Tesla signale à la NHTSA un crash de robotaxi à Houston : un opérateur à distance identifié

Tesla a signalé à la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) américaine, dans le rapport 13781-15395, un accident de robotaxi à Houston impliquant un opérateur à distance. D’après ce document transmis par Tesla à la NHTSA, un Model Y arrêté dans une impasse résidentielle a reçu une aide à distance, a dévié sur un talus herbeux, puis a heurté une souche d’arbre masquée pendant la manœuvre destinée à le dégager. L’incident n’a fait aucun blessé et s’est soldé par des dégâts matériels mineurs. Les airbags ne se sont pas déclenchés, la voiture n’a pas dû être remorquée, et la vitesse au moment du choc a été déclarée à 2 mph, soit environ 3 km/h. Ce petit accrochage retient surtout l’attention pour une autre raison : pour la première fois, Tesla a identifié noir sur blanc le conducteur/opérateur comme “Remote (Commercial / Test)” dans les champs structurés de son dossier NHTSA.

Accident de robotaxi Tesla à Houston : ce que dit le rapport NHTSA

Jusqu’à présent, la présence d’un téléopérateur dans les incidents liés aux systèmes de conduite automatisée de Tesla n’apparaissait pas avec ce degré de clarté dans les données standardisées de la NHTSA.

Ce nouveau signalement change donc quelque chose de très concret : il devient plus facile de suivre, publiquement, la place prise par les opérateurs à distance dans ce type d’événements.

Le dossier de Houston est aussi, à ce stade, le troisième accident Tesla rendu public où la collision s’est produite pendant une prise de contrôle à distance, si l’on se fie aux récits d’accidents partiellement divulgués en mai.

Deux cas précédents étaient apparus après cette divulgation partielle de mai : en juillet 2025, un téléopérateur avait conduit un véhicule sur un trottoir avant de l’envoyer contre une clôture métallique à 8 mph, soit près de 13 km/h ; en janvier 2026, un autre avait percuté une barrière temporaire de chantier à 9 mph, environ 14,5 km/h.

Un schéma qui revient quand l’assistance à distance entre en jeu

Sur les trois accidents, la séquence est la même. D’abord, le système de conduite autonome de Tesla se retrouve bloqué, ou n’arrive plus à continuer sa route. Puis un humain reprend la main à distance. Et la voiture finit par toucher quelque chose, à basse vitesse.

Le vrai problème est ailleurs : on ne sait pas à quelle fréquence ces reprises en main ont lieu.

Tesla ne publie pas le nombre total d’interventions à distance. Sans ce chiffre, impossible de calculer un taux d’incident lié à la téléopération.

Ce qu’on voit, en revanche, suggère que cette téléopération sert surtout de roue de secours pour des manœuvres de repositionnement très lentes, en général sous les 10 mph, donc autour de 16 km/h maximum.

Les trois collisions connues, à 2, 8 et 9 mph, correspondent exactement à ce profil.

La sécurité des robotaxis Tesla sous une loupe de plus en plus grossissante

D’après les données de recherche disponibles, la flotte de robotaxis Tesla au Texas aurait été impliquée dans 22 collisions en moins d’un an, et plus de la moitié pourraient être liées soit au logiciel Full Self-Driving de Tesla, soit à des opérateurs à distance.

De quoi relancer les questions sur le comportement du système dès qu’il sort des situations les plus favorables. Mieux vaut quand même garder une réserve simple : faute de données publiques sur le nombre total d’interventions à distance, aucun taux d’incident solide ne peut encore être établi.

Le cadre réglementaire rend ces nouveaux signalements encore plus délicats.

La NHTSA enquête déjà sur Autopilot et Full Self-Driving chez Tesla. Le dossier est désormais passé au stade d’“engineering analysis”, une phase plus poussée qui peut mener à un rappel. Les autorités regardent en particulier comment le système réagit lorsque la visibilité se dégrade.

Tesla ne procède pas comme Waymo

L’approche de Tesla tranche aussi avec celle de Waymo.

En février 2026, Waymo, la société d’Alphabet, a indiqué au sénateur Ed Markey qu’elle n’utilisait pas de conduite à distance dans laquelle un humain pilote réellement le véhicule. Waymo explique se limiter à des instructions ou, dans le cas très restreint d’un véhicule immobilisé, à une fonction de réponse d’urgence sur trajectoire fixe plafonnée à 2 mph, soit environ 3 km/h, qui n’aurait jamais été utilisée en dehors des entraînements.

Même à très basse vitesse, la prise en main à distance devient donc un point de friction de plus dans le débat sur la sécurité des robotaxis Tesla.

Windows 11 teste enfin Windows Search: vos fichiers passent avant le web

Microsoft teste en ce moment, auprès des Windows Insiders du canal Experimental, une refonte en profondeur de Windows Search dans Windows 11, autrement dit le moteur de recherche intégré au système. L’idée affichée est simple: faire passer en premier les applications, fichiers, dossiers et réglages présents sur le PC, au lieu de mettre en avant des contenus web et des éléments promotionnels.

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Cette évolution était attendue de longue date. Depuis des années, la recherche de Windows traîne une mauvaise réputation: trop chargée, trop liée aux services Microsoft, et pas assez fiable quand il faut remettre la main vite sur un document ou lancer un programme installé en local.

Le changement le plus visible touche à l’ordre des résultats. Dans cette nouvelle version, Windows Search place les contenus locaux devant le reste. Microsoft dit aussi avoir accéléré le chargement et amélioré la capacité du moteur à afficher tout de suite ce qui se trouve sur l’appareil, qu’il s’agisse d’une application, d’un fichier récent, d’un dossier ou d’un paramètre système.

En clair, taper quelques lettres dans la barre de recherche est censé redevenir un réflexe utile, pas un passage forcé par Bing. Les résultats web n’ont d’ailleurs pas disparu. Ils sont toujours là, mais ils arrivent désormais après les résultats locaux par défaut, d’après Microsoft.

L’interface, elle aussi, a été nettement allégée. La section « Recommandé », les contenus populaires, plusieurs encarts promotionnels et une bonne partie de ce qui ressemblait à de la publicité sautent, toujours selon Microsoft.

Quand on ouvre la recherche, on tombe surtout sur une liste de recherches récentes, plus sobre. Le but est clair: calmer l’ensemble et le rendre plus lisible. C’est aussi une réponse assez directe à l’un des reproches qui revenaient sans cesse sur Windows 11, à savoir une recherche qui donnait parfois l’impression de servir autant à pousser des services qu’à retrouver ses propres fichiers.

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Microsoft assure aussi avoir retouché le moteur lui-même. La recherche serait désormais plus tolérante aux fautes de frappe, aux mots incomplets, aux erreurs d’orthographe et même aux requêtes très courtes, à partir de deux caractères.

En pratique, cela devrait faciliter la recherche d’une application ou d’un document sans avoir à taper son nom exact. La page de résultats a elle aussi été revue, si l’on en croit Microsoft: plus d’espace entre les éléments, davantage de contexte avec le type de fichier ou sa date de modification, mais aussi des aperçus, des métadonnées et des boutons d’action plus clairs, comme « Ouvrir ».

Les résultats web restent présents, mais leur présentation change aussi. Les réponses directes passent maintenant avant les contenus promotionnels. Surtout, Windows 11 introduit enfin, d’après Microsoft, des réglages séparés pour couper certaines suggestions dans Paramètres > Confidentialité et sécurité > Afficher les résultats de recherche suggérés.

On peut donc désactiver séparément les recherches web et les suggestions du Microsoft Store. Pour ceux qui veulent une recherche strictement locale, c’est une très bonne nouvelle. Microsoft promet enfin moins de plantages, moins de bugs d’affichage et moins de soucis de chargement. Les premiers retours des testeurs et des observateurs vont plutôt dans le bon sens: beaucoup y voient une correction bienvenue, qui remet la recherche de Windows au service de l’utilisateur, plutôt qu’au service de la mise en avant de contenus.

Le DAT de Sony: son vrai succès s’est joué dans les sauvegardes IT des années 1990

Le Digital audio Tape, ou DAT, signé Sony, n’a jamais réussi à détrôner la cassette audio dans les salons. En revanche, ce format apparu à la fin des années 1980 a eu une vraie seconde vie dans l’informatique des années 1990, sous la forme du DDS (Digital Data Storage), où il s’est imposé comme support de sauvegarde.

À son lancement, à la fin des années 1980, le DAT se présentait comme l’héritier numérique de la cassette. L’idée faisait envie: proposer une qualité sonore proche du CD dans un format compact. Au final, c’est moins chez les mélomanes que dans les salles serveurs qu’il a vraiment trouvé sa place.

Pourquoi le DAT a raté la musique grand public

Sony lance le DAT en 1987 avec une promesse assez claire: permettre un enregistrement numérique de haute qualité dans un format plus compact que les autres solutions alors utilisées dans le monde professionnel.

Sur le papier, il avait de quoi attirer le grand public.

Dans les faits, ça s’est vite compliqué.

Les premiers appareils coûtaient cher, donc restaient hors de portée pour beaucoup, et l’industrie musicale a très vite regardé d’un mauvais œil un support capable de produire des copies numériques presque parfaites. Les enregistreurs DAT vendus au grand public ont donc été limités par le SCMS (Serial Copy Management System), un dispositif qui empêchait les copies successives.

Avec des prix élevés, des restrictions techniques et un public qui ne s’est jamais vraiment emballé, le DAT n’a pas réussi à devenir le nouveau standard de la maison. Quand il est arrivé, le CD tenait déjà solidement le terrain pour l’écoute musicale, et la cassette analogique, elle, restait nettement moins chère.

Adopté en studio, malgré ses défauts

Pour l’audio, le DAT n’a pas été un fiasco complet.

Les pros du son s’en sont servis pour l’enregistrement mobile, l’archivage et parfois même le mastering, parce qu’il apportait les avantages du numérique dans un format transportable.

Ça ne veut pas dire que le format était irréprochable.

La compatibilité d’une machine à l’autre pouvait poser problème, et sa mécanique à balayage hélicoïdal, assez proche dans son principe de celle d’un magnétoscope, était tout sauf simple. Malgré ces limites, le DAT s’est fait une place réelle, aussi bien en studio que sur le terrain.

Le vrai triomphe du DAT: la sauvegarde DDS

C’est du côté de l’informatique que le DAT a connu son vrai succès.

Adapté au stockage de données sous l’appellation DDS (Digital Data Storage), il est devenu un support de sauvegarde très courant dans les entreprises.

Pour les besoins des années 1990, le DDS tombait juste sur beaucoup de points.

La première génération pouvait stocker jusqu’à 2 Go de données non compressées. Puis le standard a progressé jusqu’au DDS-4 à la fin de la décennie, avec des capacités qui montaient à 20 Go. À l’époque, c’était suffisant pour de nombreuses sauvegardes de serveurs, de postes de travail ou de petites bases de données.

La taille réduite des cartouches DDS comptait aussi énormément. Elles se transportaient facilement pour les rotations nocturnes et, surtout, pour le stockage hors site, un élément central quand on parle de continuité d’activité et de reprise après sinistre.

Dépassé par plus gros que lui, mais pas oublié

Le DAT, puis le DDS, n’ont pas régné indéfiniment.

Quand les volumes de données ont explosé, des formats comme le DLT (Digital Linear Tape), puis le LTO (Linear Tape-Open), ont pris le dessus, avec bien plus de capacité et de meilleures vitesses. Peu à peu, le DAT a reculé dans les infrastructures de sauvegarde.

Sony a arrêté ses dernières machines DAT en 2005, refermant définitivement le chapitre du format audio.

Et pourtant, le DAT a laissé quelque chose derrière lui: la bande magnétique, elle, n’a jamais disparu complètement. Aujourd’hui encore, le LTO reste en usage, notamment parce que les sauvegardes hors ligne et isolées, en « air gap », ont retrouvé une vraie valeur face aux rançongiciels et à d’autres menaces.

Le DAT n’a sans doute pas sauvé la musique. Mais des données, oui, beaucoup.

Google : les sauvegardes Android compteront bientôt dans le quota cloud

À compter du 7 juillet 2026, Google change discrètement la façon dont il calcule l’espace de stockage des comptes Google. Les sauvegardes Android vont désormais y entrer plus largement. Ce qui change surtout, ce sont des données qui, jusqu’ici, échappaient au quota, comme les SMS, l’historique des appels ou certains réglages de l’appareil.

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Jusqu’à présent, toutes les données d’une sauvegarde Android n’étaient pas logées à la même enseigne.

Certains contenus, notamment ce qui touchait à Google Photos ou aux MMS, pouvaient déjà grignoter l’espace disponible. D’autres catégories, en revanche, profitaient d’un traitement plus favorable.

À partir du 7 juillet 2026, cette distinction disparaît. Google aligne sa politique et fera entrer l’ensemble des sauvegardes Android dans le quota de stockage du compte Google.

Dans les faits, les SMS , l’historique des appels et les paramètres de l’appareil compteront eux aussi dans le total.

Pour les utilisateurs de l’offre gratuite, tout devra donc tenir dans les 15 Go déjà partagés entre Gmail, Google Photos, Google Drive et, désormais, des sauvegardes Android plus complètes.

Le basculement ne se fera pas partout en même temps, d’après Google. Les nouveaux utilisateurs Android sont concernés tout de suite, alors que les comptes Google déjà existants passeront progressivement sur ce nouveau mode de calcul dans les mois qui suivent.

Sur le papier, ça peut inquiéter ceux qui gardent déjà un œil très serré sur leur espace libre.

Plus surprenant, Google assure que l’impact moyen supplémentaire tournera autour de 40 Mo par utilisateur. On parle donc d’une hausse plutôt limitée.

Pour la majorité des gens, ça ne devrait pas faire sauter le quota du jour au lendemain.

Il reste quand même deux cas très évidents : les utilisateurs déjà au bord de la limite gratuite des 15 Go, et ceux qui gardent d’énormes historiques de messages, d’appels, ou des sauvegardes d’applications particulièrement lourdes.

Dans ce genre de situation, quelques dizaines de mégaoctets peuvent suffire pour faire basculer un compte dans le rouge. Et là, on retrouve la mécanique habituelle : alertes de manque d’espace, puis à terme invitation à libérer de la place ou à passer sur une offre payante.

Google accompagne aussi ce changement avec des réglages plus précis.

Les utilisateurs auront davantage de contrôle sur les types de données sauvegardés. Ils pourront choisir plus finement s’ils veulent inclure les SMS , l’historique des appels, les paramètres de l’appareil, ou encore certaines applications prises individuellement.

C’est plutôt une bonne nouvelle. Au lieu d’un bloc unique difficile à gérer, la sauvegarde Android devient un peu plus souple, et ces options pourraient aider ceux qui cherchent à récupérer quelques mégaoctets.

Cette mise à jour s’inscrit aussi dans quelque chose de plus large.

Google retouche régulièrement son offre de stockage en ligne, a déjà expérimenté, selon les marchés, des conditions moins généreuses pour certains nouveaux comptes, et continue de repositionner ses offres Google One.

L’effet technique immédiat a beau sembler limité, le signal est assez clair : l’espace cloud gratuit est surveillé de plus en plus près, et chaque catégorie de données pèse désormais un peu plus qu’avant.

Discord est enfin disponible nativement sur Meta Quest

Discord arrive enfin en application native sur les casques Meta Quest. Depuis le 30 juin 2026, on peut la télécharger directement depuis le Meta Horizon Store, d’après Meta. L’annonce remontait à la Meta Connect 2025, mais cette fois c’est en place pour de bon. Plus besoin d’ouvrir le navigateur du casque, ni de bricoler avec des versions Android installées à la main pour utiliser le service de messagerie et d’appels vocaux dans l’univers virtuel. Pour la communauté Quest, qui attendait ça depuis longtemps, c’est clairement une bonne nouvelle.

Discord Télécharger

L’application fonctionne sur Meta Quest 2, Quest 3 et Quest Pro. Elle donne accès à l’essentiel de Discord sans sortir de la VR : rejoindre des appels vocaux, envoyer des messages, parcourir ses serveurs, ouvrir ses messages privés. Le plus intéressant reste surtout la manière dont tout ça s’intègre au casque.

Discord peut s’épingler en fenêtre par-dessus le jeu ou l’expérience en cours. En pratique, on peut discuter, garder un œil sur un salon ou répondre à un ami sans quitter ce qu’on est en train de faire. Pour les joueurs et les groupes qui organisent déjà leurs sessions sur Discord, ça change pas mal de choses. L’usage devient tout simplement plus fluide. Télécharger Discord sur Meta Quest.

Meta et Discord n’ont pas juste adapté l’app à la va-vite. D’après Meta, il est aussi possible de diffuser son gameplay directement depuis le casque vers ses amis sur Discord. Pour le partage d’expériences en VR, ce point compte vraiment.

Autre ajout : les utilisateurs peuvent apparaître dans les appels vidéo avec leur Meta Avatar, toujours selon Meta. Ça colle bien mieux à la dimension sociale d’Horizon et, plus largement, aux expériences immersives proposées sur Quest.

Ce qui frappe, c’est qu’il a fallu attendre aussi longtemps pour une fonction aussi demandée. Jusqu’ici, les propriétaires de Meta Quest devaient se débrouiller avec des solutions de secours. Le navigateur intégré faisait le travail de façon très inégale, et les versions installées manuellement de Discord traînaient souvent les mêmes défauts : micro capricieux, streaming instable, interface peu pratique.

Une application officielle devrait régler une bonne partie de ces irritations.

Cette sortie ne sort pas de nulle part. En décembre 2025, Meta avait déjà lancé l’association entre les comptes Meta Horizon et Discord, d’après l’entreprise.

À ce moment-là, les utilisateurs pouvaient partager leur statut d’activité VR avec leurs amis. C’était une première étape, rien de plus, mais elle annonçait déjà une intégration plus poussée. L’arrivée de l’application native suit la même logique : faire de Discord un outil social presque naturel dans l’univers Quest.

C’est aussi un signe à surveiller du côté des développeurs VR. Avec une présence plus directe sur Quest, Discord peut leur ouvrir plus facilement l’accès à son immense communauté de joueurs, donner plus de visibilité à leurs jeux et aider à faire vivre leurs titres sur la durée. Pour marquer le lancement, Meta et Discord proposent aussi un mois de Discord Nitro aux utilisateurs qui se connectent à l’application Quest avant le 30 septembre 2026, selon Meta.

Au fond, l’intérêt dépasse largement la promotion. Cette arrivée confirme surtout que la VR ne se résume plus à des expériences isolées. Elle se rapproche encore un peu des usages sociaux et communautaires qui dominent déjà sur PC et sur mobile.

Google Play autorisera les paiements externes dès le 30 juin : ses frais changent

Google va faire bouger les règles du Play Store. D’après l’entreprise, à compter du 30 juin, les développeurs présents aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans l’Espace économique européen pourront proposer d’autres moyens de paiement que Google Play Billing. Pour les achats intégrés, mais aussi pour les transactions finalisées sur un site externe, ils ne seront donc plus cantonnés à la solution maison de Google.

Google Play Télécharger

Pour la boutique d’applications de Google, ce n’est pas un simple ajustement. Jusqu’ici, le passage par Google Play Billing s’imposait dans la plupart des cas pour les paiements réalisés dans les apps. En théorie, ce virage donne donc plus de marge aux éditeurs, qui récupèrent une part du contrôle sur le parcours d’achat.

Ce que les utilisateurs verront d’abord, c’est ça : Google Play Billing ne sera plus le passage obligé. Les développeurs pourront installer leur propre système de paiement ou passer par un prestataire tiers, en fonction de ce qui leur convient, toujours selon Google.

Mais cette ouverture s’accompagne aussi d’une nouvelle tarification. Google sépare désormais les frais liés à la distribution sur le Play Store de ceux qui concernent la facturation. En clair, d’après la société, tous les développeurs paieront 10 % de frais de service sur leur premier million de dollars de revenus annuels. Au-delà, le taux montera en général à 20 % pour les nouveaux utilisateurs, et à 25 % pour les utilisateurs déjà existants.

Autre point, et il n’est pas anodin : la solution de paiement de Google reste en place. Elle n’est simplement plus obligatoire. Si un développeur décide de la garder, Google indique qu’une commission supplémentaire de 5 % s’appliquera au titre de la facturation. Dit autrement, ceux qui déploient leur propre système pourront éviter cette couche de frais en plus.

Au départ, ce changement prévu pour le 30 juin ne concernera que trois grandes zones, si l’on en croit Google. L’entreprise parle ensuite d’une arrivée en Australie à partir du 30 septembre 2026, puis au Japon et en Corée du Sud avant la fin de l’année 2026.

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Et ce n’est qu’une première étape. Google a déjà annoncé un déploiement mondial plus large pour septembre 2027. Ce calendrier étalé doit permettre aux développeurs d’ajuster leurs applications, leurs tunnels d’achat et la manière dont ils gèrent la relation client.

Google présente cette évolution comme une façon de mettre son écosystème à jour. Mais le calendrier, lui, dit autre chose, ou au moins laisse fortement deviner ce qui a poussé le groupe à bouger. L’ouverture du Play Store est largement perçue comme une réponse directe à la pression venue des tribunaux et des régulateurs.

Le dossier Epic Games a pesé lourd dans la contestation des pratiques de Google sur Android. En parallèle, l’Europe continue de surveiller de près les grandes plateformes avec le Digital Markets Act. Dans ces conditions, maintenir un verrouillage strict de la facturation devenait de plus en plus compliqué.

Pour les éditeurs, cette ouverture n’aura pas la même valeur selon leur taille et leur modèle. Certains pourront récupérer plus de données clients et entretenir un lien direct avec leurs utilisateurs, sans passer entièrement par l’interface de Google.

En revanche, pour les grands développeurs, le gain financier risque de rester mesuré, surtout s’ils conservent les outils de paiement de Google ou s’ils doivent prendre en charge les coûts techniques, la conformité et le support qu’exige une solution maison. Google essaie aussi de rendre le virage plus séduisant avec deux programmes, « Games Level Up » et « Apps Experience ». Ils pourront permettre à certains développeurs de profiter de frais de service réduits, à condition de remplir des critères de qualité. Reste à voir, donc.