À Ypsilanti Township, dans le Michigan, l’Université du Michigan se heurte à une opposition de plus en plus vive autour d’un centre de calcul estimé entre 1,2 et 1,25 milliard de dollars, d’après les documents de l’université et de la municipalité.
Lors d’une réunion d’information organisée par l’établissement, des habitants ont hué les intervenants, les ont coupés à plusieurs reprises et leur ont reproché leur arrogance, ainsi qu’un manque de franchise.
Le projet, développé avec le Los Alamos National Laboratory, doit prendre place sur un terrain d’environ 58 hectares le long de Textile Road, si l’on s’en tient aux documents présentés par l’Université du Michigan.
Ces mêmes documents décrivent un ensemble composé, d’un côté, d’un bâtiment fédéral de recherche d’environ 22 300 m² pour le Los Alamos National Laboratory et, de l’autre, d’un centre universitaire d’environ 4 650 m² pour l’Université du Michigan, présenté comme un centre de calcul scientifique plutôt qu’un data center commercial au sens classique.
Sur le papier, l’université explique que le site est censé appuyer des recherches sur le cancer, la découverte de médicaments, la résilience du réseau électrique, les énergies propres, l’ingénierie et l’informatique durable.
L’Université du Michigan met aussi en avant plusieurs garanties: un bâtiment entièrement électrique, zéro émission au quotidien pendant l’exploitation, des standards LEED et l’absence de matériaux nucléaires ou dangereux sur place.
Ça n’a pas suffi.
Le sujet qui crispe le plus reste le partenariat avec le Los Alamos National Laboratory, acteur central dans la gestion de l’arsenal nucléaire des États-Unis.
Les responsables de l’université admettent d’ailleurs que le site accueillerait des recherches fédérales couvertes par le secret-défense, y compris des simulations liées à la sûreté et à la fiabilité des armes nucléaires déjà existantes.
La colère sur place tient aussi à la façon dont le dossier a été amené.
Des habitants, mais aussi plusieurs élus locaux, estiment ne pas avoir été consultés assez tôt. Et la réunion montée par l’Université du Michigan a surtout eu pour effet d’épaissir encore la méfiance.
Les inquiétudes portent sur des choses très concrètes: la consommation électrique, l’usage de l’eau, le bruit, la circulation et la pression supplémentaire sur les infrastructures locales.
Les chiffres officiels parlent d’un besoin initial d’environ 50 mégawatts, avec une montée possible jusqu’à 100 mégawatts, via un poste électrique dédié de DTE Energy.
Fait assez révélateur, même l’argument des promoteurs selon lequel le complexe resterait plus modeste que certains projets hyperscale de la région a été attaqué.
Pendant la réunion, un professionnel du secteur a jugé trompeuse la comparaison avec l’immense projet “Barn” à Saline. Selon lui, l’installation resterait de grande taille à l’échelle américaine et produirait malgré tout des nuisances sonores.
Sous la pression, le conseil de Ypsilanti Township a adopté un moratoire de 180 jours sur les nouvelles grandes infrastructures électriques, une mesure qui vise directement le poste électrique prévu pour le projet.
Cette décision vient s’ajouter à un précédent moratoire d’un an sur la fourniture d’eau aux grands centres de données, selon Ypsilanti Township.
Pour les opposants, la question de fond est maintenant celle de la confiance. Même si l’Université du Michigan répète que le site n’abritera ni matières nucléaires ni activités industrielles classiques, ses détracteurs soulignent qu’aucune restriction foncière n’empêcherait, plus tard, un changement d’usage.
Au fond, le débat va bien au-delà de la technique: une partie des habitants refuse qu’un projet fédéral de cette taille s’installe chez elle sans son accord.
Author: Jesús Pina
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"de-DE": "Jesús Pina verfolgt, was künstliche Intelligenz an der Software wirklich verändert, die wir täglich benutzen — und trennt dabei, was schon funktioniert, von dem, was bisher nur eine Ankündigung ist. Ihn interessiert die praktische Wirkung: welches Werkzeug echte Zeit spart, welches auf halbem Weg stehen bleibt und welches man sich vor der Installation zweimal ansehen sollte. Er arbeitet täglich mit KI-Modellen mitten im redaktionellen Prozess von Softonic und kennt deren Grenzen deshalb recht genau.",
"en-US": "Jesús Pina follows what artificial intelligence is actually changing in the software people use every day, telling apart what already works from what is still only an announcement. What interests him is the practical effect: which tool saves real time, which one stops halfway and which one deserves a second look before you install it. He works daily with AI models inside Softonic's own editorial process, so he knows their limits fairly well.",
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