Lancée le 18 janvier 2026, A Knight of the Seven Kingdoms, la série HBO tirée des novellas Dunk and Egg de George R.R. Martin et conçue comme un préquel direct à Game of Thrones, s’est rapidement hissée parmi les plus gros démarrages de HBO.
Warner Bros. Discovery indique que cette première saison de six épisodes a rassemblé en moyenne 36 millions de spectateurs par épisode dans le monde. De son côté, le final de la saison 1 a attiré 9,5 millions de spectateurs aux États-Unis en trois jours, tous supports confondus.
Ce succès montre une chose assez nette : la franchise Game of Thrones peut encore attirer massivement sans avoir besoin de remettre une couche de démesure.
HBO, d’ailleurs, l’avait visiblement compris très tôt. La chaîne a renouvelé A Knight of the Seven Kingdoms dès novembre 2025, donc avant même la première diffusion, comme elle l’a elle-même annoncé. La saison 2, attendue en 2027 selon HBO, adaptera The Sworn Sword.
Ce qui surprend davantage, c’est que A Knight of the Seven Kingdoms ne cherche pas à reproduire la mécanique des gros blockbusters fantasy récents.
Là où House of the Dragon et Game of Thrones s’appuyaient sur les dynasties, les batailles et les renversements à répétition, A Knight of the Seven Kingdoms prend une direction bien plus modeste. Et pour une partie des observateurs, c’est justement cette retenue qui la rend aussi efficace.
Sa vraie force est là : une échelle plus réduite.
Les épisodes sont plus courts, le ton plus calme, et le récit mise moins sur le choc immédiat que sur l’attachement aux personnages. Le duo formé par Peter Claffey et Dexter Sol Ansell revient régulièrement dans les critiques comme l’une des grandes réussites de la saison, au même titre que l’approche plus réaliste, plus médiévale aussi, adoptée par l’ensemble.
Loin de beaucoup de productions fantasy actuelles, la série choisit de ralentir et refuse l’enchaînement continu de violence, de trahisons et de montée en tension politique. Elle retrouve ainsi quelque chose que les premières saisons de Game of Thrones faisaient particulièrement bien : laisser leurs personnages respirer.
Pour beaucoup de fans, Game of Thrones a d’ailleurs atteint son point culminant autour de la saison 4, celle qui avait décroché un score record de 97 % sur Rotten Tomatoes en 2014.
House of the Dragon, elle, a clairement trouvé son public, mais sans produire le même impact émotionnel ou culturel, du moins si l’on en croit une partie de la critique. Ça ne veut pas dire que la série rate sa cible : elle reste l’un des piliers de HBO, sa saison 3 s’est achevée en août 2026, et elle a déjà été renouvelée pour une quatrième et dernière saison, prévue en 2028, selon HBO.
Reste qu’à mesure que House of the Dragon se rapproche de sa fin, A Knight of the Seven Kingdoms prend de plus en plus des allures de relève naturelle pour la franchise.
À un moment où peu de séries de genre soulèvent un enthousiasme comparable, le précédent Scavengers Reign revient facilement en tête : saluée par un 100 % sur Rotten Tomatoes, puis abandonnée malgré cet accueil. HBO semble cette fois avoir trouvé le bon équilibre, avec une série fantasy qui ne court pas après le gigantisme et cherche surtout à être meilleure.