Dans les chapitres qui mènent à l’événement DNX chez Marvel Comics, Magneto se retrouve au premier plan. Le maître du magnétisme est capturé par le Chairman, neutralisé, puis transformé en matériau vivant pour un plan d’une ampleur énorme, capable de mettre en danger aussi bien les mutants que les humains. Et pourtant, le vrai choc n’est pas seulement là. Dans ce récit Marvel, Magneto perd la main, se retrouve coupé du monde dans sa propre tête, presque au bord de disparaître. Pour un personnage construit depuis des décennies sur la tragédie, la rédemption et le conflit, la crise identitaire qu’il traverse a quelque chose de rare. Le plus lourd à encaisser, au fond, n’est même pas physique.
Magneto au cœur de l’événement DNX de Marvel
Le point de départ est brutal, sans détour. Le Chairman, désormais présenté dans les comics Marvel comme la version originelle et malveillante de Hank McCoy, alias Beast, cherche à faire basculer Magneto du côté de l’organisation 3K. Erik Lehnsherr refuse. En réponse, le Chairman lui passe un collier inhibiteur de pouvoirs et prélève de force des échantillons biologiques sur son corps.
Ce n’est pas juste une démonstration de domination. Dans l’histoire racontée par Marvel Comics, l’ADN de Magneto serait une pièce centrale du projet de 3K pour déclencher un X-Virus mutagène. Même affaibli, il devient donc l’une des prises les plus stratégiques de tout le conflit. L’arc DNX prend encore plus de poids à partir de là, puisque les X-Men et les Fantastic Four se voient forcés d’unir leurs forces contre 3K.
Reed Richards finit par accepter de le sauver
Après sa capture, Magneto est amené devant Reed Richards par Hank McCoy, alias Beast, du côté des X-Men. Reed ne saute pas sur l’occasion pour l’aider, ce qui se comprend assez facilement quand on connaît le passif du personnage et les dégâts que ses pouvoirs peuvent provoquer. Il finit par céder après discussion, avec Sue Storm dans la balance, et accepte de tenter quelque chose pour le soigner et le remettre physiquement sur pied.
Mais ça ne règle pas le vrai problème.
Reed Richards peut réparer un corps. Ce qu’il ne peut pas réparer à lui seul, c’est l’idée que Magneto se fait de ce qu’il est devenu.
Une défaite psychologique plus dure que n’importe quel combat
Ce qui frappe le plus ici se joue à l’intérieur. Coincé dans un état comateux, ou du moins retranché quelque part dans son esprit, Magneto commence à remettre en cause son identité, sa valeur, et jusqu’à sa légitimité à continuer de vivre. Il en arrive à se dire que ses pouvoirs l’ont défini tout entier, et qu’une fois cette force arrachée, il ne reste peut-être presque rien.
Le doute va encore plus loin. Il en vient à se demander quelle place les X-Men lui accordent vraiment, comme s’il n’était plus qu’un poids mort, ou pire, une sorte de mascotte embarrassante. Dans ses pensées, il se demande si des figures comme Cyclope, Hank McCoy ou Ben Liu ne vivraient pas mieux sans lui. Pour quelqu’un qui a toujours occupé l’espace par sa volonté et sa puissance, le coup est rude. Dévastateur, même.
Charles Xavier lui rappelle ce qu’il représente vraiment
C’est là qu’apparaît Charles Xavier, sous la forme d’une projection télépathique ou peut-être d’une vision. Xavier lui montre une réalité alternative dans laquelle l’histoire des X-Men bifurque complètement si Cyclope l’avait tué au moment où ses pouvoirs devenaient instables. Le message ne laisse pas beaucoup de place au doute : l’existence de Magneto ne tient pas seulement à sa capacité à manipuler le métal. Sa présence a changé des vies. Parfois en les sauvant, parfois en obligeant les autres à devenir meilleurs qu’ils ne l’auraient été sans lui.
À partir de là, quelque chose bascule. Magneto comprend que le Chairman ne l’a pas choisi uniquement pour ses gènes ou pour sa puissance brute, mais aussi pour ce qu’il incarne comme homme, comme symbole, comme survivant. Il choisit donc de continuer à vivre et à se battre, avec une idée très simple en tête : comme le métal, il peut plier, mais il tient.
Au fond, cette intrigue déplace l’héritage de Magneto ailleurs que dans son statut de super-arme ou de rival éternel des X-Men. Elle ramène le personnage vers des questions d’identité, de santé mentale, de culpabilité et de résilience. Marvel a visiblement envie d’aller plus loin sur ce terrain d’ici à la série annoncée pour 2027, voire après, Magneto: End of Days. Reste à voir jusqu’où l’éditeur ira.