La semaine dernière, Google a déposé une plainte contre un ingénieur indien spécialisé en semi-conducteurs pour la divulgation présumée sur Internet de secrets commerciaux liés aux conceptions des puces Tensor G, utilisées exclusivement dans ses appareils Pixel.
Abonnez-vous à la newsletter de Softonic et recevez les dernières nouveautés en technologie, jeux vidéo et offres directement dans votre boîte
Abonnez-vous (c'est GRATUIT) ►La procédure judiciaire a été engagée devant le tribunal de district des États-Unis pour le district ouest du Texas. Selon la plainte, l’ingénieur, Harshit Roy, est accusé d’« appropriation illicite de secrets commerciaux ». D’après son profil LinkedIn, Harshit Roy a travaillé chez Google pendant près de quatre ans à partir de 2020, dans les bureaux de Bengaluru, en Inde.
Son rôle, tel que décrit dans les documents judiciaires, consistait à contribuer au design, au développement et à la mise en œuvre de systèmes sur puce de prochaine génération, encore non commercialisés, destinés à être utilisés dans les smartphones, tablettes et appareils portables Pixel de Google.
Un ingénieur en guerre contre Google ?
Google affirme avoir découvert en décembre 2023 que Roy avait collecté des photos contenant des informations confidentielles sur ses secrets commerciaux. Après avoir été confronté, Roy aurait accepté de supprimer les clichés concernés et de fournir une preuve de leur destruction.
Malgré cela, Roy a continué à travailler pour Google jusqu’en mars 2024, avant de démissionner pour poursuivre un doctorat à l’université du Texas à Austin.
Une fois parti, il aurait commencé à publier sur Twitter des informations confidentielles, notamment des photos de documents internes et des puces Pixel déjà supprimées. Il aurait également partagé des « fichiers internes non publics » sur son compte LinkedIn, tout en menaçant de divulguer davantage d’informations sensibles.
Parmi les messages accompagnant ses publications, on pouvait lire des phrases telles que : « Rappelle-toi que les empires tombent, et toi aussi tu tomberas » ou encore « Ne compte pas sur moi pour respecter un quelconque accord de confidentialité ».
Google affirme avoir émis plusieurs demandes de retrait, qui auraient été ignorées par Roy. L’entreprise déclare avoir tenté de « résoudre la situation de bonne foi, sans recours judiciaire », mais sans succès.
Début novembre, Roy aurait publié 158 photos détaillant des informations confidentielles sur les spécificités des SoC Tensor G, des problématiques techniques des smartphones Pixel que ces puces étaient censées résoudre, ainsi qu’une feuille de calcul contenant d’autres données sensibles.
Google demande des dommages-intérêts d’un montant non précisé, ainsi qu’une injonction empêchant Roy de divulguer d’autres informations confidentielles. Quant aux motivations de l’ingénieur, elles restent floues pour le moment, mais davantage de détails pourraient émerger dans les semaines à venir.