Une équipe de chercheurs a publié un article sur l’évolution du téléchargement de fichiers P2P en France depuis Hadopi. Une baisse oui, mais…
Selon les résultats de l’enquête, la loi Création et Internet (Hadopi) aurait permis d’infléchir le téléchargement illégal (musique, films, jeux vidéo…) dans l’hexagone. La baisse serait même importante avec 71% des téléchargements illégaux en moins. Cependant l’étude révèle également que si les téléchargements diminuent, à l’inverse, le nombre de fichiers mis à disposition sur les réseaux peer to peer lui augmente de 18%.
En effet si la loi s’applique sur le territoire français, en revanche rien n’empêche les « pirates » étrangers de télécharger des données hébergées depuis la France.
La loi Hadopi a pour mission principale de protéger les droits d’auteurs et veut pénaliser les utilisateurs des réseaux P2P en France avec des sanctions allant de l’envoi de mails d’avertissements jusqu’à la coupure de connexion internet.
Il est à noter que depuis la promulgation de la loi en 2009, les service légaux de streaming musical comme Spotify se sont généralisés. De plus en plus de sites offrent également la possibilité de regarder des séries Tv ou films. Une partie de la baisse des téléchargements pourrait s’expliquer par ces nouveaux usages.
En 2014, l’internaute ne cherche plus tellement à stocker des téraoctets de données téléchargées. L’heure est au streaming et au cloud computing.

Hadopi l’avait promis, elle arrive… en retard: la “Carte musique jeune”, permettant un accès à moitié prix à la musique, devrait être en vente ce jeudi 28 octobre. Financée à 50% par le gouvernement, à 50% par l’internaute, elle permet aux moins de 25 ans d’acquérir de la musique depuis les catalogues de iTunes, Fnac.com, Virgin ou encore Starzik.
Avec Hadopi, les internautes deviennent responsables de l’utilisation qui est faite de leur connexion internet. D’après Hadopi 2, si un voisin, votre fils où un hacker utilise la connexion WiFi ou le PC d’un particulier pour télécharger du contenu illégal, c’est considéré comme de la “négligence caractérisée” selon la loi. En d’autre termes, c’est l’abonné qui trinque. Contesté, ce “détail” ouvre en effet la porte à une infinité de cas litigieux, la sécurisation à 100% de son installation étant quasiment impossible, surtout pour le grand public…
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