Microsoft a lancé en 2026 un vaste plan de départs volontaires qui viserait environ 60 000 salariés aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et en Inde, d’après plusieurs sources reprises par la presse anglo-saxonne. L’objectif est de réduire les effectifs et les coûts d’exploitation, au moment même où le groupe accélère ses dépenses dans les centres de données, les puces et la puissance de calcul. Microsoft n’avait encore jamais déployé un dispositif de cette taille à l’échelle de toute l’entreprise.
Le message ne laisse pas beaucoup de place au doute: Microsoft taille dans sa masse salariale pendant qu’il ouvre largement le robinet pour les data centers, les puces et la capacité de calcul.
Microsoft réduit ses effectifs pour financer ses infrastructures de calcul
Ce plan s’inscrit dans une restructuration plus large. En 2026, Microsoft devrait consacrer autour de 175 milliards à ses infrastructures technologiques, si l’on se fie aux estimations citées par plusieurs médias spécialisés. L’entreprise cherche visiblement à alléger ses coûts salariaux pour encaisser cette facture.
Satya Nadella, le PDG de Microsoft, a résumé la logique de façon très directe: les “coûts totaux liés au personnel vont baisser“, le “coût par salarié va augmenter” et le “nombre de GPU par chercheur va augmenter”. Dit autrement, il y aura moins de salariés, mais plus de moyens, et une meilleure rémunération, pour ceux qui resteront.
Des suppressions de postes désormais plus fréquentes
Pendant longtemps, Microsoft avançait par vagues de suppressions de postes assez prévisibles, souvent sur un rythme annuel. Ce fonctionnement a l’air de s’effacer. Désormais, les réductions d’effectifs reviennent tous les deux ou trois mois.
Ce nouveau plan arrive seulement quelques mois après les 4 800 suppressions de postes annoncées en juillet 2026. Les activités Xbox et les équipes commerciales faisaient alors partie des plus touchées. Depuis, plusieurs salariés, y compris des profils bien notés, évolueraient dans un climat d’incertitude de plus en plus pesant face au risque de nouvelles coupes, selon les informations relayées par la presse anglo-saxonne.
Les chiffres d’ensemble montrent bien le virage pris par le groupe: au 30 juin, Microsoft comptait environ 223 000 employés, contre 228 000 un an plus tôt. Pour l’entreprise, un recul annuel de ce type reste rare. C’est même le premier en près d’une décennie. L’an dernier déjà, Microsoft avait supprimé environ 4 % de ses effectifs en juillet.
Un dispositif proche des indemnités classiques
Fait assez surprenant, alors que le dispositif est inédit par son ampleur, les conditions proposées aux volontaires ressemblent beaucoup au package de départ habituel chez Microsoft: une indemnité en numéraire calculée selon l’ancienneté, l’accélération de certaines attributions d’actions, une assurance santé subventionnée pendant une période limitée et un accompagnement à la reconversion sur plusieurs mois.
Au moment où nous écrivons ces lignes, une grande inconnue demeure: combien de salariés accepteront de partir. Plus tôt en 2026, plus de 30 % des quelque 9 000 employés concernés par un plan de départ à la retraite avaient choisi de quitter l’entreprise, selon les chiffres cités par la presse anglo-saxonne.
Cette fois, le taux pourrait être plus bas. Mais même avec 5 % d’acceptation, on parlerait déjà d’environ 3 000 départs. Les employés ont jusqu’en décembre pour se décider, et plusieurs indiscrétions reprises par la presse évoquent déjà d’autres licenciements possibles en novembre, puis en janvier.
Il est encore trop tôt pour savoir jusqu’où ira l’opération. Mais chez Microsoft, la réduction des effectifs ne ressemble plus à une parenthèse. Cela prend de plus en plus la forme d’un élément durable de sa nouvelle discipline financière. On suivra la suite de près.
Author: Jesús Pina
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"de-DE": "Jesús Pina verfolgt, was künstliche Intelligenz an der Software wirklich verändert, die wir täglich benutzen — und trennt dabei, was schon funktioniert, von dem, was bisher nur eine Ankündigung ist. Ihn interessiert die praktische Wirkung: welches Werkzeug echte Zeit spart, welches auf halbem Weg stehen bleibt und welches man sich vor der Installation zweimal ansehen sollte. Er arbeitet täglich mit KI-Modellen mitten im redaktionellen Prozess von Softonic und kennt deren Grenzen deshalb recht genau.",
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