Disney a encore relevé, en septembre 2026, les tarifs de Disney+ et de Hulu aux États-Unis. D’après les chiffres communiqués par le groupe, Disney+ Premium passe de 18,99 à 21,49 dollars par mois. La formule Disney+ avec publicité monte, elle, de 11,99 à 12,49 dollars. Même mécanique chez Hulu : 12,49 dollars pour l’offre avec pub, 21,49 dollars pour la version sans publicité.
Le point le plus frappant n’est pourtant pas la hausse des abonnements pris seuls. C’est l’écart, désormais presque symbolique, avec le pack. Disney indique que l’offre Disney+/Hulu avec publicité reste à 12,99 dollars par mois, soit à peine 0,50 dollar de plus que Disney+ seul ou Hulu seul à 12,49 dollars. Même chose côté sans pub : le bundle est affiché à 21,99 dollars, seulement 0,50 dollar au-dessus d’un abonnement Disney+ Premium ou Hulu sans publicité, tous deux à 21,49 dollars.
Du coup, payer pour un seul service devient de plus en plus difficile à défendre, sauf peut-être pour une courte période ou dans le cadre d’une promotion. Disney réduit clairement l’avantage économique des offres à l’unité pour pousser le pack comme choix le plus logique.
Cette politique de prix va avec l’évolution du produit lui-même. Hulu n’est déjà plus tout à fait un univers à part. Disney explique que les abonnés Hulu peuvent maintenant créer des profils sur Disney+, et que les contenus Hulu remontent de plus en plus directement dans l’interface de Disney+. Le groupe a déjà confirmé l’arrivée, en 2026, d’une application unifiée, avec en ligne de mire la disparition progressive de l’application Hulu autonome aux États-Unis.
La marque Hulu ne s’efface donc pas complètement. Mais, de plus en plus, son avenir passe par Disney+ comme porte d’entrée principale.
Ces augmentations s’inscrivent aussi dans un mouvement plus large. Disney parle d’une quatrième année consécutive de hausse des prix dans le streaming, alors même que sa division de vente directe au consommateur a dégagé, au deuxième trimestre 2026, un bénéfice opérationnel de 582 millions de dollars, en progression de 88 % sur un an.
Le signal envoyé est assez net : Disney cherche moins qu’avant à faire grossir à tout prix son nombre d’abonnés, et davantage à tirer plus de revenu de chaque client tout en renforçant sa génération de trésorerie. Le groupe a d’ailleurs annoncé au début de 2026 qu’il ne publierait plus chaque trimestre les chiffres d’abonnés de Disney+ et de Hulu. Le dernier total communiqué, toujours selon Disney, faisait état de 183 millions d’abonnés combinés au troisième trimestre 2025.
Cette fusion progressive s’inscrit aussi dans la stratégie « One Disney ». Le streaming n’est plus seulement un service vidéo. Il sert de point d’entrée vers le reste de l’univers Disney, notamment les parcs, les croisières et le merchandising.
Compte unique, profils liés, recommandations améliorées, intégration de la TV en direct : tout cela vise surtout à faire baisser le taux de désabonnement et à augmenter le temps passé dans l’application. Prudence quand même. La plupart des annonces faites par Disney concernent encore le marché américain, alors que le groupe remplace aussi progressivement la marque Star par Hulu hors des États-Unis afin d’unifier son offre de divertissement.
Pour l’instant, les effets très concrets sur les prix et sur les packs à l’international restent bien plus flous.