Dans l’épisode 7 de Lanterns, « The Jordan Boys », HBO remet Hal Jordan au centre du jeu. C’est presque un paradoxe, puisque le pilote de Lanterns l’avait expédié très tôt, comme si sa mort devait servir de point de départ à tout le reste.
L’effet se fait sentir tout de suite. Ce chapitre a plus d’impact, plus de cœur, et il tient bien mieux que les intrigues secondaires qui, jusque-là, occupaient une partie de la saison sans vraiment atteindre le même niveau.
Surtout, l’épisode rend à la série ce qu’elle a de plus vivant depuis le début : l’alchimie entre Hal Jordan et John Stewart. Même sous la forme d’un « Halogramme », Hal Jordan redevient un vrai levier dramatique et ramène Lanterns vers ce qui aurait sans doute toujours dû rester son centre de gravité, son duo principal.
Et c’est une très bonne nouvelle, parce que plusieurs épisodes plus éparpillés avaient fini par user cet axe.
Lanterns épisode 7 remet Hal Jordan au premier plan
Le gros virage de « The Jordan Boys », c’est le retour actif de Hal Jordan à travers cette construction énergétique. La série trouve là une manière habile de contourner sa mort, sans faire semblant de l’effacer.
Ce Halogramme ne sert pas juste de ruse scénaristique. Il nourrit à la fois l’enquête, l’émotion et ce petit courant de nostalgie qui traverse l’épisode.
Il permet aussi de retrouver les échanges entre Hal Jordan et John Stewart, que beaucoup considèrent, à juste titre, comme l’une des vraies richesses de Lanterns. Fait assez curieux, cette version de Hal Jordan paraît plus jeune, moins amer, presque plus à découvert.
Face à John Stewart, ça prend tout de suite. Leurs scènes retrouvent une énergie que plusieurs épisodes plus dispersés avaient laissée s’étioler.
Un passé plus sombre pour Hal Jordan
Là où l’épisode surprend vraiment, c’est dans sa façon d’étoffer Hal Jordan comme personnage. Un flashback consacré à son enfance introduit son père, Martin Jordan, et montre combien la peur, le refus d’afficher cette peur, et une douleur émotionnelle plus ancienne qu’on ne l’imaginait ont façonné Hal Jordan dès ses premières années.
Martin Jordan apparaît comme un homme charismatique, oui, mais aussi profondément abîmé. Cette relation donne au héros une dimension plus tragique et laisse même entrevoir une forme de dépression qui se transmettrait au sein de la famille Jordan.
On comprend alors un peu mieux pourquoi Hal Jordan a toujours semblé courir après une figure paternelle, y compris plus tard, dans sa trajectoire de Green Lantern.
En un seul épisode, Lanterns réussit ainsi à faire de Hal Jordan un personnage plus dense, moins réduit à la simple image de la tête brûlée, davantage façonné par un héritage familial lourd à porter.
L’enquête de 2026 avance enfin
L’épisode s’inscrit aussi dans cette chronologie future annoncée dès le pilote. Dans ce cadre situé en 2026, le Halogramme aide John Stewart à faire avancer son enquête sur le meurtre qui se trouve au centre de la saison.
Le choix est le bon : même mort, Hal Jordan reste indispensable au mystère terrestre que la série essaie de construire.
Une autre scène forte montre les retrouvailles entre le Halogramme et la shérif Kerry. Le moment touche juste sur le plan émotionnel, parce qu’il met en avant le deuil de la shérif Kerry, tout en laissant flotter un doute sur son possible rôle dans la mort de Hal Jordan.
Tout n’est pas réglé pour autant. Les sous-intrigues de Rushville, surtout le chantage qui implique John Stewart, Maggie et plusieurs habitants, restent nettement moins prenantes que l’axe principal autour de Hal Jordan et de l’enquête.
À chaque détour, l’épisode rappelle presque malgré lui où bat le vrai cœur de la série.
Lancée le 16 août 2026 sur HBO dans le cadre du Chapter 1: Gods and Monsters de DC Studios, Lanterns avait été présentée par Chris Mundy, Damon Lindelof et Tom King comme un polar de science-fiction, selon HBO.
Avec cet épisode 7, cette promesse commence enfin à prendre une forme convaincante. Quand Hal Jordan et John Stewart reviennent au premier plan, la série retrouve tout de suite quelque chose de plus juste, de plus consistant, et surtout de bien plus prenant.