Selon HBO, A Knight of the Seven Kingdoms a été lancée le 18 janvier 2026. Et la nouvelle série située à Westeros a peut-être tout simplement l’air d’être la réponse la plus directe de la chaîne au traumatisme laissé par la fin de Game of Thrones. On revient dans l’univers de George R.R. Martin avec un avantage que la série mère a fini par perdre : cette fois, HBO adapte des textes terminés, avec une base nette, balisée, déjà passée entre les mains des lecteurs des récits de Dunk et l’Œuf.
Ce point change beaucoup de choses. Après la saison 4, Game of Thrones a commencé par rattraper, puis par dépasser A Song of Ice and Fire, la grande saga romanesque de George R.R. Martin.
Et le problème est connu. George R.R. Martin n’a plus publié de tome principal depuis A Dance with Dragons en 2011, tandis que The Winds of Winter n’est toujours pas sorti en 2026. Privés d’un matériau romanesque complet, les showrunners de Game of Thrones ont dû aller plus vite, condenser davantage, et inventer une part plus large de l’histoire. Pour beaucoup de spectateurs, c’est là que la série a commencé à perdre une partie de sa finesse politique et de sa cohérence narrative, jusqu’à une saison 8 devenue particulièrement clivante.
A Knight of the Seven Kingdoms part, elle, de la situation inverse. La série adapte les Tales of Dunk and Egg, un ensemble de novellas achevées, plus courtes, et beaucoup plus simples à porter à l’écran sans avoir à extrapoler dans tous les sens.
La feuille de route est déjà là pour plusieurs saisons. La saison 1, composée de six épisodes et lancée le 18 janvier 2026 selon HBO, adapte The Hedge Knight. HBO a déjà renouvelé la série pour une saison 2, qui couvrira The Sworn Sword, et un troisième récit existe déjà : The Mystery Knight.
Bref, la franchise n’avance pas dans le brouillard. Elle a d’emblée trois histoires publiées, structurées, et intégrées à la continuité imaginée par George R.R. Martin.
Martin a d’ailleurs expliqué qu’il avait en tête au moins six aventures de Dunk et l’Œuf, peut-être même jusqu’à douze, avec plusieurs récits déjà esquissés. Tout n’est pas encore écrit, bien sûr, mais cela donne à HBO un cadre bien plus solide que celui dont Game of Thrones disposait dans ses dernières années.
Le départ est bon, autant du côté des critiques que du public. Les fans saluent une adaptation fidèle, recentrée sur les personnages, avec un ton plus léger et plus intime que Game of Thrones ou House of the Dragon.
Côté audience, la première saison a réuni en moyenne environ 14 millions de téléspectateurs par épisode aux États-Unis et 26 millions dans le monde, selon HBO, avant de grimper à près de 36 millions par épisode dans le monde en mai 2026, toujours selon HBO. Plus surprenant encore, le final a attiré 42 % de spectateurs de plus que le premier épisode, d’après HBO. Difficile de ne pas y voir le signe d’un bouche-à-oreille très favorable.
Entre le succès de House of the Dragon, déjà tiré du livre achevé Fire & Blood de George R.R. Martin, et celui d’A Knight of the Seven Kingdoms, HBO donne l’impression d’avoir trouvé la méthode la moins risquée pour continuer à développer l’univers de Westeros : partir d’abord de textes déjà terminés par Martin.
Et cela conforte la saga comme l’un des grands piliers de HBO, au moment où d’autres préquelles sont envisagées, dont un film autour d’Aegon le Conquérant. Après la leçon Game of Thrones, la chaîne semble s’être fixé une règle très simple : ne plus arriver trop vite au bout de l’histoire.