Polymarket relance la polémique : sa pub dans un fortune cookie choque

Polymarket, la plateforme de marchés prédictifs, se retrouve à nouveau dans la tourmente après la circulation sur X d’une photo assez hallucinante : à l’intérieur d’un fortune cookie, pas de petite phrase vaguement philosophique, mais une pub pour la plateforme, avec QR code à scanner. L’image, relayée sur X par le chercheur Jared Holt, a engrangé des millions de vues et remis sur la table les critiques sur les méthodes marketing des acteurs liés aux paris.

Ce qui a fait réagir n’est d’ailleurs pas seulement la pub elle-même. C’est surtout l’endroit où elle s’est glissée.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’internautes ont trouvé le procédé intrusif, malvenu , presque glauque, et assez révélateur d’une publicité toujours plus offensive, souvent associée aux applis de paris. Pour pas mal de gens, tomber sur une incitation à miser dans un objet à la fois anodin, ludique, parfois même familial, dit quelque chose de plus large : la saturation. Comme si plus aucun moment ordinaire, plus aucun petit objet du quotidien, n’échappait désormais à ce type de promotion. Derrière ça, il y a aussi une autre question, plus gênante : qui voit vraiment ce message ? Les mineurs, évidemment, mais aussi les personnes les plus vulnérables face à l’addiction au jeu.

Cet épisode ne sort pas de nulle part.

Affichage dans la rue, pubs sur les sites web, spots pendant les retransmissions sportives : la communication autour des paris sportifs, des applis de paris et des marchés prédictifs est partout. Et ce, alors même que les inquiétudes sur la normalisation du jeu ne retombent pas. Ceux qui dénoncent cette banalisation estiment qu’elle use peu à peu les garde-fous et expose davantage les publics fragiles. Certains observateurs citent par exemple les liens de mécénat entre Kalshi et une grande organisation engagée contre l’addiction au jeu. Ils rappellent aussi le cas d’un ancien sénateur, longtemps opposé aux marchés prédictifs, devenu par la suite lobbyiste pour Kalshi.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, on ne sait toujours pas si Polymarket a orchestré directement cette campagne ou si l’opération est passée par un intermédiaire. OpenFortune vend justement des espaces publicitaires dans les fortune cookies et, d’après les recherches consultées, a déjà travaillé avec des marques de paris comme BetMGM, même si Polymarket ne figure pas publiquement dans la liste de ses clients.

Et l’idée n’a rien de totalement nouveau. Des campagnes du même genre ont déjà existé, y compris à l’époque de FTX, toujours selon les recherches consultées. Mieux vaut donc avancer avec prudence à ce stade. On suivra les développements.

Pour Polymarket, le problème, c’est aussi le timing. L’affaire éclate dans un contexte déjà chargé. D’après plusieurs sources citées dans les recherches consultées, la plateforme traîne déjà une série de critiques sur ses pratiques promotionnelles : publications d’influenceurs mettant en scène des gains faux ou simulés, plainte l’accusant de marketing trompeur, enquête de la CFTC, sans oublier des allégations de délit d’initié.

Les mêmes sources indiquent aussi que Polymarket aurait écarté son directeur marketing, Matthew Modabber, à la suite d’une enquête interne, lancé un audit de ses contenus promotionnels et dû faire face à un examen plus large des pratiques de communication des marchés prédictifs par des responsables new-yorkais. Pris isolément, un fortune cookie publicitaire pourrait passer pour une provoc marketing de plus. Dans le cas de Polymarket, ça tombe au pire moment, et ça ravive un débat bien plus large sur les limites de la publicité pour des produits qui ressemblent de plus en plus à des jeux d’argent.

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Author: Jesús Pina

{ "social": { "email": "", "facebook": "", "twitter": "", "linkedin": "" }, "ja-JP": "", "de-DE": "Jesús Pina verfolgt, was künstliche Intelligenz an der Software wirklich verändert, die wir täglich benutzen — und trennt dabei, was schon funktioniert, von dem, was bisher nur eine Ankündigung ist. Ihn interessiert die praktische Wirkung: welches Werkzeug echte Zeit spart, welches auf halbem Weg stehen bleibt und welches man sich vor der Installation zweimal ansehen sollte. Er arbeitet täglich mit KI-Modellen mitten im redaktionellen Prozess von Softonic und kennt deren Grenzen deshalb recht genau.", "en-US": "Jesús Pina follows what artificial intelligence is actually changing in the software people use every day, telling apart what already works from what is still only an announcement. What interests him is the practical effect: which tool saves real time, which one stops halfway and which one deserves a second look before you install it. He works daily with AI models inside Softonic's own editorial process, so he knows their limits fairly well.", "es-ES": "Jesús Pina sigue lo que la inteligencia artificial está cambiando de verdad en el software que usamos cada día, separando lo que ya funciona de lo que por ahora solo es un anuncio. Le interesa el efecto práctico: qué herramienta ahorra tiempo real, cuál se queda a medias y cuál conviene mirar dos veces antes de instalarla. Trabaja a diario con modelos de IA dentro del propio proceso editorial de Softonic, así que conoce bastante bien sus límites.", "fr-FR": "Jesús Pina suit ce que l'intelligence artificielle change réellement dans les logiciels du quotidien, en distinguant ce qui fonctionne déjà de ce qui n'est encore qu'une annonce. Ce qui l'intéresse, c'est l'effet pratique : quel outil fait gagner du temps, lequel s'arrête à mi-chemin et lequel mérite un second examen avant installation. Il travaille au quotidien avec des modèles d'IA au cœur du processus éditorial de Softonic, et connaît donc assez bien leurs limites.", "it-IT": "Jesús Pina segue ciò che l'intelligenza artificiale sta davvero cambiando nel software di ogni giorno, distinguendo quello che già funziona da quello che per ora è solo un annuncio. Gli interessa l'effetto pratico: quale strumento fa risparmiare tempo, quale si ferma a metà e quale conviene guardare due volte prima di installarlo. Lavora ogni giorno con modelli di IA dentro il processo editoriale di Softonic, e per questo ne conosce bene i limiti.", "nl-NL": "Jesús Pina volgt wat kunstmatige intelligentie echt verandert aan de software die we dagelijks gebruiken, en scheidt daarbij wat al werkt van wat nog slechts een aankondiging is. Wat hem interesseert is het praktische effect: welke tool echt tijd bespaart, welke halverwege blijft steken en welke je beter twee keer bekijkt voordat je hem installeert. Hij werkt dagelijks met AI-modellen binnen het redactieproces van Softonic en kent daardoor hun grenzen vrij goed.", "pl-PL": "Jesús Pina śledzi to, co sztuczna inteligencja rzeczywiście zmienia w programach używanych codziennie, oddzielając rozwiązania, które już działają, od tych, które są na razie tylko zapowiedzią. Interesuje go efekt praktyczny: które narzędzie naprawdę oszczędza czas, które zatrzymuje się w połowie drogi, a które warto sprawdzić dwa razy przed instalacją. Codziennie pracuje z modelami AI wewnątrz procesu redakcyjnego Softonica, więc dobrze zna ich ograniczenia.", "pt-BR": "Jesús Pina acompanha o que a inteligência artificial está realmente mudando nos programas que usamos todos os dias, separando o que já funciona do que ainda é apenas anúncio. O que lhe interessa é o efeito prático: qual ferramenta economiza tempo de verdade, qual para no meio do caminho e qual merece uma segunda olhada antes de instalar. Trabalha diariamente com modelos de IA dentro do próprio processo editorial da Softonic, e por isso conhece bem seus limites." }