Au moment où l’on écrit ces lignes, Sony travaillerait sur une console portable PlayStation dotée d’un APU AMD semi-custom en RDNA 5. L’information circule autour de Digital Foundry et a été ensuite détaillée par le leaker Kepler_L2. Si tout cela se vérifie, cette future machine portable PlayStation pourrait bien se retrouver sans vraie rivale dans sa catégorie sur le prochain marché des consoles nomades.
Le plus curieux, c’est que cet avantage ne viendrait pas d’une exclusivité officielle, du moins d’après les éléments attribués à Kepler_L2. L’idée avancée est plus terre à terre : AMD demanderait désormais des volumes de commande assez importants pour rentabiliser ce genre de puce, et très peu d’acteurs du jeu vidéo portable auraient les épaules pour suivre, Sony mis à part, toujours selon ces mêmes informations.
La rumeur a commencé à prendre du poids après plusieurs commentaires liés à Digital Foundry, avant d’être précisée par des informations attribuées à Kepler_L2.
D’après ce qui circule, Microsoft devrait s’engager sur environ 10 millions de puces pour que le développement d’un processeur semi-custom destiné à une éventuelle portable Xbox ait du sens. Vu sous cet angle, Sony apparaît comme le candidat le plus crédible pour absorber un projet pareil, grâce à sa base installée, à un écosystème déjà en place et à sa longue histoire avec AMD sur le terrain des consoles.
Au bout du compte, si ce scénario est le bon, la future console portable PlayStation pourrait se retrouver seule avec une véritable solution RDNA 5 pensée pour elle, sans qu’il y ait pour autant d’exclusivité contractuelle.
Et si ça se confirme, les autres devront peut-être composer avec du RDNA 4 ou avec des composants plus standards. Une hypothétique console portable Xbox, que certains imaginent arriver d’ici la fin 2027, ou encore une future Steam Deck 2, seraient alors forcées de miser sur une architecture AMD plus ancienne ou sur des puces disponibles sur étagère.
Pour les joueurs, l’écart pourrait se sentir autant côté performances que sur l’efficacité énergétique. Sur une machine portable, ce n’est pas un détail.
Autre point à regarder de près : Project Amethyst, le nom qui revient lorsqu’on parle des futures technologies graphiques communes à Sony et AMD. Parmi les fonctions citées dans les fuites, on retrouve les Neural Arrays, les Radiance Cores et l’Universal Compression.
Sur le terrain, une console portable PlayStation pourrait y gagner sur plusieurs plans : une meilleure mise à l’échelle de l’image, un ray tracing plus efficace, une bande passante mieux utilisée et une consommation plus contenue. Sur le papier, pour une machine nomade, c’est une très bonne nouvelle.
Les fuites les plus insistantes évoquent un appareil connu sous le nom de code Canis, avec un APU AMD sur mesure, un CPU Zen 6 et un GPU RDNA 5. Certaines sources parlent d’un processeur 6 cœurs et de 16 Compute Units, avec en plus un mode docké censé faire grimper les performances une fois branché à un téléviseur.
Quelques estimations, très spéculatives, vont même jusqu’à imaginer des performances proches, voire supérieures, à celles d’une PS5 standard dans certains cas, surtout avec de l’upscaling et en mode docké. L’idée d’une compatibilité native avec les jeux PS4 et PS5 circule elle aussi.
Sony a déjà expliqué vouloir proposer des expériences « au-delà du salon » et mieux couvrir les usages de type « pick up and play ». Forcément, ça nourrit les attentes.
À l’heure actuelle, ni Sony ni AMD n’ont officialisé une PS6 portable, une exclusivité RDNA 5 sur console portable, ou encore les caractéristiques techniques avancées par les différentes fuites. Mieux vaut donc garder un peu de recul. Pour l’instant, on a un ensemble d’indices crédibles, mais on est encore loin d’une annonce en bonne et due forme. On suivra ça de près.