La série criminelle The Lowdown, emmenée par Ethan Hawke, a fait son retour pour une saison 2 en octobre 2026 sur la chaîne américaine FX. Un peu plus d’un an après son lancement, le 23 septembre 2025, la série, d’après FX, n’a rien perdu de sa finesse. Elle a même l’air plus sûre d’elle.
C’est plutôt une excellente nouvelle. Beaucoup de critiques la rangent déjà parmi les polars les plus solides qu’on puisse voir en ce moment, à la télévision comme sur les plateformes.
Aux commandes, on retrouve Sterlin Harjo, qu’on avait déjà remarqué avec Reservation Dogs. The Lowdown suit Lee Raybon, joué par Ethan Hawke. Lui se présente comme un « truthstorian », à mi-chemin entre spécialiste des théories du complot et journaliste citoyen, avant de se retrouver embarqué dans de vraies conspirations criminelles. Dit comme ça, l’idée peut sembler bancale. À l’écran, c’est pourtant l’un des ressorts les plus efficaces de la série.
La saison 2 ne rejoue pas simplement la même partition. Cette fois, l’enquête part sur une nouvelle disparition, liée au système pénitentiaire de l’État. Le cadre s’élargit encore, sans lâcher ce qui travaille la série depuis le début : la corruption, les secrets de famille, les rapports de force très locaux. Et puis il y a un autre élément, plus intime. Le père de Lee, dont il est éloigné, entre dans l’histoire. Tommy Lee Jones l’incarne, et sa présence ajoute une tension familiale à une intrigue déjà chargée.
La comparaison avec Tulsa King est presque devenue automatique, puisque The Lowdown et Tulsa King ont toutes les deux Tulsa pour décor. Sauf que les deux séries ne cherchent pas du tout le même effet. Là où Tulsa King, la série de Taylor Sheridan, mise d’abord sur une mécanique de genre bien huilée et sur le charisme de sa vedette, The Lowdown est souvent saluée pour quelque chose de plus ancré, de plus humain, et de plus attentif à l’endroit où elle se déroule.
Ici, Tulsa ne sert pas juste de fond d’écran. La ville prend corps à travers ses quartiers, ses fractures sociales, sa mémoire, tout ce qu’on tait aussi. C’est ce qui donne à la série cette ambiance de polar contemporain, construite autant par le passé de Tulsa que par ce qu’elle est aujourd’hui.
C’est d’ailleurs ce que la critique souligne le plus souvent : The Lowdown parvient à raconter une enquête tout en parlant de communauté, d’héritage et de violence institutionnelle.
L’autre gros atout de The Lowdown, c’est son casting. Autour d’Ethan Hawke, on retrouve Betty Gilpin, Keith David, Tommy Lee Jones, Jeanne Tripplehorn, Macon Blair, Tim Blake Nelson et Peter Dinklage. Et les nouvelles arrivées de la saison 2 reviennent souvent dans les critiques comme l’un de ses vrais points forts.
Côté accueil, The Lowdown affiche 99 % sur Rotten Tomatoes, selon l’agrégateur Rotten Tomatoes. Pour un drame criminel qui dure sur plusieurs saisons, c’est un score rarissime. Son audience américaine, en revanche, reste plus modeste : d’après Samba TV, 719 000 foyers américains l’ont regardée sur Hulu au cours de ses six premiers jours.
À l’international, la courbe est plus encourageante. La série a intégré le Top 10 de Disney+ dans 18 pays européens, d’après les données de plateforme relayées au moment de sa diffusion. Ça ne suffit pas encore pour parler d’un immense phénomène grand public. Mais cette saison 2 confirme tout de même une chose : The Lowdown est très probablement l’une des meilleures séries criminelles du moment.