Ford alerte Washington : les voitures électriques chinoises gagnent déjà du terrain en Europe

Jim Farley dirige Ford et, aujourd’hui, son avertissement vise directement Washington. Face aux constructeurs chinois de voitures électriques, il appelle les États-Unis à avancer avec prudence, en regardant ce qui s’est passé en Europe, où ces marques ont pris de la place très vite. À ses yeux, les autorités américaines doivent « prendre le temps de la réflexion » avant d’ouvrir davantage le marché, sous peine de voir se répéter le scénario européen.

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Chez Ford, l’idée est simple : l’Europe montre déjà ce qui peut se produire quand un marché s’ouvre plus vite que les constructeurs historiques ne parviennent à s’ajuster.

Et même si le marché américain reste, pour l’instant, largement protégé, le sujet revient de plus en plus souvent dans les discussions politiques et industrielles.

les voitures électriques chinoises gagnent du terrain en Europe

Les chiffres commencent à peser lourd.

Sur les cinq premiers mois de 2026, les marques chinoises ont représenté environ une voiture 100 % électrique sur sept vendue en Europe de l’Ouest, d’après Dataforce.

Le cabinet a aussi relevé un record : en août 2026, les constructeurs chinois ont atteint 11,7 % de part de marché dans l’Union européenne.

Cette progression repose sur une formule qu’on connaît désormais bien : des prix serrés, des technologies embarquées qui tiennent la route, et des lignes bien plus actuelles qu’il y a encore quelques années.

Certains analystes vont plus loin et jugent plausible un cap autour de 20 % du marché européen d’ici 2030 si le mouvement continue au même rythme.

Pour les constructeurs occidentaux, le danger ne se limite donc plus aux modèles les moins chers.

La pression monte aussi sur des segments plus profitables, là où les équipements et le logiciel comptent désormais presque autant, parfois autant, que la motorisation elle-même dans la décision d’achat.

Pourquoi le marché américain reste encore verrouillé

À court terme, les États-Unis ne sont toutefois pas dans la même situation que l’Europe.

Le cadre réglementaire américain bloque, dans les faits, l’arrivée massive des véhicules électriques chinois, notamment avec des droits de douane qui peuvent dépasser les 100 %.

On est très loin du niveau de protection observé jusqu’ici sur le Vieux Continent.

Cette fermeture donne de l’air aux groupes locaux. Elle laisse pourtant entière la vraie question : combien de temps encore les marques chinoises pourront-elles être tenues à distance ?

Dans le secteur, beaucoup partent maintenant du principe que leur arrivée finira par se produire à moyen terme.

Christian Meunier, qui préside Nissan Americas, a récemment estimé qu’elles pourraient entrer sur le marché américain dans environ cinq ans.

Ford entre concurrence et partenariats avec la Chine

La position de Ford n’a rien de parfaitement linéaire.

D’un côté, Jim Farley met en garde contre une ouverture trop rapide du marché américain.

De l’autre, Ford continue, dans le même temps, à travailler avec des acteurs chinois.

Le constructeur a notamment noué un partenariat avec Geely pour développer des véhicules électriques en Espagne, tout en poursuivant sa coopération avec le géant chinois des batteries CATL.

Ces liens n’ont pas échappé aux critiques de l’administration Trump.

Le secrétaire aux Transports, Sean Duffy, a accusé Ford de fragiliser la sécurité économique des États-Unis et l’indépendance de sa chaîne d’approvisionnement. À ses yeux, les partenariats du groupe avec des entreprises soutenues par l’État chinois posent problème.

Donald Trump a pourtant laissé entrevoir une ligne un peu moins tranchée. Il s’est dit prêt à accepter des constructeurs chinois, à condition qu’ils produisent leurs véhicules sur le sol américain et qu’ils embauchent des travailleurs américains.

Autrement dit, la bataille autour des voitures électriques chinoises ne se jouera pas seulement sur les droits de douane. Elle se jouera aussi sur la capacité de ces groupes à s’installer localement.

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Author: Manuel Bosque

{ "social": { "email": "", "facebook": "", "twitter": "", "linkedin": "" }, "ja-JP": "", "de-DE": "Manuel Bosque schreibt bei Softonic über Software: Desktop-Programme, Produktivitätswerkzeuge und kleine Tools, die ein Problem wirklich lösen. Sein Maßstab ist praktisch — was ein Programm tatsächlich leistet, was es dafür verlangt und für wen es sich lohnt —, deshalb misstraut er Funktionslisten und testet lieber selbst. Er gehört zum Team, das festlegt, wie Software auf der Seite behandelt wird, und arbeitet täglich mit KI-Werkzeugen in der redaktionellen Produktion.", "en-US": "Manuel Bosque covers software at Softonic: desktop programs, productivity tools and the small utilities that solve one problem well. His approach is practical — what a program actually does, what it asks in return and who it is for — which is why he distrusts feature lists and prefers to test. He is part of the team that decides how software gets covered on the site, and works daily with AI tools applied to editorial production.", "es-ES": "Manuel Bosque se ocupa de la cobertura de software en Softonic: programas de escritorio, herramientas de productividad y utilidades pequeñas que resuelven bien un solo problema. Su criterio es práctico —qué hace realmente un programa, qué pide a cambio y a quién le sirve—, y por eso desconfía de las listas de funciones y prefiere probar. Forma parte del equipo que decide cómo se cuenta el software en la web y trabaja a diario con herramientas de IA aplicadas a la producción editorial.", "fr-FR": "Manuel Bosque couvre les logiciels chez Softonic : programmes de bureau, outils de productivité et petits utilitaires qui résolvent bien un seul problème. Son approche est pratique — ce qu'un logiciel fait vraiment, ce qu'il demande en échange et à qui il s'adresse —, d'où sa méfiance envers les listes de fonctionnalités et sa préférence pour l'essai. Il fait partie de l'équipe qui définit la manière de traiter le logiciel sur le site et travaille au quotidien avec des outils d'IA appliqués à la production éditoriale.", "it-IT": "Manuel Bosque si occupa di software su Softonic: programmi per il desktop, strumenti di produttività e piccole utility che risolvono bene un solo problema. Il suo criterio è pratico — cosa fa davvero un programma, cosa chiede in cambio e a chi serve — e per questo diffida degli elenchi di funzioni e preferisce provare. Fa parte del team che decide come si racconta il software sul sito e lavora ogni giorno con strumenti di IA applicati alla produzione editoriale.", "nl-NL": "Manuel Bosque schrijft bij Softonic over software: desktopprogramma's, productiviteitstools en kleine hulpprogramma's die één probleem echt oplossen. Zijn maatstaf is praktisch — wat een programma werkelijk doet, wat het daarvoor vraagt en voor wie het nuttig is — en daarom wantrouwt hij functielijstjes en test hij liever zelf. Hij maakt deel uit van het team dat bepaalt hoe software op de site wordt behandeld en werkt dagelijks met AI-tools in de redactionele productie.", "pl-PL": "Manuel Bosque zajmuje się oprogramowaniem w Softonicu: programami na komputer, narzędziami do pracy i niewielkimi aplikacjami, które dobrze rozwiązują jeden problem. Jego kryterium jest praktyczne — co program naprawdę robi, czego wymaga w zamian i komu się przyda — dlatego nie ufa listom funkcji i woli sprawdzić sam. Należy do zespołu, który decyduje, jak pisać o oprogramowaniu w serwisie, i codziennie korzysta z narzędzi AI w produkcji redakcyjnej.", "pt-BR": "Manuel Bosque cobre software na Softonic: programas para desktop, ferramentas de produtividade e pequenos utilitários que resolvem bem um problema só. Seu critério é prático — o que um programa realmente faz, o que pede em troca e para quem serve — e por isso desconfia de listas de recursos e prefere testar. Faz parte da equipe que define como o software é abordado no site e trabalha diariamente com ferramentas de IA aplicadas à produção editorial." }