DataRmine protège vos données privées avec sa nouvelle extension pour Chrome et Firefox

L’application DataRmine, une solution de protection inédite pour protéger ses donnés privées sur les réseaux sociaux, vient de lancer une nouvelle version de son extension sur Chrome (disponible dès maintenant) et Firefox (à partir de janvier). Plus simple et facile à utiliser, DataRmine veut conquérir le grand public.

DataRmine, c’est quoi?

DataRmine (prononcez «Data Are Mine», les données m’appartiennent) vous permet d’éviter que ce que vous publiez ne soit enregistré par les réseaux sociaux. Concrètement, DataRmine est une extension navigateur gratuite disponible pour l’instant avec Google Chrome et Firefox. Cela fonctionne sur tous les réseaux sociaux et les services d’emails en ligne. Par exemple, les données que vous publiez sont visibles sur Facebook, mais ne sont pas hébergées par le réseau social. Elles ne sont visibles que par les autres utilisateurs inscrits sur DataRmine avec qui vous avez choisi de partager le contenu de votre choix.

DatarMine

Vous décidez dès lors qui pourra lire vos publications, et pendant combien de temps, un peu à la manière de Snapchat. Mais, contrairement à la célèbre application, la sécurité a été un élément primordial dans le cahier des charges à l’origine du projet. «Les informations sont chiffrés avec des algorithmes complexes de chiffrement asymétrique. C’est un très haut degré de sécurité » nous indique Willy Lafran le fondateur toulousain de DataRmine. A cela s’ajoute la possibilité pour cette nouvelle version de l’extension d’utiliser un système d’authentification forte. Pour cela, DataRmine s’est associé avec Keydentify, un service français innovant qui vous offre une authentification forte. Il suffit pour utiliser Keydentify d’avoir un dispositif Android ou iOS.

Les nouveautés de cette nouvelle version

Cette nouvelle version de l’extension gagne en clarté et en simplicité pour l’utilisateur. Sur une seule fenêtre, vous pourrez définir qui pourra déchiffrer ce que vous publiez, pendant combien de temps la publication sera disponible, et ce que verront vos contacts qui ne seront pas invités à lire.

DataRmine nouvelle ergonomie pour l'envoi des messages

A cela s’ajoute une nouvelle ergonomie, l’utilisation de PGP, solution de chiffrement et de déchiffrement cryptographique des données, soit une somme de technologies et de protections qui devraient protéger au maximum les messages.

Un partenariat avec Qwant

DataRmine a noué par ailleurs un partenariat avec Qwant. L’hébergement de DataRmine se fait sur les serveurs sécurisés du moteur de recherche français. Les données chiffrés restent en Europe. “Qwant s’associe à ce projet qui mêle deux de ses préoccupations : le respect de la vie privée de ses utilisateurs et le partage dans un monde plus équitable” nous a confié Éric Léandri, co-fondateur de Qwant. Et selon nos informations, d’autres projets communs entre les deux entreprises sont dans les tuyaux et devraient voir le jour dans les prochains mois.

DataRmine veut, avec cette nouvelle version, proposer une solution à la fois simple d’utilisation et qui garantit une protection rigoureuse des données privées.

Site web : DataRmine et extension pour Chrome

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L’Europe exige que Google mondialise le “droit à l’oubli”

L’Union Européenne ne lâche pas Google. L’institution souhaite que Google étende le droit à l’oubli des utilisateurs à Google.com, la version internationale du moteur de recherche.

Depuis mi-mai 2014, les utilisateurs disposent d’un droit à l’oubli. Les fournisseurs de moteurs de recherche comme Google sont en effet tenus de proposer un moyen de supprimer de leurs listes de résultats les liens vers des pages web contenant des données sensibles et personnelles.

Via un formulaire en ligne, tout citoyen européen peut ainsi demander la suppression de son nom dans les résultats de recherche de Google.

Mais jusqu’à présent, Google ne supprime que les résultats de recherche de Google sur les versions européennes de Google et conserve les résultats sur Google.com.

Google maintient cette position et fait valoir que les utilisateurs européens sont redirigés vers leurs versions locales. Or, il est pourtant très facile de basculer vers la version mondiale.

L’UE s’est donc à nouveau saisie du dossier pour faire pression sur la firme de Moutain View. Reste à savoir si Google souhaitera obtempérer.

Source: The Next Web

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La prochaine mise à jour majeure pour Android, baptisée Android L pour le moment, pourrait débarquer le 1er novembre prochain sur les téléphones et tablettes Nexus.

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C’est la semaine du code et de la programmation en France et en Europe!

Depuis le 11 octobre et pendant 1 semaine, plus de 1.500 évènements auront lieu en Europe et chez nous pour faire découvrir et comprendre à travers le code, le monde numérique.

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La France est championne d’Europe du droit à l’oubli. L’entreprise californienne a révélé que sur les 145.000 demandes de déréférencements dans l’Union, un cinquième d’entre elles proviennent de l’Hexagone. Qu’avons-nous de si grave à cacher ?

Depuis plus de 4 mois, Google est obligé d’analyser les demandes de déréférencement motivées par les internautes européens. Suite à la mise en place de la législation sur le droit à l’oubli dans l’Union européenne, les citoyens des 28 Etats-Membres ne se sont pas fait prier pour exiger que le moteur de recherche oublie certaines informations à leur sujet.

Ainsi, ce sont plus de 145.000 demandes qui ont été introduites dans toute l’Europe. Contre toute attente, c’est en France que le plus de recours a été déposé. Notre pays est suivi de peu par l’Allemagne.

Dès le premier jour, Google avait reçu 12.000 demandes en ce sens. Depuis, ce nombre a grimpé à 144.954 réclamations, qui ont provoqué la suppression de 497.695 pages web du moteur de recherche, précise le rapport analysé par l’Express.

Condamnations publiées par la presse, vengeance d’ex ou d’anciens employeurs, faillites… tout est bon pour exiger un déréférencement de Google. Pour autant, le moteur de recherche n’a pas la gomme facile. Il refuse plus de la moitié des demandes de droit à l’oubli émises via son formulaire en ligne.

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    Droit à l’oubli: comment disparaître des résultats de recherche de Google

    Mi-mai 2014, la Cour Européenne de Justice a décidé que les utilisateurs disposeraient désormais d’un droit à l’oubli. Les fournisseurs de moteurs de recherche comme Google sont tenus de proposer un moyen de supprimer de leurs listes de résultats les liens vers des pages Web contenant des données sensibles et personnelles.

    Via un formulaire en ligne, tout citoyen européen peut désormais demander la suppression de son nom dans les résultats de recherche de Google. La procédure que nous vous présentons ici indique les données à renseigner.

    Accéder au formulaire en ligne de Google

    Tout dépend des cas

    Avec l’introduction de la demande de retrait, Google souligne que chaque cas est différent et répond à des décisions individuelles soumises à certaines conditions. Les résultats de la recherche doivent répondre aux exigences suivantes.

    • Les résultats de la recherche doivent contenir le nom de la personne concernée.
    • Les résultats doivent contredire l’objectif pour lequel les données ont été fournies, ou
    • Aller au-delà de cet objectif.
    • Dans chacun des cas, le temps écoulé depuis la publication est particulièrement étudié.

    Dans sa décision, Google prend en compte les droits à la vie privée et les droits d’information du public. La suppression des résultats de recherche n’est disponible qu’aux citoyens de l’Union Européenne.

    Exclusions

    Dans certains cas, la suppression des résultats de recherche n’est pas possible, notamment s’ils concernent:

    • La fraude financière
    • Les fautes professionnelles
    • Les abus de pouvoir
    • Les condamnations pénales
    • Le comportement des responsables gouvernementaux

    De quoi a-t-on besoin pour faire sa demande ?

    Pour déposer une demande, il faut la copie numérique d’un document d’identité valide au format .PDF ou .JPG et l’adresse Internet du site au format (.URL). De plus, on doit indiquer la raison pour laquelle on veut supprimer le résultat. On a le choix entre trois raisons:

    • Le résultat de la recherche n’est pas pertinent.
    • Le résultat de la recherche est mis à jour.
    • Le résultat de la recherche est inapproprié.

    En cas de doute, il faut également expliquer pourquoi l’URL fait référence à soi en particulier. Par exemple, si le nom d’une personne n’est pas le seul à figurer sur la page, cette personne doit indiquer pourquoi elle se sent concernée en particulier.

    Comment demander la suppression des résultats de recherche?

    Étape 1: trouver l’URL concernée

    Après avoir vérifié que l’on remplit les conditions de suppression de l’URL, il faut ensuite trouver l’adresse concernée.

    Trouver l'adresse URL concernée

    Si vous cliquez sur un résultat de recherche, vous pouvez trouver l’URL dans la barre d’adresses du navigateur. Pour copier l’adresse, cliquez dans la barre d’adresse et sélectionnez l’URL complète. Ensuite, copiez-la dans votre presse-papiers grâce à la combinaison de touches Ctrl + C.

    Copier l'URL

    Étape 2: remplir tous les champs du formulaire

    Dans le formulaire en ligne de Google, il faut remplir tous les champs obligatoires. Collez l’URL dans le champ prévu à cet effet grâce à la combinaison de touches Ctrl + V. Vous pouvez spécifier plusieurs URL.

    Coller les URL sur le formulaire

    Dans le champ suivant, expliquez pourquoi vous souhaitez supprimer l’URL.

    Étape 3: renseigner son identité

    Une fois que toutes les URL ont été collées et que vous avez fourni une justification pour chaque résultat de recherche, en expliquant pourquoi cette page viole vos droits à la vie privée, vous devez maintenant télécharger une copie de votre carte d’identité. Vous devez la scanner avant et l’enregistrer au format .PDF ou .JPG sur votre ordinateur.

    Sélectionner le fichier du document d'identité

    Cliquez sur le bouton Parcourir pour charger et sélectionnez le fichier contenant la copie de votre carte d’identité.

    Étape 4: vérifier les détails et signer la demande

    Avant d’envoyer la demande à Google, vous devez d’abord confirmer que vous avez renseigné toutes les informations légalement. Cela signifie aussi que vous êtes la personne concernée ou que vous êtes chargé par la personne concernée de formuler la demande.

    Valider la demande

    Enfin, vous devez signer le document numérique. Pour ce faire, saisissez la date du jour et cochez la case pour confirmer votre nom et l’exactitude des informations fournies. Ensuite, attendez que Google prenne contact avec vous.

    Une procédure assez simple, pour un résultat incertain

    On le voit, solliciter auprès de Google la suppression de toute référence à soi n’est pas difficile et l’on peut imaginer qu’après le jugement de la Cour Européenne de Justice, la firme va crouler sous les pétitions. Mais demander n’est pas obtenir. Google a bien averti que chaque cas ferait l’objet d’un examen particulier et qu’au vœu de l’usager soucieux de préserver sa vie privée et de filtrer les données le concernant, la firme opposerait le droit, bien solidement établi, d’information du public. Rien n’est donc gagné.

    A lire:

    Article original de Tim Vüllers – Softonic.com. Traduit et adapté de l’allemand.

    Droit à l’oubli: Google lance son formulaire d’oubli pour les Européens

    Après la décision de la justice européenne de sommer Google de respecter le droit à l’oubli en début de mois, le moteur de recherche a décidé de s’exécuter et lance aujourd’hui pour tous les pays membres de l’UE un formulaire d’oubli.

    Ce service en ligne, destiné uniquement aux citoyens européens, permet de faire une demande auprès de Google pour obtenir la suppression de résultats de recherche inappropriés. Seule condition, les résultats doivent être “inadéquats, pas ou plus pertinents ou excessifs au regard des finalités du traitement”.

    Accéder au formulaire en ligne de Google

    La firme de Moutain View précise aussi très clairement qu’elle évaluera chaque demande individuelle et tentera “de trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser.”

    “Lors de l’évaluation de votre demande, nous vérifierons si les résultats comprennent des informations obsolètes vous concernant. Nous chercherons également à déterminer si ces informations présentent un intérêt public, par exemple, si elles concernent des escroqueries financières, une négligence professionnelle, des condamnations pénales ou une conduite publique adoptée par un fonctionnaire.”

    Avec ce formulaire d’oubli, Google souhaite apaiser les esprits en Europe. Le géant américain veut éviter les conflits et se conformer à la justice. Reste à voir désormais si les demandes vont réellement faire l’objet d’une suppression.

    On peut s’interroger également sur la fiabilité de l’outil. Votre voisin peut en effet demander pour vous la suppression de liens. La vérification de la demande par Google devra donc être particulièrement sérieuse, sous peine de dérapages très rapidement.

    Source: Google

    Lire aussi:

    Droit à l’oubli: la justice européenne déboute Google. Quelles conséquences?

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    DataRmine, l’appli qui veut protéger vos données sur Facebook et les réseaux sociaux

    Quel est le point commun entre Edward Snowden, la basketteuse Antonija Misura et Robin des bois? La réponse est DataRmine qui nous propose de réconcilier protection de nos données privées et réseaux sociaux.

    Après l’affaire Snowden/NSA, la protection des données personnelles connectées est devenue une préoccupation pour le grand public. Pour y répondre, une start-up toulousaine a mis au point DataRmine, une application gratuite pour protéger ses données tout en permettant d’utiliser les principaux réseaux sociaux. Malin et fort à propos.

    Willy Lafran, fondateur de DataRmineDataRmine est sortie du cerveau d’un serial entrepreneur toulousain, Willy Lafran. Il nous raconte la genèse du projet: «Je voulais partager un événement familial avec ma famille et mes amis sans pour autant laisser s’archiver photos et informations personnelles sur des serveurs à l’autre bout du monde. Je me suis aperçu que je ne trouvais pas réellement une solution en ligne pour cela. Ce fut l’événement déclencheur qui a été à l’origine de DataRmine».

    DataRmine (prononcez «Data Are Mine», les données m’appartiennent) vous permet d’éviter que ce que vous publiez ne soit enregistré par les réseaux sociaux. Cela fonctionne aussi bien sur Facebook que sur Twitter, mais aussi sur  Gmail. Vous décidez qui pourra lire vos publications, et pendant combien de temps, un peu à la manière de Snapchat. Mais, contrairement à la célèbre application, la sécurité a été un élément primordial dans le cahier des charges à l’origine du projet. «Les informations sont cryptées avec des algorithmes complexes de chiffrement asymétrique. C’est le degré de sécurité le plus abouti» nous indique Willy Lafran. En gros, même pour la NSA, déchiffrer ce type de message demanderait des ressources énormes.

    DataRmine application vie privéeDataRmine, une extension navigateur gratuite pour Google Chrome

    Concrètement, DataRmine est une extension navigateur gratuite disponible pour l’instant avec Google Chrome. L’extension devrait être rapidement disponible pour Firefox. Une application pour Android est aussi dans les tuyaux de cette startup installée au sein de la Tic Valley, une association qui regroupe 23 startups à Labège tout près de Toulouse. Les données que vous publiez sont visibles sur par exemple Facebook, mais ne sont pas hébergées par le réseau social. Elles ne sont visibles que par les autres utilisateurs inscrits sur DataRmine avec qui vous avez choisi de partager le contenu de votre choix.


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    DataRmine, bien plus qu’une application pour vous protéger

    Avec DataRmine, Willy Lafran se veut encore plus ambitieux: «nous sommes une entreprise solidaire et voulons permettre aux utilisateurs de notre solution de promouvoir des associations en même temps que de protéger leurs données». Cela fonctionne simplement : «tous ceux qui ne sont pas autorisés à lire vos publications protégées par Datarmine verront à la place un message leur recommandant de visiter le site d’une association partenaire. Ainsi, en protégeant votre vie privée, vous offrez de la visibilité à des associations. DataRmine est partenaire de nombreuses associations comme ELA, Internet sans frontières, SOS village d’enfants, Fête le mur, AFB, Planète urgence, 1001 fontaines, Enfant bleu…»

    DataRmine, partenaire de nombreuses associations

    Autre piste envisagée par Willy Lafran, décidément pas à court d’idées, proposer des formations auprès des journalistes présents sur des zones de conflit ou dans des pays sensibles pour apprendre à sécuriser leurs communications en passant par DataRmine.

    DataRmine, comment ça marche?

    Pour chiffrer et dissimuler vos publications sur n’importe quel réseau social, il suffit de:

    – Écrire son texte ou télécharger sa photo,

    – Décider qui pourra visualiser le contenu, et pendant combien de temps,

    – Cacher sa publication protégée derrière une publication de camouflage, souvent une association

    – Un petit tuto vidéo est disponible sur le site de DataRmine pour tout comprendre.

    Antonija Misura, l’atout charme pour promouvoir l’application

    Antonija Misura,  désignée plus belle athlète féminine des Jeux olympiques de Londres et joueuse de basket au sein de l’équipe de Toulouse, a décidé de supporter DataRmine. Il faut dire qu’elle s’est fait pirater son compte Twitter et s’est trouvée du coup sensibilisée à la protection de sa vie privée sur le web. Un petit coup de pub pour DataRmine en quête de notoriété.

    DataRmine, une solution qui promet

    Pour pouvoir continuer à utiliser les réseaux sociaux les plus importants (Facebook, Twitter, Google +) tout en protégeant sa vie privée, DataRmine est une solution prometteuse même si elle demande un petit effort de la part de l’utilisateur pour bien l’utiliser. Mais, cela n’en vaut-il pas la peine pour s’assurer de garder ses données privées tout en profitant de la puissance des réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter? A lire aussi :


    Droit à l’oubli: la justice européenne déboute Google. Quelles conséquences?

    Après la justice française il y a quelques mois, c’est au tour de la justice européenne de sommer le moteur de recherche Google de respecter le droit à l’oubli concernant le cas de Mario Costeja González. Une première reconnaissance officielle donc mais qui pose question. Serait-ce le début de plus de contrôle sur ce qui apparaît sur les résultats de recherche Google?

    L’homme en question faisait valoir le droit à l’oubli sur la suppression de deux articles de presse évoquant ses dettes. La Cour européenne a jugé que les particuliers devraient avoir le droit de contrôler les données publiques disponibles sur ​​eux si les informations sont “inadéquates, pas ou plus pertinentes ou excessives”.

    Une première en Europe, où la question est au cœur des débats parmi les parlementaires. Reste désormais à la justice espagnole de trancher définitivement le cas en prenant compte l’avis de la Cour Européenne qui s’applique maintenant à la justice de tous les pays de l’Union européenne, dont la France.

    Le droit à l’oubli reconnu?

    Immédiatement, Google a expliqué regretter la décision de la justice européenne.

    Cet arrêt est décevant pour les moteurs de recherche et pour tous ceux qui publient du contenu en ligne. Nous sommes très surpris qu’il s’éloigne si profondément des conclusions de l’Avocat Général ainsi que des avertissements et des conséquences qu’il y formulait. Nous devons désormais prendre le temps d’analyser les implications de cet arrêt.”

    Un droit à l’oubli réservé aux particuliers?

    Par ailleurs, le droit à l’oubli accordé au citoyen espagnol pose une autre question. Ce droit va t-il s’appliquer pour tous les citoyens, y compris ceux qui sont connus, ou est-elle réservée aux particuliers et anonymes?

    La question là-aussi demande à être éclaircie. On ne peut s’empêcher de réfléchir aux questions de la liberté de la presse face à ce droit à l’oubli. La liberté d’expression peut, dans certaines situations, en effet être menacée.

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    Droit à l’oubli: la justice française condamne Google. Quelles conséquences?

    La décision va faire du bruit. Pour la première fois, la justice française, par le biais du TGI de Paris, a condamné le moteur de recherche Google à effacer et déréférencer 9 photos de Max Mosley, l’ancien boss de la Formule 1, montrant des photos compromettantes. Une première reconnaissance du droit à l’oubli donc mais qui pose question. Le droit à l’oubli concerne t-il tout le monde ou seulement les VIP?

    Pour obtenir un tel retrait, l’homme en question faisait valoir le droit à l’oubli et une atteinte à la vie privée. L’intéressé a donc obtenu gain de cause devant la justice française. Une première en France, mais aussi en Europe, où la question est au cœur des débats parmi les parlementaires.

    Le droit à l’oubli reconnu?

    Google France dispose donc d’un délai de 2 mois pour retirer les neuf clichés suivant la signification de la décision et ce pendant une durée de cinq années, sous astreinte de 1 000 euros par manquement constaté. La firme de Moutain View a aussi été condamnée à verser 1 euro de dommages et intérêts à Max Mosley ainsi qu’aux dépens.

    Immédiatement, Google a expliqué regretter la décision de la justice française et annoncé se pourvoir en cour d’appel. Cependant, l’appel n’étant pas suspensif, Google France devra se mettre en règle avant toute constatation.

    Daphne Keller, chargé du dossier chez Google, s’est élevé contre cette décision en brandissant une atteinte à la liberté d’expression. “Cette décision devrait inquiéter tous ceux qui défendent la liberté d’expression sur Internet” a t-elle expliqué.

    Un droit à l’oubli réservé aux VIP?

    L’histoire est donc loin d’être finie mais une chose est sûre, la France, est prête à engager le combat avec Google sur la délicate question du droit à l’oubli. Il sera intéressant désormais d’observer les décisions de justice des autres États devant lesquels Max Mosley a fait valoir son cas.

    Par ailleurs, le droit à l’oubli accordé à Max Mosley pose question. La jurisprudence Mosley va t-elle s’appliquer pour tous les citoyens, y compris ceux qui sont anonymes, ou est-elle réservée aux stars et autres personnalités? La question là-aussi demeure à être éclaircie. Enfin, on ne peut s’empêcher aux questions de la liberté de la presse face à ce droit à l’oubli. La liberté d’expression peut, dans certaines situations, en effet être menacée.