Netflix préparerait déjà l’après-The Witcher. D’après la presse américaine, la plateforme développe en ce moment une série live-action Dungeons & Dragons consacrée à Ravenloft et à Strahd von Zarovich, pendant que l’une de ses grosses franchises fantasy s’apprête à tirer sa révérence. The Witcher s’arrêtera après une cinquième saison, et cette dernière est désormais attendue pour 2027.
Le calendrier parle de lui-même. Les saisons 4 et 5 de The Witcher ont bien été tournées l’une à la suite de l’autre, mais la fin de la série n’arrivera qu’en 2027. Entre-temps, les audiences ont clairement glissé: 18,8 millions pour la saison 2, 15,92 millions pour le volume 1 de la saison 3, puis 7,4 millions pour la saison 4, si l’on s’en tient aux chiffres relayés par la presse américaine.
Ce qui surprend, c’est que Netflix ne partirait pas sur le Dungeons & Dragons le plus attendu, celui d’une quête menée par un groupe d’aventuriers. Le précédent projet de série live-action situé dans les Forgotten Realms ne serait plus sur les rails. À la place, la plateforme travaillerait sur une autre adaptation en prises de vues réelles centrée sur Ravenloft, toujours selon la presse américaine.
Si le projet va au bout, ce serait la toute première série télé live-action Dungeons & Dragons. Pour une franchise que l’écran a surtout fait exister à travers des dessins animés et des films, ce ne serait pas un détail.
Au centre, on retrouverait Strahd von Zarovich, l’un des grands antagonistes de toute l’histoire de Dungeons & Dragons. D’après les éléments rapportés par la presse américaine, la série raconterait “la naissance du vampire Darklord Strahd von Zarovich”, avec une intrigue construite autour du pouvoir, de l’amour, de l’obsession et de sa lente bascule vers une figure monstrueuse.
Et c’est là que Ravenloft rappelle davantage The Witcher qu’un Dungeons & Dragons plus classique. On ne parle pas ici d’une troupe d’aventuriers qui passe d’une quête à l’autre, mais d’un monde imprégné d’horreur gothique, de magie noire, de créatures surnaturelles et d’une romance tragique. Côté ton, la parenté saute assez vite aux yeux.
Ce virage pourrait aussi permettre à Netflix de contourner une partie des problèmes qui ont suivi The Witcher, souvent attaqué pour ses libertés prises avec l’œuvre d’origine. Ravenloft, lui, se prête plus facilement à une adaptation resserrée, avec un personnage central immédiatement identifiable et une atmosphère très marquée.
Le projet n’arrive pas seul, d’ailleurs. Toujours d’après la presse américaine, John August y serait attaché comme scénariste et producteur exécutif. Alfonso Cuarón compterait lui aussi parmi les producteurs exécutifs.
Ravenloft a également un autre atout: la densité de l’univers Dungeons & Dragons. Imaginé par Tracy et Laura Hickman, ce cadre de campagne est apparu en 1983 et traîne derrière lui des décennies de lore.
Si la série prend, Netflix tiendrait alors bien plus qu’un simple remplaçant pour The Witcher. La plateforme aurait surtout un point d’entrée vers un univers capable de se déployer en plusieurs mondes et en plusieurs histoires.
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