Netflix a fixé la date: aux États-Unis, le film d’horreur « Obsession » arrivera dans le catalogue le 17 novembre 2026. Avant ça, il sera passé par la VOD à partir du 30 juin, puis par Peacock dès le 17 juillet. Le film va donc toucher un public encore plus large, alors qu’il continue déjà de profiter d’un bouche-à-oreille assez rare.
Le plus fou, au fond, c’est son parcours au box-office. Produit pour un budget estimé à environ 750 000 dollars, « Obsession » a engrangé près de 522 millions de dollars dans le monde. À ce niveau-là, il n’y a même plus vraiment débat: d’après les chiffres du box-office mondial, c’est tout simplement le plus gros film d’horreur de 2026 à l’échelle internationale.
Et son exploitation en salles a fini par prendre une tournure presque historique. Les chiffres montrent que « Obsession » est devenu le premier film depuis « E.T. l’extra-terrestre » à voir ses recettes augmenter à la fois lors de sa deuxième semaine et de sa troisième semaine d’exploitation. À un moment où la plupart des sorties s’effondrent assez vite après leur lancement, ce genre de performance reste franchement exceptionnel.
Le pitch, lui, est simple et assez tordu pour intriguer tout de suite. On suit un jeune homme, souvent présenté comme un étudiant, qui utilise un arbre maudit appelé le « One Wish Willow » pour contraindre sa crush à tomber amoureuse de lui. Le vœu fonctionne. Puis tout dérape: l’amour qu’il cherchait à obtenir se change en obsession incontrôlable, avec des conséquences terrifiantes.
C’est d’ailleurs là que le film a accroché une partie de la critique. Derrière son dispositif horrifique, « Obsession » touche aussi à des sujets très actuels: le consentement, l’amour non réciproque, la frustration romantique, et les dérives de la culture amoureuse moderne. Certains commentateurs sont même allés jusqu’à le rapprocher de ce qu’on appelle l’« incel horror ».
Les notes ont suivi. Sur Rotten Tomatoes, « Obsession » affiche 93 % côté presse et 94 % côté public. Beaucoup mettent en avant son atmosphère, sa tension psychologique, et le fait qu’il ne repose pas seulement sur une accumulation de jump scares.
Derrière la caméra, Curry Barker signe son tout premier long métrage après s’être fait connaître sur YouTube. Devant l’objectif, Inde Navarrette, Michael Johnston et Cooper Tomlinson portent le film, avec des retours particulièrement enthousiastes pour Navarrette et Johnston.
Bref, l’arrivée sur Netflix devrait offrir à « Obsession » une nouvelle vie après son triomphe en salles, son succès en numérique, et même une ressortie événementielle en 4DX pendant une journée en octobre 2026. Plutôt pas mal pour un film minuscule sur le papier, et qui, manifestement, n’a pas encore fini de faire parler de lui.
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Author: Emmanuel Pina
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