Les Français estiment que leur vie privée sur le web vaut 170 euros. Pas plus.

Une étude d’Orange révèle que les consommateurs estiment la valeur de leurs données personnelles à 170 €. Un prix bradé ? La réponse est à trouver du côté des entreprises.

L’étude d’Orange – Future of Digital Trust – permet enfin de mettre un montant sur nos données privées. Du moins, celui qu’on aimerait recevoir. Nous vous révélions la semaine passée que s’ils sont payés, 45,2% des Français ne se soucient plus de leurs données privées vendues en ligne. On sait désormais à quel prix ils sont prêts à vendre leurs données, sans pour autant qu’ils touchent ce montant.

Un prix d’amis

L’étude avance en effet que les consommateurs sont plus enclins à partager leurs informations à moindre prix avec les entreprises auxquelles ils font confiance ou avec lesquelles ils entretiennent déjà une relation. Ce montant s’élève d’ailleurs à 170 euros. Dans le cas d’une entreprise ou d’une marque inconnue, il s’agirait plutôt de 240 euros.

Pour Orange, c’est un chiffre que les entreprises doivent prendre en compte pour conserver l’équilibre entre utilisation de données personnelles et fourniture de services en retour.

Une info pour 15 euros

« En moyenne, les consommateurs attribuent une valeur d‘environ 15 € / 13 £ à une donnée individuelle qu’ils sont prêts à partager avec une marque qu’ils connaissent déjà. Cependant, la valeur des données augmente de 20 % pour atteindre approximativement 19 € / 15 £ pour les organisations avec lesquelles les consommateurs n’ont jamais eu de relation commerciale auparavant, ce qui démontre la nécessité pour les marques de favoriser la confiance de ces clients en faisant preuve de transparence sur la façon dont ces informations personnelles sont utilisées et en faisant apparaître de manière claire les avantages dont bénéficient les consommateurs en les partageant », précise aussi l’étude.

La confiance règne

Pourtant l’étude met aussi en lumière que les consommateurs ne sont pas dupes sur celui qui retirera le plus de bénéfice de cette vente. Seuls 6% de l’échantillon s’estiment gagnants. En parallèle, ils souhaitent que les entreprises qui possèdent leurs données les gèrent en « bon père de famille » avec toutes les précautions utiles.

« La recherche démontre clairement que les consommateurs sont parfaitement conscients du fait que l’information les concernant a de la valeur pour l’entreprise qui la détient », explique Daniel Gurrola, vice-président Business Vision d’Orange. « Étant donné que la valeur accordée par les consommateurs à leurs propres données peut évoluer en fonction de la relation qu’ils ont avec une entreprise, ces dernières ne doivent pas seulement communiquer sur ce que le client obtient en retour de cet échange de données, mais sur comment et où, précisément, ces données sont utilisées, afin de bâtir cette relation de confiance indispensable. »

Un manque de sensibilisation

« Bien que les consommateurs attachent de la valeur à leurs données, les résultats montrent que la valeur attribuée à telle ou telle donnée est potentiellement en contradiction avec le risque qu’il y a à la partager, soulignant la nécessité d’une plus grande clarté et d’une plus grande sensibilisation », conclut M. Gurrola.

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Auto-ecole.net : la start-up qui propose le permis de conduire 40% moins cher dérange

Fini de se déplacer pour apprendre le code et réserver ses cours de conduite. Une start-up française arrive sur le marché. Le crash avec les auto-écoles traditionnelles ainsi qu’Ornikar est déjà annoncé : l’agrégation de la préfecture et les prix cassés ne risquent pas de faire que de la tôle froissée.

Embouteillage au pays des auto-écoles. Depuis l’arrivée d’Auto-ecole.net sur le marché de l’accès au permis de conduire, toutes les queues de poisson semblent permises. Cette toute première auto-école en ligne a récemment pris la route en Ile-de-France. Via une plateforme Internet, elle permet aux apprentis conducteurs d’organiser leur formation en ligne. L’inscription, l’apprentissage du code via des vidéos et des manuels en ligne ainsi que les réservations de moniteurs se font à distance via un site web. Quarante-deux points de rendez-vous à Paris et aux environs sont déjà opérationnels, le tout, à un prix imbattable. Le site Internet Journal du Net a calculé qu’une économie de 40 % sur le prix traditionnel pouvait être faite.

Des points en moins sur le permis d’accès

Mais ce qui conduit le plus aux crispations est lié à la préfecture. Toute auto-école se doit d’être agréée pour proposer ses services. En moins de 3 mois, Auto-ecole.net a obtenu le précieux document. Un excès de vitesse qui a poussé dans le fossé le principal concurrent online d’Auto-Ecole.net : Ornikar.

Cette autre start-up a rentré son dossier depuis un long moment (janvier 2014) et la remise de cette agrégation est toujours bloquée au feu rouge. Benjamin Gaignault, le cofondateur d’Ornikar confie au JDN que tout son dossier est pourtant en règle : “On nous a clairement dit que si nous n’avons toujours pas notre agrément, c’est pour des raisons politiques.”

Start-up au volant, procès au tournant

Au-delà de cette justification, la start-up s’est très rapidement attiré les foudres du secteur de l’auto-école. Sa campagne de communication n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Six organisations syndicales ont assigné la start-up en justice, réclamant son interdiction pour exercice illégal d’une profession réglementée. La justice a donné raison à Ornikar puisque l’auto-école en ligne n’a pas encore commencé à exercer. Mais le combat n’est pas fini pour autant. Auto-ecole.net a-t-elle été plus maline en préparant son business en secret ? A la vue des premiers éléments, il semble que ce silence ait en effet été déterminant.

Absence de courtoisie au volant

Les confondateurs d’Ornikar ont rendez-vous avec le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, ce vendredi afin de débloquer la situation. Depuis l’accord donné à Auto-ecole.net, on voit mal comment cette agrégation pourrait leur être refusée…

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Minecraft, DayZ… Faut-il acheter les jeux en accès anticipé?

L’early access est un nouveau mode de vente de plus en plus populaire chez les gamers: il consiste à payer pour un jeu et à y jouer avant sa sortie. Alors, bon plan ou arnaque?

Depuis quelques années, un jeu peut être joué et avoir du succès avant même sa sortie. C’est possible grâce à l’accès anticipé (ou early access en anglais), qui permet donc de payer et de testelr un jeu avant qu’il soit un produit fini mis en vente sur le marché officiel.

Oui mais voilà, tout ce qui brille n’est pas or. L’accès anticipé est tentant pour n’importe quel fan de jeux vidéo, mais il cache parfois des mauvaises surprises. Au point, de donner l’impression d’avoir jeté son argent par la fenêtre.

Cet article propose de décortiquer le pour et le contre de l’accès anticipé aux jeux vidéos afin que, la prochaine fois que vous serez tenté, vous puissiez décider en toute connaissance de cause.

Jeu en avant-première Stream concentre l’essentiel des accès anticipés sur le marché

Qu’est-ce que l’accès anticipé ?

L’accès anticipé est un mode d’achat qui vous donne accès à un jeu avant qu’il ne soit mis officiellement en vente. A la différence d’une démo ou d’une bêta, qui proposent du contenu limité (que ce soit au niveau des modes, des missions ou des cartes: il y a toujours des options bloquées), un early access vous offre tout le contenu à mesure qu’il est généré par les développeurs.

En d’autres mots, vous essayerez tous les aspects du jeu avant les autres joueurs et il est possible que vous testiez des missions ou des personnages inédits qui ne soient finalement pas conservés lors de la sortie commerciale du jeu.

De plus, un accès anticipé possède d’autres avantages: un prix souvent inférieur au jeu final, du contenu exclusif et certains privilèges, comme celui d’obtenir des extensions et d’autres contenus qui apparaîtront plus tard, sans rajouter un centime.

La différence avec le crowfunding, c’est que ce dernier ne vous fait payer que si l’objectif est réalisé. Si pour une quelconque raison le jeu ne sort pas, vous ne payez rien. Avec l’accès anticipé, en revanche, vous recevez quelque chose dès que vous avez payé… Si le jeu ne sort pas, par contre, c’est tant pis pour vous.

copie d'écran d'un jeu en accès avancéPayez pour accéder à de nombreuses extensions et actualisations… Ou pas?

Du coup, je dois payer pour être un bêta-testeur ?

Ça peut être une définition de l’accès anticipé, vu que vous allez probablement jouer à une version du jeu très peu avancée, nécessitant beaucoup de réglages et d’améliorations. Surtout si vous faites partie des premiers acheteurs.

Contrairement à une bêta, qui est gratuite mais avec la contrepartie (supposée) que vous fassiez un retour aux développeurs sur les erreurs et les bugs, en accès anticipé vous n’avez aucune obligation (encore heureux). Cela dit, vous ferez un certain retour indirect en discutant avec vos amis, sur les forums ou les réseaux sociaux, en critiquant ou en encensant le jeu. Par exemple, un jeu comme Broforce a réussi à générer pas mal de bonnes critiques sur les forums grâce à son accès anticipé.

Si vous voulez payer pour faire le travail d’un testeur de jeux vidéo, c’est votre choix. Le bon côté, c’est que vous pouvez aider à améliorer le jeu en reportant des bugs ou en faisant des suggestions: il sera peut-être meilleur grâce à votre contribution. L’inconvénient, c’est que vous effectuez un travail de forme gratuit (et même payant!) alors que c’est habituellement le boulot de professionnels qualifiés et payés pour ça. Les utilisateurs de Steam débattent de ce point en détail sur ce fil de discussion.

Rapporter un bugReporter des bugs est monnaie courante chez les utilisateurs de l’accès anticipé

Et si j’achète un jeu qui ne verra jamais le jour?

Voici une autre question qui préoccupe beaucoup d’utilisateurs, et c’est bien normal. Un accès anticipé n’est pas la garantie d’avoir un jour un jeu terminé et sans erreur. Bien sur, vous y aurez joué pendant la phase de développement, mais après, il peut arriver qu’un jeu ferme boutique et que vous ne pouviez plus y jouer… Sans même être remboursé.

C’est ce qui est arrivé aux utilisateurs de Earth: Year 2066, un jeu d’action en monde ouvert qui fut proposé en accès anticipé en avril dernier, pour 20 dollars. Les plaintes des acheteurs ne se firent pas attendre: “le jeu est cassé”, “c’est une arnaque”, “voici un accès plus qu’anticipé”.

Après une semaine, Valve a décidé de retirer le jeu de Steam. La cause officielle, étrangement, n’était pas son aspect injouable ou sa mauvaise ergonomie, mais le fait que ce soit un jeu “malhonnête”.

C’est l’expression utilisée par Valve pour dénommer un jeu dans lequel les descriptions de la page Steam ne correspondent pas à ce que le jeu propose, et sont incorrectes. De plus, les développeurs supprimaient toute critique négative et rédigeaient eux-même des opinions positives sur le jeu. Comme si ça ne suffisait pas, ils utilisaient des images sans l’autorisation de leurs auteurs.

Quoi qu’il en soit, Earth: Year 2066 était loin des critères de qualité minimum et le deal était injuste pour l’utilisateur. Dans ce cas précis, Valve a remboursé le prix du jeu aux utilisateurs qui l’avaient acheté en accès anticipé, mais que se passera-t-il si personne ne fait ce geste? Et s’il n’y avait pas toujours une grande compagnie apportant des garanties sur la sécurité et l’argent de l’utilisateur?

EarthEarth: Year 2066, le pire de l’accès anticipé

Deux expériences réussies: Minecraft y DayZ

Jusqu’à maintenant, vous pensez sans doute que je suis une farouche opposante de l’accès anticipé! Il n’en est rien, j’essaye seulement de vous informer des dangers liés à ce mode d’achat.

Il y a bien un aspect positif à l’accès anticipé, incarné par quelques titres qui ont débuté avec ce modèle et qui sont aujourd’hui des jeux reconnus et populaires.

Le cas le plus connu est celui de Minecraft, qui vit le jour comme un jeu indépendant en accès anticipé en 2009, avant d’être officiellement en vente en 2011, en version PC. Minecraft est un produit qui est né et qui s’est développé grâce à l’aide de ses utilisateurs. Ce noyau de fidèles de la première heure, grâce à leur assiduité et à leur confiance, a pu jouer à un excellent jeu et accéder à tout son contenu additionnel pour un prix dérisoire.

MinecraftMinecraft, un pionnier exemplaire

Plus récent est le cas de DayZ. Ce jeu massivement multijoueurs et basé sur le thème des zombies fut conçu comme un mod du populaire ARMA 2, avant de devenir un jeu à part entière. Il est aujourd’hui l’un des plus grands succès sur Steam. Bien que toujours en phase alpha, et donc en accès anticipé, il a été acheté plus de 2 millions de fois par les gamers. Certes, il contient encore des bugs mais il promet de devenir un grand jeu, et est déjà assuré d’avoir une version 1.0.

Parmi les jeux en accès anticipé qui promettent beaucoup, il y a aussi Broforce et Prison Architect. De fait, si ces jeux sortaient aujourd’hui, ils seraient déjà plus consistants qu’un bon nombre de jeux considérés comme des produits finis.

Broforce, un jeu au concept et au style rétro qui a trouvé un large public en early access

Suivez votre instinct, comparez et posez des questions

Comme vous le voyez, l’accès anticipé peut être une aubaine ou une arnaque, tout dépend du prisme par lequel on le considère. Personne n’aime acheter des jeux au hasard, mais parfois, ça vaut la peine de risquer 20 ou 30 euros pour ce qui sera peut-être la prochaine révélation des jeux vidéos, et qui vaudra le double à sa sortie, extensions non comprises.

En tout cas, c’est vous qui décidez de prendre part à un accès anticipé ou non. La meilleure façon d’avancer en terrain connu est de consulter les forums des jeux en accès anticipé et de faire des recherches Internet à leur sujet. En général, les critiques des joueurs sont sincères, et si un jeu est bon ou mauvais, ça se propage rapidement sur le web.

Vous avez déjà testé un jeu en accès anticipé? Retrouvez ici notre article sur l’un des plus populaires, Broforce.

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Article original de Maria Baeta – Softonic.com. Traduit et adapté de l’espagnol.

IGN Awards, les oscars du jeu vidéo 2010

IGN.com, le spécialiste américain des jeux vidéo, vient de publier les IGN Awards 2010, une série de récompenses couronnant les meilleurs jeux de l’année écoulée. C’est l’occasion de (re)découvrir les titres qui ont fait l’actu et de dresser le portrait d’une cuvée 2010 riche en come-back réussis (Call of Duty 7, Starcraft 2, Mass Effect 2…), mais qui prouve aussi qu’un bon titre issu d’un petit studio peut encore créer la surprise, à l’instar de Amnesia : The dark descent.

Au palmarès 2010, Mass Effect 2 réussit une vraie razzia sur PC, remportant le premier prix dans 6 des 19 catégories. Le hit de Bioware remporte notamment la palme du meilleur scénario, du meilleur personnage, du meilleur aspect visuel et du meilleur jeu de science-fiction.

 

Starcraft 2, jeu PC de l’année

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Le vrai prix de la VoIP – Partie 6

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La plupart des logiciels de VoIP propose depuis quelques années des services permettant à tout un chacun d’appeler des téléphones fixes et mobiles directement depuis son PC. Par défaut, une grande majorité des utilisateurs se tourne vers Skype, le logiciel historique. Mais qu’en est-il de ses concurrents? Quelle offre correspond le mieux à vos besoins? A quels tarifs? Comment être sûr de ne pas payer plus que ce que vous consommez? Voici de quoi faire le tri dans la jungle des logiciel de VoIP.

 

Nimbuzz, en contact avec tous vos proches

 

Nimbuzz mélange les genres. D’une part, c’est un excellent outil pour réunir sous une même bannière ses différents comptes de messagerie instantanée. D’autre part, c’est un programme de VoIP performant qui mérite largement une place parmi les costauds de sa catégorie. Continue reading “Le vrai prix de la VoIP – Partie 6”