firme américaine serait mentionnée de façon quasi systématique à la télévision pour désigner le concept de moteur de recherche, ce qui équivaudrait à de la publicité indirecte. En d’autres termes Qwant voudrait une législation afin de lutter contre l’association du terme moteur de recherche et de Google à la télévision.

    Si l’initiative peut paraître surprenante et difficilement applicable, il est intéressant de noter que certains utilisateurs considèrent Google ni plus ni moins comme la (seule) porte d’entrée au réseau Internet.

    Lancé en 2013, le moteur de recherche français Qwant est encore relativement peu développé et ne compte que peu d’utilisateurs par rapport à la firme de Mountain View. L’entreprise française veut proposer une autre façon de chercher l’information du net.

    Considérez-vous que Google profiterait d’une forme de publicité clandestine ?

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    Paiement en ligne : la CNIL met à jour ses recommandations

    Conjointement avec la banque de France, la CNIL a décidé d’actualiser ses recommandations au sujet des paiements en ligne. Les dernières recommandations dataient de 2003.

    Les mesures prises cherchent à assurer la confidentialité des données de carte de paiement et à lutter contre la fraude.

    Extraits:

    “La collecte du numéro de carte de paiement ne peut avoir pour finalités que :

    • La réalisation d’une transaction
    • La réservation d’un bien ou d’un service
    • La création d’un compte de paiement pour faciliter les achats ultérieurs sur le site du commerçant
    • L’offre de solutions de paiement dédiées à la vente à distance par des prestataires de services de paiement
    • La lutte contre la fraude à la carte de paiement

    L’utilisation du numéro de la carte de paiement comme identifiant commercial n’est donc pas légitime.

    Les données strictement nécessaires à la réalisation d’une transaction sont :

    • le numéro de la carte,
    • la date d’expiration et le cryptogramme visuel
    • d’autres données peuvent être demandées pour une finalité déterminée et légitime (notamment la lutte contre la fraude).

    En revanche, un commerçant en ligne ne peut pas demander la transmission d’une copie de la carte de paiement même si le cryptogramme visuel et une partie des numéros sont masqués.”

    La commission nationale de l’informatique et des libertés est une autorité française dont l’objectif est de défendre les droits des usagers.

    Source: CNIL

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    La CNIL conseille aux internautes de bloquer la pub sur le net. Et la neutralité?

    Dans sa démarche d’information auprès des internautes sur les cookies, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a publié sur son site web un tutoriel expliquant comment bloquer les publicités sur le net grâce à un logiciel AdBlock Plus. Une attitude étrange étant donnée la position indépendante et neutre de l’autorité française et qui s’inscrit dans un contexte actuel où la publicité sur le web finance bon nombre de services et sites web de presse.

    Sur sa page web, la CNIL  donne ainsi des conseils sur les conséquences possibles du traçage sur le net. On retrouve alors bon nombre d’informations utiles et pratiques sur la manière de se protéger et sur la façon dont les publicités fonctionnent sur le web. Mais parmi tous ses conseils, il en est un qui peut interpeller.

    La CNIL a mis en ligne en effet un petit tutoriel expliquant aux internautes comment bloquer la publicité sur le net grâce à un logiciel bien connu AdBlock Plus. Outre la promotion pour ce dernier, la CNIL encourage donc les utilisateurs à installer ces bloqueurs pour se protéger. Supprimer radicalement les pubs, comme le préconise la CNIL, peut entraîner la fermeture de bon nombres de sites web et d’emplois qui vont avec.

    Mais, même si la démarche est louable, la commission prend position sur le débat de la pub en ligne et prive ainsi nombre de sites web (dont notamment la presse) d’une source de rémunérations indispensable à leur survie. Étrange.

    A titre d’exemple, c’est comme si le CSA (Commission Supérieure de l’Audiovisuel) conseillait aux téléspectateurs d’installer un bloqueur de publicités sur leurs télés pour supprimer toutes les annonces sur les chaînes de télévision. Imaginez les conséquences alors.

    On rêve évidemment tous d’un web sans publicités. Débattre de la question est intéressant. Mais le fait de voir une autorité administrative neutre et indépendante prendre parti peut étonner. Car ne l’oublions pas, le tout gratuit n’existe pas hélas…

    Vie privée: Google mis en demeure par la CNIL. De quoi leur faire peur?

    La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a mis en demeure ce jeudi le géant américain Google pour que celui-ce se conforme au droit français en matière de protection de la vie privée et des données, sous peine de sanction financière. De quoi faire peur à Google?

    La firme de Moutain View dispose donc de 3 mois pour respecter les lois françaises. La CNIL reproche notamment à Google d’avoir changé ses règles de confidentialité unilatéralement.

    Elle a donc mis en demeure la société américaine de:

    • Définir des finalités déterminées et explicites afin de permettre aux utilisateurs d’appréhender concrètement les traitements portant sur leurs données à caractère personnel
    • Procéder à l’information des utilisateurs en application des dispositions de l’article 32 de la loi ” informatique et libertés”, en particulier s’agissant des finalités poursuivies par le responsable des traitements mis en œuvre
    • Définir une durée de conservation des données à caractère personnel traitées qui n’excède pas la durée nécessaire aux finalités pour lesquelles elles sont collectées
    • Ne pas procéder, sans base légale, à la combinaison potentiellement illimitée des données des utilisateurs
    • Procéder à une collecte et à un traitement loyal des données des utilisateurs passifs, en particulier s’agissant des données collectées via les cookies “Doubleclick”, “Analytics”, les boutons “+1” ou tout autre service Google présents sur la page visitée
    • Informer les utilisateurs puis obtenir leur accord préalable avant d’installer des cookies dans leurs terminaux, notamment.

    Si Google ne se conforme pas à cette mise en demeure à l’issue des trois prochains mois, elle encourt une sanction pouvant aller à 150 000 euros. Et c’est ici que la firme américaine peut se réjouir. La somme apparaît en effet comme immensément ridicule et non dissuasive pour un groupe aux profits inimaginables.

    Certes, la CNIL a aussi le moyen d’interdire le traitement et la collecte de données à Google en France. Mais cette dernière décision apparaît comme beaucoup plus compliquée à mettre en œuvre et peu envisageable. Se fâcher avec le numéro 1 du web n’est pas non plus la meilleure solution.

    Google est également visé par une enquête par la CNIL européenne depuis plus d’un an. De quoi peut-être peser un peu plus lourd dans la balance…

    Lire la mise en demeure complète